L'Iran "pas pressé" de voir Washington revenir à l'accord sur le nucléaire

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a également interdit l'importation de nouveaux vaccins contre les coronavirus en provenance des États-Unis et de la Grande-Bretagne. (AFP)
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a également interdit l'importation de nouveaux vaccins contre les coronavirus en provenance des États-Unis et de la Grande-Bretagne. (AFP)
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Publié le Vendredi 08 janvier 2021

L'Iran "pas pressé" de voir Washington revenir à l'accord sur le nucléaire

  • L'Iran n'est pas pressé de voir les Etats-Unis revenir à l'accord international sur le nucléaire iranien et exigent avant tout la levée des sanctions américaines
  • En riposte, Téhéran s'est affranchi depuis 2019 de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne.

TÉHÉRAN: L'Iran n'est pas pressé de voir les Etats-Unis revenir à l'accord international sur le nucléaire iranien et exigent avant tout la levée des sanctions américaines, a déclaré vendredi le guide suprême iranien.

La question n'est pas "que l'Amérique revienne ou non ; nous ne sommes pas pressés et nous n'insistons pas pour qu'elle revienne", a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei.

"Notre demande rationnelle et logique est la levée des sanctions, et les sanctions doivent être levées" car "il s'agit du droit usurpé de la nation iranienne", a ajouté le numéro un iranien, qui s'exprimait lors d'un discours télédiffusé.

Jugeant insuffisant l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, le président américain, Donald Trump, a retiré son pays de ce pacte en mai 2018, réimposant et durcissant ensuite les sanctions contre Téhéran.

En riposte, Téhéran s'est affranchi depuis 2019 de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne.

"Si les sanctions sont levées, le retour des Américains (à l'accord) aura un sens", a déclaré M. Khamenei, jugeant que "lorsque l'autre partie ne remplit pratiquement aucune de ses obligations, il n'est pas logique que la République islamique remplisse toutes ses obligations".

"S'ils retournent à leurs obligations, nous reviendrons à nos obligations", a-t-il ajouté, rappelant la position iranienne.


Un membre du Conseil présidentiel yéménite et l’ambassadeur américain discutent de la menace houthie

Durant leur rencontre, Abdallah al-Alimi et Stephen Fagin ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité régionale et les dernières méthodes de lutte contre le terrorisme. (Saba)
Durant leur rencontre, Abdallah al-Alimi et Stephen Fagin ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité régionale et les dernières méthodes de lutte contre le terrorisme. (Saba)
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  • M. Al-Alimi a salué les efforts déployés par les États-Unis pour soutenir la trêve au Yémen, ainsi que leur approche constructive face à la crise humanitaire dans le pays
  • Il a également déclaré que la milice houthie devait honorer son engagement en levant le siège de Taïz, en ouvrant les routes à l’intérieur et à l’extérieur de la ville

DUBAÏ: Abdallah al-Alimi, membre du Conseil présidentiel du Yémen, a averti que la mobilisation, le regroupement et les violations constantes de la trêve de l’ONU par la milice houthie continuaient de menacer le processus de paix.

Il a tenu ces propos lors de sa rencontre avec Stephen Fagin, ambassadeur des États-Unis au Yémen, a rapporté jeudi l’Agence de presse nationale Saba.

M. Al-Alimi a déclaré que la milice houthie devait honorer son engagement en levant le siège de Taïz, en ouvrant les routes à l’intérieur et à l’extérieur de la ville et en permettant aux Yéménites de se déplacer librement et en toute sécurité dans le pays. M. Fagin a reconnu que l’engagement des Houthis était crucial pour le respect de la trêve de l’ONU et il a confirmé le soutien continu des États-Unis au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Par ailleurs, M. Al-Alimi a affirmé que le Conseil de direction présidentiel avait établi un plan de travail clair pour relever les défis dans les domaines de l’économie, des services, de la sécurité et de l’armée, et pour lutter contre le terrorisme dans le pays.

Durant leur rencontre, les deux responsables ont évoqué les moyens de promouvoir les relations mutuelles entre les deux pays et ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité régionale et les dernières méthodes de lutte contre le terrorisme.

M. Al-Alimi a salué les efforts américains pour soutenir la trêve au Yémen, ainsi que leur approche constructive face à la crise humanitaire dans le pays.

Pour sa part, M. Fagin a félicité le Conseil de direction présidentiel et le gouvernement pour leur position positive dans le renforcement de la trêve humanitaire et leur soutien à tous les efforts visant à instaurer la paix au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Le prince Faisal ben al-Hussain de Jordanie prête serment pour devenir l’adjoint du roi

Le prince Faisal ben al-Hussain de Jordanie. (Photo fournie)
Le prince Faisal ben al-Hussain de Jordanie. (Photo fournie)
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  • Frère cadet du roi Abdallah II, le prince Faisal assure régulièrement la régence quand son frère se trouve à l’étranger
  • Le prince Faisal occupe également le poste de président du Comité olympique jordanien depuis 2003

AMMAN : Le prince Faisal ben al-Hussain de Jordanie a prêté serment pour devenir l’adjoint de son frère, le roi Abdallah II de Jordanie, a rapporté vendredi l’agence de presse Petra.

Né en 1963, le prince Faisal est le fils du roi Hussein et de la princesse Muna. Il est le frère cadet du roi Abdallah II, et assure régulièrement la régence quand son frère se trouve à l’étranger.

Il est titulaire d’une licence de pilote privé et a reçu une formation en pilotage d’hélicoptères lorsqu’il servait dans la Force aérienne royale jordanienne.

Il occupe également le poste de président du Comité olympique jordanien depuis 2003.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Déclaration commune égypto-bahreïnienne sur la qualité de la relation et le besoin de coordination

Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, reçoit le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, à son arrivée à la base aérienne de Sakhir, Bahreïn, le 28 juin 2022. (Reuters)
Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, reçoit le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, à son arrivée à la base aérienne de Sakhir, Bahreïn, le 28 juin 2022. (Reuters)
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  • Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, concluent leurs entretiens à Manama
  • Les deux pays ont affirmé «leur position unifiée à l'égard de toutes les questions et de tous les développements régionaux et internationaux d'intérêt commun»

LE CAIRE: Dans une déclaration commune à l'issue des entretiens entre le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, l'Égypte et Bahreïn ont mis en avant les relations profondes entre les deux pays, ainsi que la nécessité d'une coordination et d'une coopération pour faire face aux défis de la région, maintenir sa sécurité et atteindre la stabilité.
La déclaration commune a été publiée à l'issue d'entretiens bilatéraux au palais de Sakhir à Manama.
Les deux pays ont affirmé «leur position unifiée à l'égard de toutes les questions et évolutions régionales et internationales d'intérêt commun», ainsi qu'une «augmentation du rythme de la coopération économique pour des horizons plus larges qui soutiendraient les intérêts communs des deux pays frères».
Les deux parties sont convenues de «coordonner leurs efforts pour lutter contre le terrorisme et ses organisations, empêcher son financement, et pour épargner à la région les dangers des activités déstabilisatrices».
Elles ont également souligné «le soutien aux efforts arabes visant à exhorter l'Iran à respecter les principes internationaux de non-ingérence dans les affaires des pays arabes, à préserver les principes de bon voisinage et à épargner à la région toutes les activités de déstabilisation, notamment le soutien aux milices armées et la menace de la navigation maritime et des lignes commerciales internationales».
Les deux pays ont rappelé «le soutien aux efforts internationaux visant à empêcher l'Iran d'acquérir une arme nucléaire, la garantie du caractère pacifique du programme nucléaire iranien, le renforcement du rôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le maintien du régime de non-prolifération, et l'importance de soutenir les efforts visant à établir une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive au Moyen-Orient».
En ce qui concerne la crise du Grand barrage de la Renaissance, le souverain de Bahreïn a exprimé «le soutien total du royaume de Bahreïn à la sécurité en approvisionnement d’eau de l’Égypte en tant que partie intégrante de la sécurité en approvisionnement de l'eau arabe» et il a exhorté l'Éthiopie à abandonner sa politique unilatérale en ce qui concerne les fleuves internationaux et à respecter les lois internationales relatives au remplissage et à l'exploitation du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne.
Il a également souligné «la nécessité de négocier de bonne foi avec l'Égypte et le Soudan pour parvenir à un accord juridique contraignant à cet égard, en application de la déclaration présidentielle publiée par le Conseil de sécurité en septembre 2021, de manière à éviter les dommages causés par ce projet aux pays en aval et à renforcer la coopération entre les peuples égyptien, soudanais et éthiopien».
La partie bahreïnie a exprimé sa solidarité absolue avec la République arabe d'Égypte dans toutes les mesures qu'elle prend pour protéger sa sécurité nationale.
Sur la question yéménite, les deux parties ont affirmé leur soutien aux efforts internationaux visant à trouver une solution politique globale à la crise, conformément aux critères internationaux approuvés, et à l'initiative saoudienne visant à y mettre fin. Elles ont également exprimé leur soutien total au Conseil présidentiel yéménite pour qu'il s'acquitte de ses responsabilités constitutionnelles «afin de parvenir à la sécurité, à la stabilité et au développement du Yémen.»
Elles ont également affirmé leur soutien à l'accord d'armistice des Nations unies au Yémen et elles ont salué sa prolongation. Bahreïn a apprécié la réponse de l'Égypte à la demande du gouvernement légitime yéménite et des Nations unies d'assurer des vols directs entre Le Caire et Sanaa pour soutenir cet armistice et soulager les souffrances humanitaires du peuple yéménite.
Les deux parties ont favorablement accueilli la tenue du prochain sommet en Arabie saoudite entre les dirigeants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de la Jordanie et de l'Égypte, et la rencontre entre le Premier ministre irakien et le président américain, Joe Biden.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com