Cinq soldats tués et quatre disparus lors d'une opération antiterroriste au Niger

L'opération a été engagée après l'attaque d'un camp militaire dimanche puis l'explosion d'une mine artisanale lundi qui avait tué quatre soldats dans la région de Diffa (Photo, AFP).
L'opération a été engagée après l'attaque d'un camp militaire dimanche puis l'explosion d'une mine artisanale lundi qui avait tué quatre soldats dans la région de Diffa (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 22 janvier 2021

Cinq soldats tués et quatre disparus lors d'une opération antiterroriste au Niger

  • Le Niger doit voter fin février pour élire son nouveau président. Mahamadou Issoufou, au pouvoir depuis dix ans, quittera ses fonctions le 21 février
  • Dimanche, un camp militaire nigérien situé à quelques km de la frontière du Nigeria avait été attaqué par des jihadistes affiliés au groupe Etat islamique

NIAMEY: Cinq soldats nigériens ont été tués lors d'une opération militaire antiterroriste menée mardi et quatre sont portés disparus depuis, dans le Sud-Est du Niger frontalier du Nigeria, ont annoncé jeudi soir les autorités, en revendiquant une «vingtaine de terroristes» tués.

L'opération a été engagée après l'attaque d'un camp militaire dimanche puis l'explosion d'une mine artisanale lundi qui avait tué quatre soldats dans la région de Diffa.

Le bilan est de «cinq morts» et «quatre portés disparus» dans les rangs de l'armée contre «une vingtaine de terroristes» tués, selon un communiqué du ministère de la Défense lu jeudi soir à la télévision nigérienne.

Aucun détail précis n'a été donné sur la localisation exacte ou les circonstances du décès des cinq soldats et de la «vingtaine de terroristes», terminologie employée par les autorités au Sahel pour définir les jihadistes.

Le ministère de la Défense a seulement indiqué que l'opération a été «aéro-terrestre» et «appuyée par les partenaires» du Niger -- à savoir la France engagée au Sahel avec l'opération Barkhane ou la Force multinationale mixte (composée de troupes de pays de la région).

Dimanche, un camp militaire nigérien situé à quelques km de la frontière du Nigeria, à Chétima Wangou, avait été attaqué par des jihadistes affiliés au groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), selon leur revendication le lendemain.

Des «poursuites» et «opérations de ratissage» ont été engagées par l'armée nigérienne dans la zone. Lundi, quatre soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine artisanale dans le secteur.

L'opération de mardi s'inscrivait dans ces opérations de «poursuites» et «ratissages», selon le communiqué.

Chétima Wangou est un village à quelques dizaines de km au sud-ouest de la ville de Diffa.

Un poste militaire y est installé, qui a déjà été attaqué par le passé par des jihadistes: le 7 mars 2020, huit soldats nigériens y avaient été tués. L'année précédente, sept avaient déjà péri lors d'une autre attaque à Chétima Wangou.

Iswap est une branche dissidente du groupe jihadiste Boko Haram, né au Nigeria en 2009 et qui a établi des bases sur certains des multiples îlots parsemant le lac Tchad, vaste étendue marécageuse à la frontière entre le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun.

Le conflit avec les jihadistes de Boko Haram et de l'Iswap a fait plus de 36 000 morts depuis 2009 dans le Nord-Est du Nigeria. Près de deux millions de personnes ont fui leurs foyers. 

Le Niger doit voter fin février pour élire son nouveau président. Mahamadou Issoufou, au pouvoir depuis dix ans, quittera ses fonctions le 21 février.

Un des principaux défis du prochain chef de l'Etat sera de juguler les attaques jihadistes, autant dans le Sud-Est du pays frontalier du Nigeria que dans l'Ouest sahélien, où des groupes affiliés à l'EI et à Al-Qaïda sévissent.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.