La Biennale des Arts Islamiques de Djeddah célèbre le Ramadan avec les Nuits de la Biennale

Du 6 au 15 mars, le marché du Ramadan accueille les visiteurs tous les jours de 20h à 2h du matin, offrant un mélange vibrant d'activités et d'attractions (SPA)
Du 6 au 15 mars, le marché du Ramadan accueille les visiteurs tous les jours de 20h à 2h du matin, offrant un mélange vibrant d'activités et d'attractions (SPA)
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Publié le Samedi 15 mars 2025

La Biennale des Arts Islamiques de Djeddah célèbre le Ramadan avec les Nuits de la Biennale

  • Organisé au terminal occidental du Hajj à l'aéroport international du roi Abdulaziz, l'événement offre aux visiteurs une expérience culturelle et spirituelle

DJEDDAH : La Fondation de la Biennale de Diriyah a dévoilé les Nuits de la Biennale, un programme spécial Ramadan à la Biennale des Arts Islamiques de Djeddah.

Organisé au terminal Hajj occidental de l'aéroport international du roi Abdulaziz, l'événement se poursuivra jusqu'au 25 mai, offrant aux visiteurs une expérience culturelle et spirituelle qui célèbre le mois sacré tout en mettant en valeur le riche patrimoine islamique de l'Arabie saoudite.

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Sous la chaude lueur des nuits de Ramadan, les visiteurs de la Biennale des Arts Islamiques de Djeddah se rassemblent pour célébrer la foi, l'art et la tradition (Photo fournie).

Pendant le ramadan, les visiteurs peuvent participer à des ateliers de calligraphie arabe et d'artisanat traditionnel, ainsi qu'à des expériences interactives explorant les expressions artistiques associées au mois sacré.

Ahmed Ramadan a partagé son expérience à Arab News : "C'était la première fois que je visitais la Biennale des Arts Islamiques, mais j'avais prévu d'y aller depuis un certain temps. Lorsqu'ils ont annoncé les événements du ramadan, j'ai été encore plus enthousiaste. Je pense qu'il existe un lien étroit entre les activités du Ramadan et les arts islamiques. Je suis venu avec un groupe d'amis et nous avons trouvé de nombreuses activités qui convenaient aux jeunes".

EN BREF

- Les visiteurs peuvent découvrir un éventail de cuisines internationales, se laisser tenter par des spécialités comme les dattes, le miel et les chocolats, et savourer des boissons traditionnelles comme le karak et le café arabe.

- Le marché propose également de l'art du henné, des séances de contes pour les enfants et des chariots de jeux, créant ainsi une atmosphère attrayante pour les familles.

"Nous avons joué à des jeux de groupe, dégusté des plats variés, notamment des plats saoudiens traditionnels et des friandises du Ramadan populaires dans la région occidentale. Honnêtement, ce fut une expérience merveilleuse", a-t-il ajouté. 

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La Biennale des Arts Islamiques est une plateforme mondiale de dialogue et d'exploration des arts islamiques (Photo fournie).

"Le moment choisi, au milieu du Ramadan, était idéal, après les premiers jours du mois, qui sont généralement remplis de réunions de famille et d'invitations. C'était une excellente occasion pour mes amis et moi de nous réunir dans un endroit aussi unique", a-t-il confié à Arab News. 

Du 6 au 15 mars, le marché du Ramadan accueille les visiteurs tous les jours de 20h à 2h du matin, offrant un mélange vibrant d'activités et d'attractions.

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Sous la chaude lueur des nuits de Ramadan, les visiteurs de la Biennale des Arts Islamiques de Djeddah se rassemblent pour célébrer la foi, l'art et la tradition (Photo fournie).

Les visiteurs peuvent découvrir un éventail de cuisines internationales, se laisser tenter par des spécialités comme les dattes, le miel et les chocolats, et déguster des boissons traditionnelles comme le karak et le café arabe.

Le marché propose également de l'art du henné, des séances de contes pour les enfants et des chariots de jeux, créant ainsi une atmosphère attrayante pour les familles.

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Sous la chaude lueur des nuits de Ramadan, les visiteurs de la Biennale des Arts Islamiques de Djeddah se rassemblent pour célébrer la foi, l'art et la tradition (Photo fournie).

Pour ajouter à l'esprit festif, des concerts et des spectacles culturels sont organisés, tandis que les visiteurs peuvent trouver des cadeaux uniques sur le thème du Ramadan dans la boutique de design de la biennale.

Pour beaucoup, le marché du ramadan a été une expérience mémorable.

"Le site propose une gamme variée d'activités spécialement conçues pour le mois sacré du Ramadan. Ce qui a rendu ces activités spéciales, c'est qu'elles s'alignent parfaitement sur l'esprit du mois, couvrant diverses disciplines et formats - certains sont des ateliers, d'autres des espaces de divertissement et d'autres encore de la nourriture", a précisé Walaa Ali, une visiteuse de Djeddah.

« J'ai trouvé que c'était l'endroit idéal à visiter avec ma famille. Le lieu propose une variété d'activités adaptées à tous les membres de la famille, et ce qui le rend encore plus spécial, c'est le thème islamique spirituel qui s'harmonise parfaitement avec le lieu et l'essence de ce mois sacré. C'est pourquoi visiter cet endroit a été un excellent choix pour nous », a déclaré Rowa Haddad, une visiteuse de La Mecque.

En partenariat avec la Fondation du festival du film de la mer Rouge, la biennale présente également une sélection de films sur les thèmes de la résilience, de la foi et de l'identité dans le monde islamique.

Ces expériences offrent aux visiteurs un moyen significatif de s'engager dans l'art, la culture et le patrimoine, mêlant l'esthétique islamique traditionnelle à l'expression artistique contemporaine.

Le Marché du Ramadan propose des options d'iftar et de suhur, y compris des menus d'iftar élaborés pour des réunions sur réservation, avec des plats inspirés des cuisines saoudienne et moyen-orientale.

La Biennale des Arts Islamiques sert de plateforme mondiale pour le dialogue et l'exploration des arts islamiques. Elle se tient au terminal occidental du Hajj à Djeddah, un site architectural primé qui sert depuis longtemps de porte d'entrée aux pèlerins se rendant à La Mecque et à Médine.

La première biennale a accueilli plus de 600 000 visiteurs, et la deuxième s'appuie sur ce succès avec un programme encore plus riche.

Les événements du Ramadan sont ouverts à tous les visiteurs de la biennale. L'inscription est possible sur le site officiel : biennale.org.sa.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.