L'Arabie saoudite a attiré 2,5 millions de touristes sportifs au cours des quatre dernières années, selon le ministre al-Khateeb

Fernando Alonso participe pour Aston Martin au Grand Prix de Formule 1 d'Arabie saoudite 2024. (Shutterstock)
Fernando Alonso participe pour Aston Martin au Grand Prix de Formule 1 d'Arabie saoudite 2024. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 07 mars 2025

L'Arabie saoudite a attiré 2,5 millions de touristes sportifs au cours des quatre dernières années, selon le ministre al-Khateeb

  • L'Arabie saoudite a attiré près de 2,5 millions de touristes au cours des quatre dernières années, grâce à la multiplication de ses offres sportives
  • Dans un message publié sur LinkedIn, le ministre du Tourisme, Ahmed al-Khateeb, a affirmé que les 80 événements internationaux organisés en Arabie saoudite au cours de cette période ont joué un rôle clé dans la transformation de l'économie du Royaume

RIYAD : L'Arabie saoudite a attiré près de 2,5 millions de touristes au cours des quatre dernières années, grâce à la multiplication de ses offres sportives, selon un haut responsable gouvernemental.

Dans un message publié sur LinkedIn, le ministre du Tourisme, Ahmed al-Khateeb, a affirmé que les 80 événements internationaux organisés en Arabie saoudite au cours de cette période ont joué un rôle clé dans la transformation de l'économie du Royaume.

Selon le ministre, le Grand Prix d'Arabie saoudite, qui a débuté à Djeddah en 2021, a attiré à lui seul des spectateurs de 160 pays, créé 20 000 emplois et généré un impact économique de 900 millions de riyals saoudiens (240 millions de dollars).

L'Arabie saoudite exploite le potentiel du tourisme sportif pour accélérer la réalisation de ses objectifs Vision 2030, réduisant ainsi sa dépendance au pétrole tout en développant son secteur touristique. L'objectif est d'atteindre 150 millions de visiteurs annuels d'ici à la fin de la décennie.

"Pour l'Arabie saoudite, le tourisme sportif est un pilier de la transformation, profondément ancré dans sa Vision 2030", a déclaré M. al-Khateeb.

Le ministre a souligné le rôle central du Royaume dans cette industrie mondiale, qui représente aujourd'hui 10% des dépenses touristiques dans le monde et devrait croître de 17,5% d'ici à 2030.

Parmi les principaux événements internationaux organisés en Arabie saoudite figurent le WWE Super Showdown, le championnat saoudien de Pro-Golf, la Bataille des Champions et la Formule E. L'Arabie saoudite a également accueilli l'E-Prix, le Super Globe de la Fédération internationale de handball et la Rencontre internationale saoudienne pour le sport des handicapés.

En novembre, l'Arabie saoudite a accueilli la vente aux enchères 2025 de l'Indian Premier League, un événement majeur du cricket auquel participent 10 clubs professionnels.

M. al-Khateeb a qualifié l'organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2034 de "prochaine étape naturelle" dans le processus de transformation en cours de l'Arabie saoudite.

« En tant que premier pays à accueillir une Coupe du Monde de la FIFA avec 48 équipes, l'Arabie saoudite rassemblera plus de supporters du monde entier que jamais auparavant, créant ainsi un événement mondial sans précédent », a-t-il déclaré. « Avec 60 % de la population mondiale à moins de huit heures de vol, l'Arabie saoudite est idéalement située pour organiser l'un des tournois les plus accessibles et connectés de l'histoire », a-t-il ajouté. 

Le ministre a indiqué que le Royaume investissait dans 15 nouveaux stades conçus pour répondre aux besoins d'infrastructure à long terme et accueillir un afflux croissant de supporters internationaux.

M. al-Khateeb a déclaré que la collaboration entre le ministère du Tourisme et le ministère des Sports de l'Arabie saoudite transforme les événements sportifs en plateformes de narration, d'expression et de fierté nationale.

Il a également souligné que la durabilité est au cœur de la stratégie du Royaume en matière de tourisme sportif, avec des principes écologiques intégrés de manière centrale dans cette approche.

"Dans le cadre de l'Initiative verte saoudienne, le Royaume s'est engagé à produire 50% de son électricité à partir d'énergies renouvelables d'ici à 2030 et à parvenir à une consommation nette nulle d'ici à 2060", a affirmé le ministre. "L'Arabie saoudite s'est donc assurée, et a prouvé, que non seulement la durabilité et le progrès vont de pair, mais que les pratiques durables restent au cœur de nos infrastructures sportives," s’est-il félicité. 

Le ministre a déclaré que l'Arabie saoudite investit massivement dans la jeunesse et les sports de base afin de renforcer le secteur.

Plus de 20 000 joueurs font partie de la Ligue des écoles, soutenue par 18 centres régionaux d'entraînement des jeunes à travers le Royaume.

Le sport féminin est également en plein essor, avec une augmentation de 149% de la participation depuis 2015, ce qui souligne l'engagement du Royaume en faveur d'un environnement sportif diversifié.

M. al-Khateeb a confirmé que l'Arabie saoudite s’efforce d’attirer 150 millions de touristes internationaux par an, avec des vols directs depuis 250 destinations, renforçant ainsi sa position de plaque tournante mondiale du tourisme sportif.

"Le chemin à parcourir constitue une opportunité sans précédent - pour les joueurs, les supporters et les nations qui exploitent le pouvoir du sport en tant que moteur de transformation. En poursuivant ce voyage visionnaire, l'Arabie saoudite ne se prépare pas seulement à accueillir le monde, elle façonne l'avenir du tourisme sportif au-delà du jeu", a-t-il conclu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.