L'Arabie saoudite et le Royaume-Uni créent une assemblée sur les infrastructures durables

Le ministre saoudien de l'investissement, Khalid Al-Falih, a déclaré que l'expertise mondiale de premier plan et l'approche innovante de la City de Londres correspondaient aux ambitions saoudiennes, ajoutant que le partenariat du Royaume avec le Royaume-Uni s'étend sur plusieurs décennies. (Instagram)
Le ministre saoudien de l'investissement, Khalid Al-Falih, a déclaré que l'expertise mondiale de premier plan et l'approche innovante de la City de Londres correspondaient aux ambitions saoudiennes, ajoutant que le partenariat du Royaume avec le Royaume-Uni s'étend sur plusieurs décennies. (Instagram)
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Publié le Lundi 14 avril 2025

L'Arabie saoudite et le Royaume-Uni créent une assemblée sur les infrastructures durables

  • Ce partenariat soutiendra les initiatives de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite.
  • « Londres est un partenaire naturel pour réaliser notre vision commune », déclare le ministre saoudien de l'investissement.

LONDRES : L'Arabie saoudite et le Royaume-Uni ont dévoilé dimanche un nouveau partenariat stratégique visant à renforcer la collaboration entre les entreprises britanniques des services financiers et professionnels d'une part, et les promoteurs d'infrastructures durables du Royaume d'autre part.

L'accord a été annoncé par le ministère saoudien de l'investissement, le ministère britannique des Affaires et du Commerce ainsi que la City of London Corp.

L'élément central de l'accord est la création de l'assemblée britannico- saoudienne sur les infrastructures durables, une plateforme qui réunira des entreprises, des décideurs politiques et des experts des deux pays afin de façonner l'avenir des investissements dans ce secteur.

Dans un premier temps, l'assemblée se concentrera sur des projets tels que la nouvelle Electric Vehicle Infrastructure Co, dirigée par le Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite, et le projet Prince Faisal Bin Fahad Sustainable Sports City, mené par le Centre national pour la privatisation du Royaume. 

Lancée le mois prochain à Riyad, l'assemblée se réunira également à Londres en juin sous la bannière de la campagne « Great Futures » du gouvernement britannique, qui met en avant la coopération dans les domaines du commerce, de l'investissement, du tourisme, de l'éducation et de la culture. Une dernière réunion aura lieu à l'occasion de la Future Investment Initiative, à Riyad, à l'automne.

Parmi les membres saoudiens de l'assemblée figurent Fahad Al-Hashem, assistant adjoint pour les secteurs de services au ministère de l'investissement, ainsi que Hatim Alghamdi, Hisham Sumayli et Faisal Abdeen du ministère de l'économie et de la planification.

Sultan Al-Khalil, directeur général du financement alternatif au Centre national de gestion de la dette, et Salman Badr, vice-président du conseil en infrastructure au Centre national de privatisation, participeront également à l'assemblée. 

La délégation britannique est composée du directeur général de UK Export Finance, Tim Reid, et du délégué commercial adjoint pour le Moyen-Orient et la péninsule arabique, Peter Ashby.

Alors que l'Arabie saoudite cherche à développer des infrastructures d'une valeur de 1 000 milliards de dollars dans le cadre de sa Vision 2030, l'assemblée devrait contribuer à renforcer les liens commerciaux entre les deux pays.

Le ministre saoudien de l'investissement, Khalid Al-Falih, a déclaré : « L'Arabie saoudite mène l'une des transformations d'infrastructure les plus ambitieuses au monde, avec environ 1 000 milliards de dollars engagés dans des projets qui non seulement remodèlent nos villes, mais établissent également de nouvelles références mondiales en matière de durabilité.

« Grâce à la Vision 2030, nous intégrons des technologies de pointe, des financements verts et une expertise de classe mondiale afin de garantir que nos infrastructures apportent une valeur économique, sociale et environnementale à long terme. 

« L'expertise mondiale de premier plan et l'approche innovante de la City de Londres en matière de financement durable, de gouvernance des infrastructures et de partenariats public-privé complètent nos propres ambitions.

« Notre partenariat de longue date avec le Royaume-Uni s'étend sur plusieurs décennies, ce qui fait de la City de Londres un partenaire naturel pour réaliser notre vision commune d'un avenir plus durable et plus prospère », a-t-il déclaré.

La ministre britannique de l'investissement, Poppy Gustafsson, a déclaré que le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite partageaient un engagement profond en faveur d'une croissance économique durable et de l'attraction d'investissements mondiaux dans des projets d'infrastructure transformationnels. 

Cette collaboration majeure entre le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite illustre notre campagne « Great Futures », qui encourage les partenariats favorisant le développement durable et la prospérité. Le Royaume-Uni est un partenaire de confiance dans le cadre de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite.

Alastair King, le maire de Londres, a exprimé le même sentiment.

« Ce nouveau partenariat offre des opportunités passionnantes pour les deux pays », a-t-il déclaré.

« L'expertise du Royaume-Uni en matière de finance durable est recherchée dans le monde entier. Nous sommes des leaders mondiaux grâce à notre réputation en matière d'innovation, d'accès au capital et de pôles d'expertise de premier plan.

« Cette assemblée permettra d'identifier de nouvelles opportunités de croissance pour les infrastructures saoudiennes et d'encourager les entreprises britanniques à s'engager plus facilement sur le marché florissant de l'Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.