Londres: Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères appele à une action unifiée pour résoudre la crise du Soudan

M. Al-Khereiji représentait l'Arabie saoudite à la conférence, au nom du ministre des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (SPA)
M. Al-Khereiji représentait l'Arabie saoudite à la conférence, au nom du ministre des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (SPA)
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Publié le Mercredi 16 avril 2025

Londres: Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères appele à une action unifiée pour résoudre la crise du Soudan

  • M. Al-Khereiji a déclaré que la crise dépassait les frontières du Soudan et constituait une menace sérieuse pour la stabilité régionale ainsi que pour la sécurité nationale arabe et africaine.
  • Il a souligné l'importance de mettre un terme au soutien extérieur apporté aux parties en conflit afin de créer les conditions d'un cessez-le-feu durable.

LONDRES : Mardi, lors de la Conférence de Londres sur le Soudan, le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed bin Abdulkarim Al-Khereiji, a appelé à un renforcement des efforts internationaux pour mettre fin au conflit au Soudan.

M. Al-Khereiji a déclaré que la crise dépassait les frontières du Soudan et constituait une menace sérieuse pour la stabilité régionale et la sécurité nationale arabe et africaine, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

« Notre responsabilité collective nous impose de soutenir le processus de dialogue, de œuvrer en faveur d'un cessez-le-feu, de fournir une aide humanitaire urgente et de préserver l'unité, les institutions et l'intégrité territoriale du Soudan », a-t-il déclaré.

Il représentait l'Arabie saoudite à la conférence au nom du ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. 

Il a souligné les efforts diplomatiques soutenus du Royaume pour résoudre la crise, notamment en accueillant les premier et deuxième pourparlers. Ces négociations ont abouti à la déclaration de Jeddah sur la protection des civils, un accord de cessez-le-feu à court terme contenant des dispositions humanitaires cruciales.

Le deuxième cycle a également débouché sur la création d'une plate-forme de coordination humanitaire sous l'égide de l'OCHA, l'adoption de quatre mesures de confiance et une proposition de formule de résolution des questions relatives aux bases militaires.

Dans son discours, M. Al-Khereiji a souligné l'importance de mettre fin à tout soutien extérieur aux parties en conflit afin de créer les conditions d'un cessez-le-feu durable et d'une solution politique globale. Il a ajouté que la neutralisation de l'ingérence étrangère faciliterait les opérations humanitaires, en particulier l'ouverture de corridors sûrs et l'acheminement de l'aide.

Il a mis en garde contre la formation d'un gouvernement parallèle ou d'une entité politique alternative, qualifiant ces tentatives d'illégitimes et de préjudiciables pour l'unité et la souveraineté du Soudan.

« Ces actions sapent le processus politique et aggravent les divisions nationales », a-t-il déclaré.

Le vice-ministre des Affaires étrangères a réitéré la conviction du Royaume que la solution à la guerre devait être menée par le Soudan, reposer sur le respect de la souveraineté et de l'unité du pays, ainsi que sur la préservation de ses institutions étatiques. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".

 


Le Liban exige le retrait d'Israël de deux «zones pilotes» pour participer à des négociations à Rome 

  • Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies
  • Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah

BEYROUTH: Le Liban exige qu'Israël se retire de deux "zones pilotes" dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l'AFP une source diplomatique au courant des négociations.

L'Italie et Israël ont annoncé que ces négociations se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n'ont pas confirmé leur participation dans l'immédiat.

Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.

Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

"Le Liban pose comme condition le retrait d'Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations", a affirmé la source diplomatique ayant requis l'anonymat.

Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d'être désarmé.

La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

Discussions "cruciales" 

Selon la source diplomatique, le département d'Etat américain a informé les deux délégations qu'il ne pouvait pas accueillir les négociations "de façon permanente", d'où le choix de Rome.

Elle a expliqué que des discussions "cruciales" étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait "pas possible" à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.

La source diplomatique a ajouté qu'Israël avait rapidement accepté la tenue des négociations à Rome, dans l'idée de "réduire la pression exercée directement" sur la partie israélienne pendant les précédentes discussions par le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

La partie libanaise a cependant reçu la garantie de Washington qu'il maintiendrait le "même niveau d'engagement et la même ligne de conduite dans la gestion des pourparlers" de Rome, selon cette source diplomatique.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix km de sa frontière.

L'armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes meurtrières, malgré une trêve entrée en vigueur le 21 juin, à la suite de la signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'Iran a exigé que le cessez-le-feu au Liban soit inclus dans cet accord, mais Beyrouth "veut négocier par lui-même" et rejette toute ingérence, a souligné la source diplomatique.

Les négociations à Rome seront suivies par une visite courant juillet du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, à l'invitation de son homologue américain.

M. Aoun a estimé mercredi que cette invitation traduisait "le soutien des Etats-Unis à un processus visant à trouver une solution durable à la série de guerres et d'agressions israéliennes contre notre pays".


L'Iran fait état d'un appel entre son chef de la diplomatie et le Premier ministre qatari

Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est entretenu mercredi avec le Premier ministre du Qatar, selon la diplomatie iranienne, sur fond de cessez-le-feu fragilisé par de nouvelles frappes entre la République islamique et les Etats-Unis. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est entretenu mercredi avec le Premier ministre du Qatar, selon la diplomatie iranienne, sur fond de cessez-le-feu fragilisé par de nouvelles frappes entre la République islamique et les Etats-Unis. (AFP)
  • Lors de cette conversation téléphonique, Abbas Araghchi et Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani ont "souligné l'importance de l'utilisation des capacités diplomatiques (...) et ont insisté sur la nécessité de maintenir les contacts"
  • Le Qatar avait accusé mardi l'Iran d'avoir ciblé un de ses méthaniers au large des côtes d'Oman et convoqué le chargé d'affaires à Doha

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est entretenu mercredi avec le Premier ministre du Qatar, selon la diplomatie iranienne, sur fond de cessez-le-feu fragilisé par de nouvelles frappes entre la République islamique et les Etats-Unis.

Lors de cette conversation téléphonique, Abbas Araghchi et Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani ont "souligné l'importance de l'utilisation des capacités diplomatiques (...) et ont insisté sur la nécessité de maintenir les contacts et la coordination afin d'éviter une escalade des tensions dans la région", a précisé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le Qatar avait accusé mardi l'Iran d'avoir ciblé un de ses méthaniers au large des côtes d'Oman et convoqué le chargé d'affaires à Doha.