Ce que nous savons de la dernière proposition israélienne de cessez-le-feu à Gaza

Des proches pleurent les corps de Palestiniens tués lors d'une frappe israélienne, à l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 13 avril 2025. (AFP)
Des proches pleurent les corps de Palestiniens tués lors d'une frappe israélienne, à l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 13 avril 2025. (AFP)
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Publié le Mercredi 16 avril 2025

Ce que nous savons de la dernière proposition israélienne de cessez-le-feu à Gaza

  • Un autre haut responsable du Hamas a déclaré lundi en fin de journée à l'AFP qu'Israël avait proposé un cessez-le-feu de 45 jours en échange de la libération de 10 otages vivants.
  • En contrepartie, Israël libérerait 1 231 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes et autoriserait l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien, qu'il bloque totalement depuis le 2 mars. 

GAZA, Territoires palestiniens : Près d'un mois après la reprise des attaques aériennes et terrestres d'Israël contre la bande de Gaza pour faire pression sur le Hamas afin qu'il libère les derniers otages dans le territoire, le groupe militant palestinien affirme avoir reçu une nouvelle proposition de cessez-le-feu de la part d'Israël. 

Un haut responsable du Hamas a déclaré à l'AFP que le groupe répondrait « très probablement » dans les 48 heures. 

La proposition a été remise à la délégation du groupe au Caire au cours du week-end par des responsables égyptiens, qui jouent le rôle de médiateurs dans les pourparlers sur le cessez-le-feu.

Un autre haut responsable du Hamas a déclaré lundi en fin de journée à l'AFP qu'Israël avait proposé un cessez-le-feu de 45 jours en échange de la libération de 10 otages vivants.

En contrepartie, Israël libérerait 1 231 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes et autoriserait l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien, qu'il bloque totalement depuis le 2 mars. 

Un précédent cessez-le-feu, instauré le 19 janvier, avait permis la libération de 33 otages en échange d'environ 1 800 prisonniers palestiniens, avant de s'effondrer deux mois plus tard. 

La dernière proposition stipule également que toute libération d'otage doit se faire en privé, contrairement aux précédentes libérations qui avaient donné lieu à des cérémonies publiques à Gaza et qui avaient suscité de nombreuses critiques en Israël.

Le responsable du Hamas a déclaré que la proposition israélienne prévoyait la libération de l'otage israélo-américain Edan Alexander le premier jour du cessez-le-feu, en guise de « geste de bonne volonté ». Edan Alexander est le seul otage encore en vie à posséder la nationalité américaine. 

Le deuxième jour, le Hamas échangerait cinq autres otages contre 66 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité dans les prisons israéliennes et 611 habitants de Gaza détenus depuis le début de la guerre actuelle. 

Le troisième jour, les pourparlers commenceront autour des scénarios du « jour d'après » pour la fin de la guerre, y compris le désarmement du Hamas et d'autres factions palestiniennes, en échange d'un cessez-le-feu permanent.

Le Hamas a insisté sur le fait que la conservation de ses armes constituait une ligne rouge.

Au cours de la deuxième semaine du cessez-le-feu, le Hamas libérerait quatre autres otages vivants en échange de 54 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité et de 500 autres détenus de Gaza.

La chaîne publique israélienne Kan 11 a déclaré que la proposition stipulait également que le Hamas devait libérer les corps de 16 otages au 20e jour du cessez-le-feu.

Les négociateurs du Hamas se sont rendus au Caire la semaine dernière où ils ont reçu la proposition, a déclaré mardi à l'AFP Suhail Al-Hindi, membre du bureau politique du groupe. 

Le responsable qui a parlé à l'AFP la veille a déclaré mardi que « le Hamas enverra très probablement sa réponse aux médiateurs dans les prochaines 48 heures, car le mouvement mène toujours des consultations approfondies ... au sein de son cadre de direction, ainsi qu'avec les factions de la résistance, afin de formuler une position unifiée ». 

Il a ajouté que les consultations se poursuivaient et que le Hamas était « désireux de mettre fin à l'agression et à la guerre », mais qu'il avait besoin de garanties de la part de l'Égypte, du Qatar et des médiateurs américains pour s'assurer qu'Israël respecterait sa part de l'accord. 

« Le Hamas n'a aucun problème avec le nombre de prisonniers et est prêt à les libérer tous en même temps ou par lots », a-t-il ajouté.

Israël est resté silencieux sur cette dernière proposition. 

Toutefois, le groupe de campagne Tikva Forum of Hostages' Families, qui représente un petit groupe de familles d'otages plaidant pour le maintien de la pression militaire, a déclaré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait confirmé que le pays cherchait effectivement à obtenir la libération de dix captifs vivants. 

Selon le groupe, M. Netanyahu s'est entretenu avec Ditza Or, la mère de l'otage Avinatan Or, lundi en fin de journée, et a confirmé que M. Alexander figurait parmi les personnes concernées par l'échange proposé. 

Elle a répondu en disant qu'« il y a une obligation morale de ramener tout le monde ensemble en une seule étape et dans un seul bus », a ajouté le groupe.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.