L'Arabie saoudite se félicite qu'Oman accueille les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à gauche) rencontre le ministre des Affaires étrangères d'Oman Sayyid Badr al-Busaidi à Mascate le 12 avril 2025. (Photo de l'Iran diffusée par l'AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à gauche) rencontre le ministre des Affaires étrangères d'Oman Sayyid Badr al-Busaidi à Mascate le 12 avril 2025. (Photo de l'Iran diffusée par l'AFP)
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Publié le Lundi 14 avril 2025

L'Arabie saoudite se félicite qu'Oman accueille les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis

  • Le Royaume déclare privilégier le dialogue comme moyen de régler tous les différends régionaux et internationaux.
  • Les délégations américaine et iranienne se sont rencontrées pour la première fois à Mascate, dans le sultanat d'Oman, afin de définir le format de leurs discussions.

RIYAD : l'Arabie saoudite s'est félicitée qu'Oman ait accueilli les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis au sujet du programme nucléaire de Téhéran, a déclaré le ministère des Affaires étrangères, ajoutant que le Royaume préférait le dialogue comme moyen de mettre fin à tous les différends régionaux et internationaux. 

Dans un communiqué publié par l'agence de presse saoudienne, le ministère a déclaré que l'Arabie saoudite espérait que ces pourparlers « conduiraient à une action commune pour renforcer la sécurité, la stabilité et la paix dans la région et dans le monde ».

Le 12 avril, les négociateurs américains et iraniens se sont rencontrés pour la première fois à Mascate, la capitale d'Oman, alors que les adversaires de longue date tentent de trouver un nouvel accord nucléaire pour remplacer celui de 2015, qui a échoué. 

L'accord de 2015, ou plan d'action global conjoint (JCPOA), est un accord à long terme que l'Iran a conclu avec les puissances mondiales connues sous le nom de P5+1 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie et Allemagne).

En vertu de cet accord, l'Iran s'est engagé à limiter ses activités nucléaires et à autoriser les inspecteurs internationaux à visiter ses sites nucléaires. En contrepartie, les puissances mondiales, notamment les États-Unis, devaient lever les sanctions économiques imposées à l'Iran.

Donald Trump a toutefois retiré les États-Unis de l'accord au cours de son premier mandat en 2018, face aux objections d'autres puissances régionales qui estimaient que l'accord n'avait pas le mordant nécessaire pour limiter les activités nucléaires de l'Iran et ne faisait que donner à Téhéran le pouvoir de continuer à s'ingérer dans les affaires de ses voisins.

Au cours de son second mandat présidentiel, M. Trump a invité les dirigeants iraniens à la table des négociations afin d'éviter une action militaire.

Lors de la réunion initiale de samedi à Mascate, le ministre des affaires étrangères d'Oman, Badr Albusaidi, a joué le rôle d'intermédiaire, faisant la navette d'une salle à l'autre où les délégations américaine et iranienne étaient affectées, alors que les adversaires de longue date tentaient de jeter les bases de leurs pourparlers nucléaires aux enjeux considérables.

Le conseiller du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, Ali Shamkhani, a déclaré que l'Iran était « à la recherche d'un accord réel et équitable ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.