L'émissaire américain affirme que le désarmement du Hezbollah est une affaire libanaise

L'émissaire américain Tom Barrack a déclaré lundi a Beyrouth que la question du désarmement du Hezbollah devait être réglée en interne, alors que Washington presse les nouvelles autorités libanaises d'adopter une approche plus ferme face au mouvement pro-iranien. (AFP)
L'émissaire américain Tom Barrack a déclaré lundi a Beyrouth que la question du désarmement du Hezbollah devait être réglée en interne, alors que Washington presse les nouvelles autorités libanaises d'adopter une approche plus ferme face au mouvement pro-iranien. (AFP)
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Publié le Mardi 22 juillet 2025

L'émissaire américain affirme que le désarmement du Hezbollah est une affaire libanaise

  • « Le désarmement du Hezbollah est une question profondément interne », a déclaré M. Barrack lors d'une conférence de presse à Beyrouth, après une rencontre avec le Premier ministre libanais, Nawaf Salam.
  • Les dirigeants libanais, entrés en fonction après plus d'un an de conflit ayant considérablement affaibli le Hezbollah, ont réaffirmé leur volonté de consacrer le monopole des armes à l'État, tout en exigeant le respect du cessez-le-feu conclu en novembre

BEYROUTH : L'émissaire américain Tom Barrack a déclaré lundi a Beyrouth que la question du désarmement du Hezbollah devait être réglée en interne, alors que Washington presse les nouvelles autorités libanaises d'adopter une approche plus ferme face au mouvement pro-iranien.

« Le désarmement du Hezbollah est une question profondément interne », a déclaré M. Barrack lors d'une conférence de presse à Beyrouth, après une rencontre avec le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, ajoutant qu'un non-désarmement serait « décevant ».

Les dirigeants libanais, entrés en fonction après plus d'un an de conflit ayant considérablement affaibli le Hezbollah, ont réaffirmé leur volonté de consacrer le monopole des armes à l'État, tout en exigeant le respect du cessez-le-feu conclu en novembre par Israël.

Israël mène des frappes quasi quotidiennes au Liban, affirmant cibler des combattants et des infrastructures du Hezbollah, et a prévenu qu’elles se poursuivraient tant que le groupe ne serait pas désarmé.

M. Barrack a reconnu que le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah en novembre n'avait « pas fonctionné ».

« Les États-Unis ne sont pas là pour contraindre Israël à quoi que ce soit. Nous sommes ici pour user de notre influence afin de rassembler des esprits calmes autour d'une solution », a-t-il poursuivi.

En juin, M. Barrack avait demandé aux dirigeants libanais de s'engager officiellement à désarmer le Hezbollah, le seul mouvement à avoir conservé ses armes après la guerre civile (1975-1990).

« Vos dirigeants ont été d'une grande aide », a-t-il déclaré lors de sa deuxième visite à Beyrouth, en juillet, saluant des « réformes crédibles et significatives ».

Plus tôt dans la journée, M. Barrack a rencontré le président libanais, M. Aoun, qui lui a remis un « projet de protocole d'accord pour la mise en œuvre des engagements du Liban » depuis le cessez-le-feu, selon un communiqué de la présidence.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.