La fête nationale de l'Arabie saoudite célébrée au Palais Brogniart à Paris

L’ambassadeur saoudien Fahd Al Ruwaily et son épouse en compagnie de l’ambassadeur libanais Rami Alchaer et son épouse. (Photo Arlette Khouri)
L’ambassadeur saoudien Fahd Al Ruwaily et son épouse en compagnie de l’ambassadeur libanais Rami Alchaer et son épouse. (Photo Arlette Khouri)
Short Url
Publié le Mercredi 24 septembre 2025

La fête nationale de l'Arabie saoudite célébrée au Palais Brogniart à Paris

  • L’ambassadeur d’Arabie saoudite en France, Fahd Al Ruwaily, a mis en avant les progrès spectaculaires accomplis par son pays dans le cadre de la Vision 2030
  • Lancée en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, cette feuille de route a enclenché une transformation inédite, donnant lieu à une diversification de l’économie, à l’autonomisation des femmes et à une réforme de l’éducation

PARIS: Au lendemain de la conférence internationale de New York consacrée à la solution à deux États, l’ambassade d’Arabie saoudite à Paris a célébré la fête nationale du Royaume.
L’événement, qui a réuni des diplomates, des responsables politiques et des représentants du monde économique et culturel au Palais Brongniart, a pris cette année une dimension particulière.
Il ne s’agissait pas seulement de commémorer la fondation du Royaume, mais aussi de rappeler la vitalité d’un partenariat franco-saoudien qui ne cesse de gagner en profondeur et en diversité.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, l’ambassadeur d’Arabie saoudite en France, Fahd Al Ruwaily, a mis en avant les progrès spectaculaires accomplis par son pays dans le cadre de la Vision 2030.
Lancée en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, cette feuille de route a enclenché une transformation inédite, donnant lieu à une diversification de l’économie, à l’autonomisation des femmes, à une réforme de l’éducation, ainsi qu’à l’essor du numérique et du développement durable.

Les chiffres avancés par l’ambassadeur parlent d’eux-mêmes : les activités non pétrolières représentent désormais 56 % du PIB, et l’Arabie saoudite est classée sixième au monde pour le développement du gouvernement électronique.
Les universités saoudiennes, elles, s’imposent dans les classements internationaux, symbole d’une modernisation à grande vitesse. Mais au-delà de ces réussites nationales, l’ambassadeur a souligné la dimension internationale de cette mutation.

L’Arabie saoudite, a-t-il rappelé, ne conçoit pas son développement en vase clos. Ses initiatives en faveur de la « Green Saudi Arabia » ou du « Moyen-Orient vert », son rôle actif au sein des institutions multilatérales et son aide humanitaire dans près de cent pays témoignent d’une volonté de contribuer à la stabilité et à la paix mondiales.

Ce message fait écho à l’actualité immédiate : la conférence de New York, coprésidée par la France et l’Arabie saoudite, qui a réaffirmé la nécessité de la solution à deux États et consacré la reconnaissance de l’État de Palestine par Paris.
« Ce fut un moment historique, la preuve des réalisations que nous pouvons atteindre grâce à ce partenariat fructueux », a souligné l’ambassadeur.

Du côté français, David Bertolotti, secrétaire général adjoint du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a répondu en des termes tout aussi chaleureux. Rappelant près d’un siècle de relations politiques, il a salué « une relation d’amitié, de fidélité et de confiance » qui a su se réinventer à travers des projets communs dans des domaines stratégiques.
La visite d’État du président Emmanuel Macron à Riyad et à AlUla, en décembre dernier, a marqué une étape clé avec la création d’un conseil de partenariat stratégique et la signature de multiples accords.

Sur le plan économique, les échanges s’intensifient : les investissements français en Arabie saoudite ont progressé de 180 % en cinq ans, atteignant 16 milliards d’euros, tandis que le fonds souverain saoudien a ouvert son premier bureau européen à Paris.
La culture n’est pas en reste : La Villa Hegra, projet saoudo-français à AlUla dont l’inauguration est prévue en octobre, symbolise ce dialogue patrimonial et artistique entre les deux pays.
De même, le lancement de l’Institut français d’Arabie saoudite à Riyad, prévu en janvier, prolongera cette dynamique. « Ces lieux permettront d’intensifier les échanges et de donner une visibilité nouvelle à nos coopérations », a souligné le diplomate français.

Ce faisceau d’initiatives illustre la densité d’une relation qui dépasse désormais le seul cadre bilatéral, qu’il s’agisse de promouvoir la paix au Proche-Orient, de coopérer en Syrie, au Liban ou au Soudan, ou encore de partager des expertises sur les grands événements mondiaux à venir, tels que l’Exposition universelle Riyad 2030 ou la Coupe du monde 2034.
La reconnaissance de l’État de Palestine et la relance du processus de paix s’inscrivent ainsi dans une continuité : celle d’un partenariat politique qui s’exerce « partout où nous plaidons pour une plus grande stabilité et une paix durable », selon Bertolotti.

La concomitance de ces deux événements – conférence de New York et fête nationale – a mis en lumière la complémentarité des deux pays : l’Arabie saoudite, acteur majeur d’un monde arabe en pleine mutation, et la France, puissance diplomatique engagée au Moyen-Orient.
Ainsi, les deux pays trouvent dans cette alliance un levier pour peser sur les grands équilibres régionaux et internationaux.


Ormuz: la France va prendre «une initiative» à l'ONU sur sa proposition de mission «neutre», dit Macron

La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale. (AFP)
La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale. (AFP)
Short Url
  • La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique"
  • "On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran"

NAIROBI: La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale.

"On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran", a dit le président français depuis Nairobi, à la fin d'un sommet franco-africain. Il a déploré "une escalade dans les déclarations" côtés américain et iranien.

 


Après un premier cas positif à l'hantavirus, les règles d'isolement durcies en France

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • La France a renforcé les mesures d’isolement après qu’une passagère rapatriée d’une croisière a été testée positive à l’hantavirus Ande
  • Tous les cas contacts identifiés seront désormais placés en quarantaine hospitalière renforcée pendant 42 jours, tandis que l’OMS estime que le risque épidémique reste faible

PARIS: Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts, après le test positif à l'hantavirus d'une passagère d'un bateau de croisière, hospitalisée "dans un état stable" à Paris selon le gouvernement.

Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l'isolement à l'hôpital Bichat, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé" dans la nuit de dimanche à lundi et les "tests sont revenus positifs", a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist lundi matin sur France Inter.

Le Premier ministre a précisé lundi soir sur le réseau social X qu'elle se trouvait "toujours en réanimation dans un état stable". Son état de santé est "très critique", a indiqué de son côté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse lundi.

Les quatre autres passagers sont "toujours testés négatifs" et font l'objet "d'un processus d'isolement renforcé en milieu hospitalier", a ajouté Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, aucun des huit "cas contacts à haut risque", des Français qui ont partagé le vol d’une personne malade il y a 15 jours, "ne présente de symptômes", selon le chef du gouvernement.

Toutefois, il annonce "pour tous les cas contacts, sans exception", une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier", dans son message posté à l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon.

- 22 cas contacts -

La ministre de la Santé faisait état lundi matin d'un total de 22 cas contacts identifiés: les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg et 14 autres à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour. Une croisiériste néerlandaise, infectée et depuis décédée, avait voyagé à bord du premier vol et était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé.

Cette annonce du Premier ministre durcit pour ces cas contacts les règles fixées dans un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel: il leur était jusqu'ici d'abord demandé de se signaler "sans délai" et d'observer une "mesure de quarantaine à domicile dans l'attente d'une évaluation de leur risque d'infection".

Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et deux autres probables ont été signalés, selon un comptage de l'AFP à partir de données officielles.

La variante du virus détectée à bord du MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.

- "Agir tout au début" -

L'OMS se veut rassurante devant le "faible" niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19.

"Ce qui est important, c'est d'agir tout au début", a insisté la ministre de la Santé, "c'est-à-dire de briser les chaînes de transmission du virus".

Deux réunions interministérielles sur l'hantavirus auront d'ailleurs lieu chaque jour à Matignon, a indiqué le Premier ministre qui a aussi reçu lundi soir des spécialistes de l'épidémiologie.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV, appelant à "ne pas créer de panique".

La ministre de la Santé a une nouvelle fois assuré que la France disposait des stocks nécessaires de masques et de tests.

"J'ai évidemment demandé un état des lieux qui permet de confirmer que nous en avons assez" mais "l'organisation depuis le Covid a permis de faire en sorte que nous avons assez de stocks de masques, de stocks de tests", a-t-elle dit.

Selon l'OMS, tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours.


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Short Url
  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.