« Il n’y a pas assez de brancards, il n’y a pas assez de brancards pour les victimes ... ils sont en train de porter les victimes à bout de bras. Il y a encore des blessés et des morts dans les immeubles. Il y a des voitures qui sont rentrées en collision à cause du souffle de l’explosion, on marche sur des bouts de verre, le sol est tapissé de verre ».

A Gemmayzeh, la rue est noire, plus d’électricité. La nuit est tombée et s’est refermée sur une vision d’horreur que les Libanais n’arrivent toujours pas à intégrer. L’ampleur du choc, le chaos, l’odeur du sang, de l’explosion. Tout est détruit. A perte de vue.

« Ils sont toujours en train d’essayer de sortir les victimes, il n’y a pas assez de brancards pour les blessés. Je marche à Mar Mikhael… les soldats de l’armée… même les soldats sont en train de tomber par terre sous le coup du choc », témoigne notre correspondante sur place Patricia Khoder.







