Exercices militaires en Iran: des missiles tirés sur des cibles en mer

Photo fournie par le site officiel du Corps des gardiens de la révolution iranien (CGRI) via SEPAH News le 16 janvier 2021 montrant le lancement d'un missile lors d'un exercice militaire dans un endroit inconnu du centre de l'Iran. (SEPAH News/AFP)
Photo fournie par le site officiel du Corps des gardiens de la révolution iranien (CGRI) via SEPAH News le 16 janvier 2021 montrant le lancement d'un missile lors d'un exercice militaire dans un endroit inconnu du centre de l'Iran. (SEPAH News/AFP)
Short Url
Publié le Samedi 16 janvier 2021

Exercices militaires en Iran: des missiles tirés sur des cibles en mer

  • Les exercices, qui ont débuté vendredi et s'achèvent samedi, ont eu lieu dans le centre de l'Iran avec des cibles situées dans le "nord de l'Océan indien
  • Ces exercices surviennent dans un contexte de tensions accrues avec les États-Unis, où l'administration du président Donald Trump, qui a mené une politique de "pression maximale" contre Téhéran, vit ses derniers jours

TÉHÉRAN : Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont tiré des missiles balistiques sur des cibles dans l'Océan indien dans le cadre d'exercices militaires, a indiqué samedi leur site internet Sepahnews.

Les missiles ont ciblé "les navires de guerre ennemis et les ont détruits à 1.800 km" de là, selon le site.

Les exercices, qui ont débuté vendredi et s'achèvent samedi, ont eu lieu dans le centre de l'Iran avec des cibles situées dans le "nord de l'Océan indien", ont indiqué les Gardiens de la Révolution.

Une vidéo diffusée par la télévision publique montre le lancement de deux missiles puis des cibles être frappées en mer.

Le général Mohammad Bagheri, chef d'état-major des forces armées iraniennes, était présent au deuxième jour des exercices, de même que le chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami, et le chef de la branche aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh.

L'utilisation de "missiles à longue portée sert à montrer que si les ennemis (...) montrent une mauvaise intention contre nos intérêts nationaux, les routes commerciales maritimes ou terrestres, ils seront ciblés et détruits", indique Sepahnews, citant le général Bagheri.

"Nous n'avons pas l'intention de mener une quelconque attaque", a-t-il ajouté, soulignant que les exercices militaires montrent que l'Iran est prêt à se défendre "avec toute sa force" contre n'importe quel agresseur.

Baptisés "Great Prophet 15", les exercices militaires présentent une "nouvelle génération" de missiles balistiques sol-sol, selon les Gardiens.

Vendredi, la manœuvre comprenait une attaque de drone sur un système de défense antimissile, suivie du lancement d'"un barrage de missiles balistiques de types Zolfaghar, Zelzal et Dezful", selon Sepahnews.

Cet exercice intervient après une manoeuvre de deux jours cette semaine par la marine iranienne dans le golfe d'Oman, et après un autre exercice de drones de 48 heures mené par l'armée à partir du 5 janvier.

Ce dernier a eu lieu au surlendemain du premier anniversaire de la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué dans une attaque de drone américaine en Irak, pour laquelle Téhéran avait promis de se venger.

Ces exercices surviennent dans un contexte de tensions accrues avec les États-Unis, où l'administration du président Donald Trump, qui a mené une politique de "pression maximale" contre Téhéran, vit ses derniers jours avant l'arrivée mercredi à la Maison Blanche de Joe Biden.

 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.