PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.
Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.
Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.
Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.
Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.
Les 9 ouvrages retenus
- L’Impossible Roman de l'honorable monsieur K. de Taleb Alrefai (traduit de l’arabe par Luc Barbulesco - Koweït), éd. Actes Sud
- Hind ou la plus belle femme du monde de Hoda Barakat (traduit de l’arabe par Luc Barbulesco - Liban),éd. Sindbad/Actes Sud
- Houaria d’Inam Bioud (traduit de l’arabe par Lotfi Nia - Algérie), éd. Philippe Rey
- Madame Bovary, ma mère et moi de Samira El Ayachi (Maroc), éd. de L'aube
- Ici commence la terre de Jadd Hilal (Liban/Palestine), éd. Elyzad
- Chansons pour les ténèbres d’Imane Humaydane (traduit de l'arabe par Marianne Babut - Liban), éd.Gallimard (collection Verticales)
- Septentrionale de Karim Kattan (Palestine), éd. Elyzad
- Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kefi (Tunisie), éd. Philippe Rey
- Le garçon ébloui de Xavier Leclerc (Algérie), éd. Gallimard
Des rencontres avec les finalistes en novembre
Les finalistes du Prix de la littérature arabe 2026 seront invités à participer à des rencontres littéraires au mois de novembre à la Bibliothèque de l’Institut du monde arabe. Ces rendez-vous, ouverts au public, permettront aux lecteurs d’échanger avec les auteurs et autrices autour de leurs œuvres et de leur parcours.
Le jury se réunira à l’automne sous la présidence d’Alexandre Najjar, avocat et écrivain, lauréat du Grand Prix de la Francophonie en 2020. Le nom du lauréat ou de la lauréate sera dévoilé en décembre 2026, lors d’une cérémonie organisée à l’Institut du monde arabe dans le cadre de la Semaine de la langue arabe, en présence d’Anne-Claire Legendre, présidente de l’IMA.
Depuis sa création, le prix a distingué plusieurs voix importantes de la littérature arabe contemporaine, parmi lesquelles l’écrivain libanais Jabbour Douaihy, récompensé en 2013, l’Égyptien Mohammed Abdelnabi en 2019, l’Omanienne Jokha Alharthi en 2021 et la Tunisienne Amira Ghenim en 2024.
En 2025, le prix avait été attribué à Nasser Abu Srour pour son roman Je suis ma liberté, publié aux éditions Gallimard et traduit de l’arabe par Stéphanie Dujols, également lauréate de la mention spéciale pour la traduction.
Un prix destiné aussi aux lycéens
Parallèlement au prix principal, la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe organiseront en 2026 la quatrième édition du Prix de la littérature arabe des lycéens, doté de 4 000 euros.
Des élèves de lycées généraux, technologiques et professionnels de l’académie de Versailles, ainsi que du lycée Gustave Flaubert de La Marsa, en Tunisie, participeront à cette initiative. Ils seront appelés à choisir leur ouvrage préféré parmi les titres de la sélection finale.
Le dispositif prévoit également des activités de lecture et d’écriture ainsi que des rencontres avec les auteurs. Il s’inscrit dans une volonté de promouvoir l’interculturalité et d’accompagner les jeunes dans la découverte des différentes cultures du monde arabe.
Le ou la lauréat(e) de cette édition sera également dévoilé(e) en décembre 2026 à l’Institut du monde arabe.
En 2025, le Prix de la littérature arabe des lycéens avait récompensé Rim Battal pour son roman Je me regarderai dans les yeux, publié aux éditions Bayard.







