L’AIEA confirme une nouvelle violation iranienne de l'accord sur le nucléaire

Un technicien travaillant à l'usine de conversion d'uranium, près de la ville d'Ispahan, en Iran, à 255 miles (410 kilomètres) au sud de la capitale Téhéran. (Fichier/AP)
Un technicien travaillant à l'usine de conversion d'uranium, près de la ville d'Ispahan, en Iran, à 255 miles (410 kilomètres) au sud de la capitale Téhéran. (Fichier/AP)
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Publié le Jeudi 14 janvier 2021

L’AIEA confirme une nouvelle violation iranienne de l'accord sur le nucléaire

  • L'Iran a informé l’AIEA qu’il avançait dans sa recherche sur la production d'uranium métal, qui peut être utilisé dans la fabrication d’une bombe nucléaire
  • Cette dernière violation par Téhéran de l’accord nucléaire conclu entre 2015, a pour objectif de faire pression sur les signataires européens et le nouveau président élu Joe Biden pour qu’il soit renégocié

BERLIN: L'Iran a indiqué mercredi 13 janvier à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu’il avançait dans sa production d'uranium métal pour servir de carburant à un réacteur, ce qui marque une nouvelle violation de ses engagements de l'accord international conclu en 2015.

L'Iran maintient que ses projets de recherche et développement (R&D) concernant la production d'uranium métal font partie de son «objectif déclaré de concevoir un type de combustible amélioré», a déclaré l'AIEA, basée à Vienne. L'uranium métal peut également être utilisé pour la fabrication d’une bombe nucléaire alors que la recherche sur sa production est spécifiquement interdite par le Plan d'action global commun (PAGC) signé avec les puissances mondiales en 2015.

Le but ultime de l'accord est d'empêcher l'Iran de développer une bombe nucléaire, ce que l'Iran persiste à dire qu'il ne veut pas faire. L'Iran possède désormais suffisamment d'uranium enrichi pour fabriquer une bombe, mais en quantité moins importante qu’il n’en possédait avant la signature de l'accord sur le nucléaire.

Les inspecteurs de l'AIEA se sont rendus à l'usine d'Ispahan, où l'Iran a annoncé son intention de mener des recherches le 10 janvier. Ce n’est que trois jours plus tard, le 13 janvier, que l’AIEA a été informée que «la modification et l'installation de l'équipement adéquat pour les activités mentionnées de R&D a déjà commencé».

L'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA, Kazem Gharibabadi, a confirmé l’information dans un tweet mercredi, ajoutant que «l'uranium naturel serait utilisé pour produire de l'uranium métal dans un premier temps». Il a également affirmé à l’agence de presse officielle iranienne IRNA que cette décision placerait l’Iran au rang des «nations innovatrices dans la production de nouveaux carburants». 

Cette annonce n’est que la dernière violation du PAGC commise par l'Iran depuis que Donald Trump a retiré unilatéralement les États-Unis de l'accord en 2018, affirmant alors qu'il devait être renégocié.

Téhéran s’est servi de ces violations répétées pour faire pression sur les autres signataires de l’accord — la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Chine et la Russie — afin d'inciter davantage l'Iran à contrebalancer les sanctions américaines imposées à nouveau après le retrait des États-Unis de l'accord.

Le président élu Joe Biden, qui était vice-président lors des négociations sur le PAGC, a déclaré qu'il espérait un retour des États-Unis à l'accord. La Grande-Bretagne, la France, et l'Allemagne ont toutefois déclaré la semaine dernière que l'Iran «risquait de compromettre» ses chances de discussions avec Washington, après l’annonce par Téhéran d’une autre violation de l’accord de 2015 : la reprise des activités de production d’uranium enrichi à 20%, un pas de plus vers une application militaire utilisant  90% d’uranium enrichi.

Les ministres des Affaires étrangères des trois pays européens ont déclaré dans un communiqué commun que l'activité iranienne «n'avait aucune justification civile crédible», affirmant que l'enrichissement était une violation flagrante de l'accord, le «vidant davantage  de son sens». Seul le ministère allemand des Affaires étrangères n’a pas fait de commentaire immédiat ce jeudi.

Ceux qui travaillent pour sauver l'accord notent également qu'en dépit des violations, l'Iran continue à autoriser les inspecteurs l’accès à tous les sites nucléaires du pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Israël va «intensifier» ses opérations au Liban, après avoir détruit un pont reliant Tyr au reste du pays

Israël va «intensifier» ses opérations au Liban, après avoir détruit un pont reliant Tyr au reste du pays
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  • Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays
  • Le président libanais Joseph Aoun a aussitôt "condamné le ciblage et la destruction par Israël d'infrastructures et d'installations vitales"

BEYROUTH: Israël a annoncé dimanche qu'il allait "intensifier" ses opérations terrestres au Liban et étendre son "contrôle" sur le terrain, après avoir détruit un pont stratégique dans le sud du pays, utilisé selon lui par le Hezbollah pro-iranien.

Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays.

Le président libanais Joseph Aoun a aussitôt "condamné le ciblage et la destruction par Israël d'infrastructures et d'installations vitales".

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban, et sont considérées comme un prélude à une invasion terrestre", a-t-il estimé dans un communiqué.

Peu de temps après ces déclarations, l'armée israélienne a annoncé intensifier ses "opérations terrestres ciblées" et ses frappes.

"L'opération contre l'organisation terroriste Hezbollah ne fait que commencer (...) Il s'agit d'une opération de longue haleine et nous y sommes préparés", a affirmé le chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.

"Nous n'arrêterons pas avant que la menace ne soit repoussée loin de la frontière et qu'une sécurité à long terme soit assurée aux habitants du nord d'Israël", a-t-il ajouté.

Dans un autre communiqué, le porte-parole de l'armée israélienne Effie Defrin a précisé que ces opérations terrestres débuteraient "dans la semaine".

"Nous commencerons à consolider notre emprise", a-t-il déclaré. "Nous allons étendre notre contrôle sur le terrain et nos manœuvres pour empêcher des tirs directs".

Détruire "tous les ponts" 

Le ministre de la Défense, Israël Katz, avait annoncé plus tôt avoir ordonné de "détruire immédiatement tous les ponts au-dessus du fleuve Litani qui servent à des activités terroristes, afin d'empêcher le passage (...) du Hezbollah et d'armes vers le sud".

D'après l'agence nationale d'information libanaise, l'Ani, quatre frappes ont visé le pont de Qasmiyeh, le rendant impraticable. Ces frappes ont également causé des dommages "aux réseaux électriques, ainsi que de graves dégâts aux commerces, aux vergers et aux parcs situés à proximité du pont", précise l'Ani.

L'armée israélienne avait déjà indiqué mercredi avoir détruit deux ponts sur le fleuve, qui traverse le Liban à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, dans le cadre de son offensive contre le Hezbollah, organisation chiite libanaise.

Plus tôt dimanche, les secours israéliens avaient annoncé la mort d'un civil près de la frontière.

Le Hezbollah a revendiqué avoir ciblé des soldats, mais l'armée israélienne a ouvert une enquête pour déterminer si cette mort était liée à un tir de ses propres soldats.

Il s'agit de la première victime civile sur la frontière nord du pays depuis le début de la guerre entre le mouvement libanais et Israël début mars.

"Deux véhicules se sont entièrement embrasés après un impact direct dans le kibboutz de Misgav Am: les pompiers ont dégagé une victime décédée sur les lieux", ont précisé les services de secours de cette région.

Le 8 mars, deux soldats israéliens avaient été tués par des tirs du Hezbollah dans le sud du Liban, tout près de la frontière.

Destructions de maisons 

Le Hezbollah est entré dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Depuis, Israël mène des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et des avancées terrestres dans une zone tampon le long de la frontière, qui ont fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés.

Selon Israël Katz, l'armée va aussi "accélérer la destruction des maisons libanaises dans les villages de contact" à la frontière, "afin de contrer les menaces qui pèsent sur les communautés israéliennes".

D'après l'agence Ani, les forces israéliennes ont détruit "un certain nombre de maisons" dans le village de Taybeh. Le Hezbollah a lui annoncé avoir pris pour cible des soldats israéliens dans la ville frontalière de Khiam, où des affrontements ont lieu depuis plusieurs jours, ainsi qu'à Maroun al-Ras, Marwahin et dans d'autres zones frontalières avec Israël.

L'Ani a aussi rapporté plusieurs frappes ailleurs dans le sud, notamment dans la localité stratégique de Khiam et la ville côtière de Naqoura, mais aussi dans la vallée de la Bekaa (est).

 

 


L'Arabie saoudite et ses voisins du Golfe à nouveau attaqués

La région de Ryad en Arabie saoudite a été visée par deux missiles balistiques, a annoncé lundi le ministère de la Défense du royaume au 24e jour de la guerre au Moyen-Orient, d'autres pays du Golfe faisant également état de tirs iraniens vers leurs territoires. (AFP)
La région de Ryad en Arabie saoudite a été visée par deux missiles balistiques, a annoncé lundi le ministère de la Défense du royaume au 24e jour de la guerre au Moyen-Orient, d'autres pays du Golfe faisant également état de tirs iraniens vers leurs territoires. (AFP)
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  • Un des missiles a été intercepté et l'autre est tombé dans une zone inhabitée, a précisé le ministère saoudien
  • Aux Emirats arabes unis, autre pays régulièrement visé par Téhéran depuis le début de la guerre, le ministère de la Défense a annoncé lundi qu'il "réagissait actuellement à des menaces de missiles et de drones en provenance d'Iran"

RYAD: La région de Ryad en Arabie saoudite a été visée par deux missiles balistiques, a annoncé lundi le ministère de la Défense du royaume au 24e jour de la guerre au Moyen-Orient, d'autres pays du Golfe faisant également état de tirs iraniens vers leurs territoires.

Un des missiles a été intercepté et l'autre est tombé dans une zone inhabitée, a précisé le ministère saoudien.

Aux Emirats arabes unis, autre pays régulièrement visé par Téhéran depuis le début de la guerre, le ministère de la Défense a annoncé lundi qu'il "réagissait actuellement à des menaces de missiles et de drones en provenance d'Iran", expliquant que "les bruits entendus sont le résultat de l'interception de missiles et de drones par les systèmes de défense aérienne".

Une alerte a également été déclenchée à Bahreïn. "Les citoyens et les résidents sont invités à rester calmes et à se rendre à l'endroit sûr le plus proche", a indiqué le ministère de l'Intérieur du pays sur les réseaux sociaux.

Les pays du Golfe, qui se sont longtemps présentés comme des oasis de sécurité et de stabilité dans une région en proie aux conflits, ont été entraînés dans la guerre au Moyen-Orient alors que la République islamique riposte aux frappes américano-israéliennes.

L'Iran a pris pour cible des installations militaires américaines ainsi que des infrastructures civiles, notamment des aéroports, des ports et des installations pétrolières autour du Golfe.

 


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com