En France, les droits de douane posent problème pour les tricots normands

Un employé de l'usine de tricot de Saint-James coud une étiquette sur un tricot à l'usine de Saint-James, dans l'ouest de la France, le 22 mai 2025. Non loin du Mont-Saint-Michel, les ouvriers textiles des ateliers de Saint-James produisent pulls, manteaux et voiliers pour une marque qui réalise un chiffre d'affaires d'environ 80 millions d'euros, dont 40 % à l'export, un tiers en Amérique du Nord. (Photo Damien MEYER / AFP)
Un employé de l'usine de tricot de Saint-James coud une étiquette sur un tricot à l'usine de Saint-James, dans l'ouest de la France, le 22 mai 2025. Non loin du Mont-Saint-Michel, les ouvriers textiles des ateliers de Saint-James produisent pulls, manteaux et voiliers pour une marque qui réalise un chiffre d'affaires d'environ 80 millions d'euros, dont 40 % à l'export, un tiers en Amérique du Nord. (Photo Damien MEYER / AFP)
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Publié le Mardi 27 mai 2025

En France, les droits de douane posent problème pour les tricots normands

  • la direction du siège des Tricots Saint-James, l'enseigne qui confectionne et exporte l'une des marinières les plus célèbres de France, veut plus de stabilité.
  • les ouvrières textiles des ateliers Saint-Jamesproduisent pulls, cabans et marinières pour une marque dont le chiffre d'affaires avoisine les 80 millions d'euros. Quelque 40 % de la production est exportée, dont un tiers vers l'Amérique du Nord.

SAINT-JAMES, FRANCE : Alors que l'entreprise est en pleines discussions commerciales entre l'UE et les États-Unis sur les droits de douane, la direction du siège des Tricots Saint-James, l'enseigne qui confectionne et exporte l'une des marinières les plus célèbres de France, veut plus de stabilité.

À Saint-James, tout près du célèbre Mont-Saint-Michel en Normandie, les ouvrières textiles des ateliers Saint-James (qu'il convient de prononcer « Saint-Geamme ») produisent pulls, cabans et marinières pour une marque dont le chiffre d'affaires avoisine les 80 millions d'euros. Quelque 40 % de la production est exportée, dont un tiers vers l'Amérique du Nord.

Dans cette entreprise de 400 salariés, dont 300 à Saint-James même, on suit de très près les annonces de l'administration américaine sur les droits de douane.

La marinière en coton, affichée au prix de 95 euros en France, est actuellement « vendue 140 dollars aux États-Unis. Avec des droits de douane même à 16,5 %, elle passerait à 155 dollars », explique Luc Lesénécal, président de Saint-James, de retour d'un déplacement à New York consacré à l'ouverture d'un magasin éphémère.

« Cela représente tout de même une hausse significative, d'autant plus que ces deux dernières années, il y a eu beaucoup d'augmentations de prix en raison de la hausse des matières premières, du coût salarial, de l'énergie, etc. », énumère-t-il. 

« Quand on exporte, on a l'habitude de gérer les taux de change, les fluctuations des matières premières, de l'énergie, etc. Les changements de taux de douane, qui sont parfois rétroactifs, rendent les projections plus difficiles », souligne le président de l'entreprise fondée en 1889.

Dans cette période agitée, Manuela Horeau, directrice commerciale grand export des Tricots Saint-James, évoque la « question du timing » dans un secteur textile où l'on travaille six mois en avance sur la saison.

« La question se pose : répercuter complètement la hausse immédiatement ou pas ? Ces changements ont des répercussions significatives. Et que vont faire les autres marques ? »

Alors que Saint-James est présent depuis plus de 20 ans aux États-Unis, dans 150 boutiques, M. Lesénécal ne fait pas preuve de « pessimisme », convaincu que les vêtements de sa marque incarnent « l'art de vivre à la française » avec un savoir-faire spécifique qu'apprécient les Américains.

Dans le grand atelier, les ouvrières textiles s'activent sous le regard de... Brad Pitt et George Clooney. Une grande affiche en noir et blanc les montre en train de conduire un side-car, vêtus de pulls Saint-James.

Des petites mains, essentiellement féminines, s'activent pour fabriquer notamment le pull matelot qui nécessite 18 étapes de confection, 23 km de fil de laine et pas moins de quinze jours entre le tricotage et les finitions.

Viviane Rête, responsable de la salle de raccoutrage, où les couturières veillent à éliminer les imperfections, insiste sur l'aspect artisanal de la production. « Nous travaillons avec nos mains, les machines ne peuvent pas le faire ; nous utilisons juste une aiguille à tricoter et nos yeux. » 

Preuve du lien historique entre Saint-James et les États-Unis, le drapeau américain flotte à proximité de l'entrée du siège de l'entreprise. Une stèle rappelle que le 2 août 1944, les autorités militaires américaines y ont établi une base avancée et qu'un cimetière américain accueille aujourd'hui 4 410 GI's dans la petite ville normande.


Le président Macron recevra le prince héritier saoudien pour une visite officielle de deux jours

Le président français Emmanuel Macron, à gauche, rencontre le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d’une visite officielle à Riyad, le 2 décembre 2024. (Photo d’archives AFP)
Le président français Emmanuel Macron, à gauche, rencontre le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d’une visite officielle à Riyad, le 2 décembre 2024. (Photo d’archives AFP)
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  • Les deux dirigeants aborderont les enjeux économiques et régionaux et assisteront à la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d’esport à Paris

RIYAD : Le président français Emmanuel Macron recevra dimanche le prince héritier et Premier ministre saoudien Mohammed ben Salmane pour une visite officielle de deux jours, a annoncé l’Élysée dans un communiqué.

Cette visite fait suite au déplacement d’Emmanuel Macron en Arabie saoudite en décembre 2024.

« Elle témoigne de la vitalité du dialogue entre le Royaume d’Arabie saoudite et la France et permettra de renforcer davantage le partenariat stratégique entre nos deux pays. À cette fin, le président de la République et le prince héritier réuniront, pour la première fois, le Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien », précise le communiqué.

Les deux dirigeants évoqueront les grands enjeux économiques et stratégiques qui façonnent le partenariat franco-saoudien et échangeront leurs points de vue sur les principales questions régionales, alors qu’une coordination étroite entre la France et ses partenaires du Golfe est essentielle pour promouvoir la stabilité et la paix au Proche et au Moyen-Orient, ajoute le communiqué.

Les deux dirigeants assisteront également dimanche à la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d’esport, organisée pour la première fois à Paris, hors d’Arabie saoudite, depuis sa création.

L’organisation de cette compétition mondiale majeure témoigne du nouvel attrait de la France comme destination pour les grands événements sportifs internationaux, notamment après le succès des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, souligne l’Élysée.

Elle reflète également l’ambition commune de la France et de l’Arabie saoudite de faire du sport et de la culture des vecteurs de rapprochement entre les deux pays, ajoute le communiqué. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".