Les Journées franco-saoudiennes de l’aviation : une stratégie commune pour un secteur aéronautique résilient et durable

Journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day » (Photo Loai Elkelawy)
Journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day » (Photo Loai Elkelawy)
Journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day » (Photo Loai Elkelawy)
Journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day » (Photo Loai Elkelawy)
Journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day » (Photo Loai Elkelawy)
Journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day » (Photo Loai Elkelawy)
Journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day » (Photo Loai Elkelawy)
Journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day » (Photo Loai Elkelawy)
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Publié le Vendredi 16 mai 2025

Les Journées franco-saoudiennes de l’aviation : une stratégie commune pour un secteur aéronautique résilient et durable

  • Cet événement a permis de réunir d’importantes sociétés françaises, leaders du secteur aéronautique notamment IDEMIA Public Security, Lagadère Travel Retail, Air France Industries KLM Engineering and Maintenance et Dedienne Aerospace.
  • Ces entreprises ont mis l'accent sur l'importance d'établir et de renforcer des partenariats entre la France et l'Arabie saoudite.

RIYAD : Business France, l'agence de soutien aux initiatives de développement économique, a organisé les 13 et 14 mai les journées franco-saoudiennes de l’aviation, ou le « French Saudi Aviation Day », au Crown Plaza Digital City à Riyad.

Phillipe Regis, premier conseiller à l'ambassade de France en Arabie saoudite, a déclaré lors de son intervention : « Nous sommes fiers de voir une telle plateforme où les acteurs français et saoudiens partagent les mêmes intérêts et se réunissent pour construire de nouvelles coopérations. Nous pouvons façonner l'avenir de l'aviation pour la rendre plus intelligente, plus verte et plus sûre.

Nous sommes stupéfaits par l'ampleur des projets en cours en Arabie saoudite et cette dynamique n'est pas le fruit du hasard. Elle reflète l'ambition croissante de l'Arabie saoudite et du monde arabe. La France se tient prête à jouer un rôle de partenaire fiable à long terme. »

Rachid Boulaouine, directeur de Business France en Arabie saoudite, a quant à lui déclaré : « La France et l'Arabie saoudite ont une longue et fière histoire de coopération. Près d'un siècle s'est écoulé depuis que la France a nommé un premier consul dans le royaume en 1926.

Depuis lors, nos relations n'ont cessé de se développer, fondées sur le respect mutuel, des ambitions partagées et un engagement en faveur du progrès. Aujourd'hui, nous sommes rejoints par les acteurs et les dirigeants des deux nations, à l'origine de l'âge d'or de l'aviation en Arabie saoudite. Ce forum est l'occasion de réfléchir aux récentes réalisations qui façonnent l'avenir de ce secteur. »

Cet événement a permis de réunir d’importantes sociétés françaises, leaders du secteur aéronautique notamment IDEMIA Public Security, Lagadère Travel Retail, Air France Industries KLM Engineering and Maintenance et Dedienne Aerospace.

IDEMIA est un leader mondial dans le domaine de l'identité et de la sécurité numérique. La division Public Security d'IDEMIA se concentre spécifiquement sur les solutions de sécurité publique, notamment la biométrie et l'électronique de sécurité. Elle propose des technologies avancées pour la gestion de l'identité, la surveillance et la sécurité des infrastructures critiques.

Lagardère Travel Retail est l'un des principaux opérateurs mondiaux dans le secteur du Travel Retail. La société gère un réseau de plus de 4 900 points de vente dans des zones de transit telles que les aéroports et les gares.

AFI KLM E&M fournit des services de maintenance et de réparation (MRO) pour répondre aux besoins de ses clients, qu'il s'agisse de préserver la sécurité aérienne, de gérer efficacement l'exploitation des aéronefs ou de minimiser les coûts.  Son expérience lui permet de déployer une politique de maintenance optimisée, combinée à une excellence technique qui lui permet d'offrir un service de qualité à ses clients.

Depuis plus de 50 ans, Dedienne Aerospace est un leader mondial de l'outillage de maintenance aérospatiale, au service des marchés civils et militaires. Licencié officiel des principaux OEM (Original Equipment Manufacturer), l'entreprise possède une expertise étendue en conception, fabrication et assistance. Elle est ainsi en mesure de fournir les bons outils au bon moment aux compagnies aériennes, aux MRO et aux OEM du monde entier.

Ces sociétés jouent un rôle clé dans leurs secteurs respectifs en proposant des solutions innovantes et en contribuant à l'essor du secteur de l'aviation. Ces entreprises ont mis l'accent sur l'importance d'établir et de renforcer des partenariats entre la France et l'Arabie saoudite, soulignant leur engagement à partager des technologies et des compétences pour favoriser la croissance du secteur de l'aviation civile. Les partenariats sont envisagés comme un moyen clé pour atteindre des objectifs de développement communs, notamment en matière de durabilité et d'efficacité.

Les entreprises et entités saoudiennes présentes à cet événement, telles que Matarat Holding, Riyad Airports (RAC), Jeddah Airports Company (JEDCO), SAMI, Saudi Airlines, Red Sea International Airport et King Salman International Airport, ont quant à elles mis en lumière les développements et les résultats obtenus dans le secteur de l'aviation, ainsi que les mégaprojets en cours. Elles ont également exprimé leurs besoins et leurs attentes dans le cadre des objectifs de la Vision 2030 du Royaume.

Les sociétés françaises et saoudiennes présentes lors de ces Journées franco-saoudiennes de l'aviation ont pu échanger des idées et présenter leurs réalisations. Ce forum a permis de mettre en avant les projets spécifiques de chaque entreprise, tout en soulignant les secteurs clés dans lesquels elles œuvrent, notamment la maintenance aéroportuaire.

Les dirigeants de ces sociétés ont discuté des besoins et des projets d'amélioration des services de maintenance, en lien avec les objectifs de la Vision 2030 du Royaume d'Arabie saoudite. Un accent particulier a été mis sur le développement de solutions respectueuses de l'environnement, promouvant ainsi des pratiques durables dans le secteur aéronautique.

Ces entreprises ont mis l'accent sur l'importance d'établir et de renforcer des partenariats entre la France et l'Arabie saoudite, soulignant leur engagement à partager des technologies et des compétences pour favoriser la croissance du secteur de l'aviation civile. Les partenariats sont envisagés comme un moyen clé pour atteindre des objectifs de développement communs, notamment en matière de durabilité et d'efficacité.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.

 

 


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.


La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027

La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
  • La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue"
  • "Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB

PARIS: La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques.

La dette publique a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique (Insee).

Cela représente une augmentation de 75,6 milliards d'euros par rapport à fin 2025, où elle était de 3.460,5 milliards d'euros, soit 115,7% du PIB. Elle avait alors baissé sur un trimestre mais continué à grimper par rapport à fin 2024, où elle était de 3.306,1 milliards et pesait 112,6% du PIB.

La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue".

"Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB, ajoute-t-il. "On a depuis 20 ans des chocs macroéconomiques qui font que les dettes publiques ont beaucoup augmenté", mais "depuis quelques années la France décroche de la moyenne européenne".

Entre 2019 et 2025, la France a connu "la plus forte progression, après celle de la Finlande," de sa dette en points de PIB, relève le spécialiste des finances publiques François Ecalle.

"Ce qui l'explique, c'est le niveau du déficit", et "la plupart des gouvernements en sont responsables depuis 50 ans", estime-t-il.

Premier poste de l'Etat 

Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025, derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie.

"Notre position relative, par rapport aux autres pays, s'est nettement dégradée", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF.

Dans le budget, le poste consacré au remboursement de la dette est devenu le premier de l'Etat, devant celui de l'Education (hors pensions), rappelait récemment le ministre français de l'Economie Roland Lescure lors d'un colloque à la Cour des comptes, évoquant un "coût de la dette record".

Le service de la dette de l'Etat devrait ainsi atteindre 64 milliards d'euros en 2026, et "pourrait augmenter jusqu'à 100 milliards dans les années qui viennent", avait-il ajouté.

"Notre charge d'intérêts de la dette va mécaniquement augmenter" car "le renouvellement de la dette va nous coûter plus cher qu'avant", souligne Mathieu Plane. "C'est très important d'être crédibles pour garantir un financement bon marché" des investisseurs.

Le gouvernement français veut afficher une trajectoire vertueuse: il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026, avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB.

Comité d'alerte 

Mais la tâche s'annonce ardue. Selon une étude réalisée par quatre économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP), il existerait un peu plus d'une chance sur deux (55%) de rater la cible des 118% du PIB en 2029.

Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement, en quête d'un budget pour 2027 - dont il doit présenter les grandes lignes mi-juillet -, a promis d'éviter les hausses d'impôts.

Pour faire le point sur la situation, il réunira prochainement un Comité d'alerte des finances publiques. Ce Comité devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril.

Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devrait aussi abaisser ses prévisions de croissance pour 2026, actuellement de 0,9%. La Banque de France a revu à la baisse les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant). L'Insee, elle, table sur 0,7%.

Face à une équation budgétaire complexe, le ministre des Comptes publiques David Amiel a aussi missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils devraient rendre leurs conclusions début juillet.