L’expulsion de Palestiniens décriée par l’ONU et des humanitaires israéliens

Ramsden insiste que si ces projets sont illégaux en vertu du droit international, ils ne le sont certainement pas dans les «étroites coulisses» des tribunaux israéliens (Photo, AFP).
Ramsden insiste que si ces projets sont illégaux en vertu du droit international, ils ne le sont certainement pas dans les «étroites coulisses» des tribunaux israéliens (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 12 janvier 2021

L’expulsion de Palestiniens décriée par l’ONU et des humanitaires israéliens

  • «Ces expulsions ne sont qu’une nouvelle illustration de la politique israélienne qui veut réduire le nombre des palestiniens à Jérusalem-Est en «judaïsant» la ville»
  • Lynk affirme que des organisations telles que Nahalat Shimon et Ateret Cohanim «font office de de sociétés de propriété foncière et d’associations de colons simultanément»

LONDRES: Un groupe israélien de défense des droits de l’homme et un expert des Nations Unies ont condamné l’expulsion imminente de 16 familles palestiniennes de Jérusalem-Est par les autorités israéliennes.

Les tribunaux israéliens ont maintenu au fil des derniers mois des ordonnances d'expulsion qui forcent seize familles palestiniennes à quitter leurs demeures. Les maisons se situent dans les quartiers de Sheikh Jarrah et Silwan à Jérusalem-Est, illégalement annexées en 1980 par Israël.

Linda Ramsden, directrice du Comité israélien contre la démolition de logements, qualifie la politique d'expulsions et de démolitions «d'immorale et illégale».

Elle a déclaré à Arab News: «Ces expulsions ne sont qu’une nouvelle illustration de la politique israélienne qui veut réduire le nombre des palestiniens à Jérusalem-Est en «judaïsant» la ville.  C’est d’ailleurs le terme utilisé par les universitaires et les politiciens israéliens. Cet acte s’ajoute aux expulsions précédentes, ainsi qu’à la montée en puissance, clairement inéluctable, des colonies illégales en Cisjordanie, et qui oblige les Palestiniens à faire place aux colons juifs».

Ramsden insiste que si ces projets sont illégaux en vertu du droit international, ils ne le sont certainement pas dans les «étroites coulisses» des tribunaux israéliens.

«Le droit international n’y peut rien. C’est à nous, membres de la société civile, que revient la responsabilité d’élever la voix pour faire pression sur nos gouvernements, afin qu’ils mettent fin à cette politique illégale et amorale», a-t-elle ajouté.

Michael Lynk, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien, occupé depuis 1967, estime que l’application de ces expulsions viole la quatrième Convention de Genève. «Ces expulsions sont extrêmement inquiétantes. Elles s’inscrivent dans le plan qui consiste à forcer les familles palestiniennes de Jérusalem hors de leurs maisons, pour laisser la voie à davantage de colonies israéliennes illégales», a-t-il ajouté.

«Bien que les ordres d'expulsion ne soient pas aléatoires, ils concernent pour la plupart une zone de Jérusalem-Est communément appelée bassin historique», a-t-il déclaré. «Ils semblent jeter les fondations à de nouvelles colonies israéliennes illégales dans la région, et à couper Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie.»

Selon l'ONU, 877 résidents, dont 391 enfants, risquent d'être expulsés actuellement à la suite de demandes qui émanent d’organisations de colons.

Des centaines de familles ont déjà été expulsées de leurs maisons dans la ville.

Lynk affirme que des organisations telles que Nahalat Shimon et Ateret Cohanim «font office de de sociétés de propriété foncière et d’associations de colons simultanément». Elles se tournent vers les tribunaux pour expulser les familles palestiniennes, a-t-il ajouté, avec pour objectif de créer une majorité juive à Jérusalem-Est, et à partir de là «et imposer un statut quo démographique sur le terrain qui confirme l'annexion israélienne illégale de cette partie de la ville».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.