HSBC: une chute des profits en raison de la pandémie et des tensions sino-américaines

HSBC, comme les autres grandes banques mondiales, n’a pas échappé aux conséquences économiques du coronavirus. (Daniel LEAL-OLIVAS)
HSBC, comme les autres grandes banques mondiales, n’a pas échappé aux conséquences économiques du coronavirus. (Daniel LEAL-OLIVAS)
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Publié le Mercredi 05 août 2020

HSBC: une chute des profits en raison de la pandémie et des tensions sino-américaines

  • La banque basée à Londres signale une chute de 69% de ses profits nets et prévoit de supprimer 35000 emplois
  • La banque a davantage souffert que d’autres grandes banques mondiales en raison de la relation très tendue entre Pékin et Washington

LONDRES: La banque HSBC a signalé lundi une chute de 69% de ses profits nets. Le géant bancaire a annoncé un profit de 3,1 milliards de $, contre près de 10 milliards de $ au cours des six premiers mois de 2019.

« Notre performance du premier semestre a été affectée par la pandémie de Covid-19, la baisse des taux d’intérêt, l’augmentation du risque géopolitique et l’accroissement de la volatilité des marchés », a déclaré le directeur général de la banque, Noel Quinn.

HSBC a déclaré que son profit avant impôts avait glissé de 64% à 4,3 milliards de $ au premier semestre, tandis que ses revenus étaient en baisse de 9% à 26,7 milliards de $. La banque basée à Londres estime désormais que ses provisions pour créances douteuses pourraient atteindre 13 milliards de $ pour 2020, contre 8 milliards envisagés précédemment. Elles ont grimpé à 3,83 milliards de $ sur le trimestre clos fin juin. 

HSBC, comme les autres grandes banques mondiales, n’a pas échappé aux conséquences économiques du coronavirus. La première banque française Société Générale a aussi annoncé lundi une perte de plus d'un milliard d'euros au deuxième trimestre, la pandémie l'obligeant à constituer davantage de provisions pour créances douteuses. Les banques britanniques Barclays, Lloyds et NatWest ont également déclaré que la pandémie avait eu d’énormes retombées financières pour elles. 

Dans le marasme général, on a toutefois pu déceler quelques signes positifs: la banque française BNP Paribas a résisté à la tempête du coronavirus au deuxième trimestre, annonçant seulement une légère baisse des profits nets grâce à des bons chiffres de la banque d'investissement. Le Crédit Suisse a quant à lui vu son profit net bondir de près d'un quart entre avril et juin, également grâce aux gains de la banque d'investissement.

« Les annonces d’HSBC n’a rien fait pour remonter le moral des investisseurs, et ont conclu un semestre très morose pour les banques en général. Même si elles sont bien mieux préparées à cette crise que lors de la crise financière d'il y a plus de dix ans, les perspectives immédiates restent sombres », note Richard Hunter, responsable des marchés chez Interactive Investor.

Mais dans la tempête économique, HSBC a peut-être encore plus souffert que d’autres banques. Déjà avant l’émergence de la crise, elle connaissait une croissance décevante de ses profits, affectée par les incertitudes de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine et la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. La banque a annoncé mi-juin la reprise de son vaste plan de restructuration. Celui prévoit la suppression de 35.000 emplois en trois ans (soit 15% des effectifs), essentiellement en Europe et aux Etats-Unis. La banque avait déjà annoncé la suppression de 4000 postes en août 2019. La mise en œuvre de ce programme annoncé en février avait été suspendue en mars au plus fort de la crise sanitaire, afin de protéger les salariés du groupe.

Dans l’immédiat, HSBC a un autre casse-tête à résoudre: les tensions géopolitiques entre la Chine et l’Occident. La banque réalise en effet 90% de ses profits en Asie, la Chine et Hong Kong étant les principaux moteurs de la croissance. Elle s’est retrouvée prise entre les tirs croisés entre Washinghton et Pékin.

La banque a essayé de rester dans les bonnes grâces de Pékin. Elle a vigoureusement soutenu une loi draconienne sur la sécurité nationale que Pékin a imposée à Hong Kong en juin pour mettre fin à une année de troubles et de manifestations en faveur de la démocratie. Cette décision a suscité des critiques à Washington et à Londres, mais les analystes y ont vu une tentative de protéger son accès à la Chine, qui a déjà puni les entreprises qui ne suivent pas la ligne de Pékin.

Mais cette attitude ne l’a pas protégé de la colère de Pékin. Quinn a fait référence à la vulnérabilité politique croissante de la banque lors de la révélation de ses résultats lundi. « Les tensions actuelles entre la Chine et les États-Unis créent inévitablement des situations difficiles pour une organisation portant l'empreinte d’ HSBC, a-t-il déclaré. Cependant, une banque capable de faire le lien entre les économies de l'Est et de l'Ouest reste indispensable, et nous sommes particulièrement  bien placés pour remplir ce rôle. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.