Face aux nouveaux pics de cas de Covid, appels au Liban à prolonger le confinement

Des membres des forces de sécurité libanaises vérifient les documents des citoyens à un point de contrôle COVID-19 près de la ville côtière de Safra sur la route principale Tripoli-Beyrouth. (AFP)
Des membres des forces de sécurité libanaises vérifient les documents des citoyens à un point de contrôle COVID-19 près de la ville côtière de Safra sur la route principale Tripoli-Beyrouth. (AFP)
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Publié le Mercredi 20 janvier 2021

Face aux nouveaux pics de cas de Covid, appels au Liban à prolonger le confinement

  • Le pays vit depuis le 14 janvier au rythme d'un confinement strict qui doit durer jusqu'au 25 janvier. Mais les chiffres restent alarmants
  • Le ministère de la Santé a annoncé mardi un nouveau record de décès (61) en 24 heures. Et 6 154 nouvelles contaminations avaient été recensées vendredi dernier, un pic quotidien

BEYROUTH : Les appels pour un prolongement du confinement au Liban se sont multipliés mardi face à la flambée des contaminations par le nouveau coronavirus que les restrictions en place ne parviennent pas à juguler et qui entraîne une saturation des hôpitaux.

Le pays vit depuis le 14 janvier au rythme d'un confinement strict qui doit durer jusqu'au 25 janvier. Mais les chiffres restent alarmants.

Le ministère de la Santé a annoncé mardi un nouveau record de décès (61) en 24 heures. Et 6 154 nouvelles contaminations avaient été recensées vendredi dernier, un pic quotidien. 

Le pays de quelque six millions d'habitants a recensé officiellement 260 315 cas, dont 2 020 décès, depuis le début de l'épidémie.

«Début janvier, nous avions recommandé trois semaines (de confinement) alors que les chiffres n'étaient pas aussi élevés. Je maintiens cette recommandation» tandis que le gouvernement a opté pour onze jours, a indiqué à l'AFP Petra Khoury, présidente du Comité national de lutte contre le Covid-19.

«Pour que nous puissions faire une différence, nous avons besoin d'au moins trois semaines d'un bouclage total», selon elle.

«Bien sûr qu'il faut prolonger le confinement» actuel, a affirmé Sleiman Haroun, président du syndicat des hôpitaux privés, plaidant pour une période minimale de «quatre semaines».

«Le corps médical est certainement épuisé mais ce qui m'inquiète le plus est le nombre de personnes contaminées affluant chaque jour dans les hôpitaux», a-t-il ajouté.

Plusieurs hôpitaux, dont celui de l'université américaine de Beyrouth, ont annoncé que leurs services étaient saturés.

«Le taux élevé de tests positifs ainsi que l'augmentation quotidienne du nombre de patients en soins intensifs indiquent que la contamination n'est pas sous contrôle», a regretté Firas Abiad, directeur de l'hôpital universitaire Rafic Hariri à Beyrouth, principal établissement mobilisé dans la lutte contre le coronavirus.

Au vu de la situation actuelle, «les restrictions ne peuvent aucunement être assouplies», a-t-il ajouté.  

Le pays espère recevoir mi-février sa première livraison du vaccin américano-allemand Pfizer-BioNTech.

 


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.