L'Iran et les États-Unis soufflent le chaud après de nouveaux entretiens à Rome

Dans cette photo tirée d'une séquence vidéo publiée par le ministère italien des Affaires étrangères le 19 avril 2025, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani (R) serre la main du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, au ministère italien des Affaires étrangères à Rome. (Photo by Handout / ITALIAN FOREIGN MINISTRY / AFP)
Dans cette photo tirée d'une séquence vidéo publiée par le ministère italien des Affaires étrangères le 19 avril 2025, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani (R) serre la main du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, au ministère italien des Affaires étrangères à Rome. (Photo by Handout / ITALIAN FOREIGN MINISTRY / AFP)
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Publié le Dimanche 20 avril 2025

L'Iran et les États-Unis soufflent le chaud après de nouveaux entretiens à Rome

  • « Nous avons réalisé beaucoup de progrès au cours de nos discussions directes et indirectes », a assuré un haut responsable américain non identifié dans une déclaration écrite.
  • « Les négociations avancent », a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à l'issue de cette deuxième série de pourparlers menés par le sultanat d'Oman. « C'était une bonne réunion », a-t-il ajouté.

ROME : Iraniens et Américains ont soufflé le chaud samedi après une nouvelle série de discussions à Rome sur le programme nucléaire de Téhéran, les deux parties ayant convenu de se revoir dans une semaine.

« Nous avons réalisé beaucoup de progrès au cours de nos discussions directes et indirectes », a assuré un haut responsable américain non identifié dans une déclaration écrite.

Il a confirmé que les deux parties se retrouveraient « la semaine prochaine ».

« Les négociations avancent », a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à l'issue de cette deuxième série de pourparlers menés par le sultanat d'Oman. « C'était une bonne réunion », a-t-il ajouté.

Les discussions de Rome ont eu lieu une semaine après les premiers échanges entre les deux pays à Oman. Ces derniers sont ennemis depuis la Révolution islamique de 1979.

« Nous nous retrouverons samedi prochain à Oman », a annoncé M. Araghchi à la télévision d'État iranienne, précisant que « des discussions techniques au niveau des experts débuteront mercredi ». 

Selon la diplomatie omanaise, Téhéran et Washington cherchent un accord « équitable, durable et contraignant », qui assurera « un Iran sans arme nucléaire et sans sanctions ».

« Les discussions prennent de l'élan, et l'improbable devient désormais possible », a souligné sur X le ministre des Affaires étrangères omanais, Badr Albusaidi.

Pilotées par M. Araghchi et par l'émissaire américain Steve Witkoff, les discussions de samedi ont duré quatre heures.

Selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, les deux délégations se sont installées « dans deux salles différentes » de la résidence de l'ambassadeur d'Oman à Rome, et le chef de la diplomatie du sultanat du Golfe a assuré la médiation.

La télévision iranienne et l'agence de presse Tasnim ont fait état d'une « atmosphère constructive ».

Téhéran insiste pour que les pourparlers se limitent au nucléaire et à la levée des sanctions, considérant comme une « ligne rouge » toute discussion concernant un démantèlement total de son programme nucléaire.

Aucun sujet autre que le nucléaire n'a été abordé samedi par les États-Unis, a affirmé M. Araghchi.

Certains médias spéculaient sur le fait que le programme balistique de l'Iran ou son soutien à des groupes armés hostiles à Israël, comme le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen, pourraient être abordés.

M. Araghchi a de nouveau mis en garde vendredi les États-Unis contre « des demandes déraisonnables », après les propos de M. Witkoff réclamant un démantèlement total du programme nucléaire iranien.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont pour leur part exclu toute discussion sur les capacités militaires et de défense, notamment le programme balistique qui inquiète la communauté internationale.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.