Après Pfizer, les retards de livraisons des vaccins AstraZeneca inquiètent l'Europe

Une bouteille contenant le vaccin Oxford / AstraZeneca Covid-19 est photographiée dans un centre de vaccination temporaire du stade Keepmoat de Doncaster, dans le nord de l'Angleterre, le 23 janvier 2021. (AFP)
Une bouteille contenant le vaccin Oxford / AstraZeneca Covid-19 est photographiée dans un centre de vaccination temporaire du stade Keepmoat de Doncaster, dans le nord de l'Angleterre, le 23 janvier 2021. (AFP)
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Publié le Dimanche 24 janvier 2021

Après Pfizer, les retards de livraisons des vaccins AstraZeneca inquiètent l'Europe

  • Après les retards annoncés par Pfizer dans les livraisons de vaccins contre la Covid-19, l'annonce similaire d'AstraZeneca inquiète l'Europe
  • Certains pays prévoient même jusqu'à 80% de livraisons en moins que prévu.

PARIS : Après les retards annoncés par Pfizer dans les livraisons de vaccins contre la Covid-19, l'annonce similaire d'AstraZeneca inquiète l'Europe, où certains pays prévoient même jusqu'à 80% de livraisons en moins que prévu.

Les livraisons du vaccin AstraZeneca/Oxford en Europe -sous réserve de son approbation, prévue le 29 janvier-, seront moins importantes que prévu, en raison d'une "baisse de rendement" sur un site de fabrication, a indiqué vendredi soir le groupe britannique à l'AFP.

La Commission européenne avait initialement réservé jusqu'à 400 millions de doses de ce vaccin.

Cette annonce a immédiatement suscité  "le profond mécontentement" de la Commission européenne et des Etats membres, a indiqué sur Twitter la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides, en insistant sur "un calendrier de livraison précis".

"Une très très mauvaise nouvelle", a déploré pour sa part le ministre autrichien de la Santé Rudolf Anschober. "Nous ne sommes pas disposés à l’accepter et on se battra" pour que les livraisons soient "rattrapées le plus vite possible", a-t-il dit. Selon lui, l’Autriche ne devrait recevoir en février que "340.000 doses" du vaccin d'AstraZeneca, contre 650.000 initialement attendues.

Le ministre belge de la Santé, Frank Vandenbroucke, a déclaré : "On avait un contrat en vue avec AstraZeneca qui promettait 1,5 million de doses pour le premier trimestre. Et là, AstraZeneca dit on va diminuer de moitié, au lieu de 1,5 million il y aurait 650.000". 

"Ce sera rattrapé après mais c'est quand même extrêmement gênant pour le début de la campagne. C'est une très mauvaise nouvelle", a-t-il ajouté. 

La Lituanie a quant à elle chiffré à 80% la réduction des doses de vaccins AstraZeneca qu'elle escomptait pour le premier trimestre.

"Cela va perturber nos plans" de vaccination, a pour sa part déclaré le Premier ministre irlandais Micheal Martin, qui a dit s'attendre à une "discussion franche" entre la Commission européenne et AstraZeneca dans les prochains jours.

- Rassurer -

Moins directs, les responsables français et allemands ont tenté pour leur part de rassurer des populations déjà à cran en raison de la lenteur de la campagne de vaccination.

Le plan de vaccination n'est pas remis en cause par les délais de livraison annoncés, a assuré samedi la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

"Nous avons de nouveaux vaccins qui arrivent, nous avons Pfizer qui augmente ses capacités de production", a-t-elle déclaré sur la radio France Inter.

En Allemagne, le ministre de la Santé Jens Spahn s'est aussi voulu rassurant: après l'autorisation du vaccin dans l'UE attendue dans une semaine, "il y aura des livraisons d'AstraZeneca en février", a-t-il dit.

"Combien, nous devons encore le clarifier avec AstraZeneca et l'Union européenne dans les prochains jours", a-t-il cependant ajouté.

En Suède, le coordinateur national de la vaccination Richard Bergström a dit s'attendre à ce que son pays reçoive environ 700.000 doses lors du premier mois après l'autorisation du vaccin, contre un million de doses espérées.

La Norvège, non membre de l'UE mais qui suit les décisions de l'EMA sur les autorisations, a fait part de sa "déception". La principale autorité sanitaire du pays, FHI, s'attend désormais à recevoir seulement 200.000 doses du vaccin d'AstraZeneca pour le mois de février, contre 1,12 million de doses initialement attendues.

- 'Faute' -

Les retards annoncés la semaine dernière dans les livraisons du vaccin Pfizer-BioNtech ont déjà suscité le courroux des pays européens.

"Nous pensons que Pfizer est actuellement en faute", a fustigé dans la Stampa samedi le dirigeant de la cellule de crise italienne pour la pandémie, Domenico Arcuri, confirmant que l'Italie avait l'intention d'attaquer le laboratoire américain en justice.

"La réduction de 20% des fournitures de vaccins Pfizer n'est pas une estimation, mais une triste certitude", a-t-il déclaré, martelant que le droit à la santé des Italiens n'est pas "négociable".

Le gouvernement italien a également indiqué qu'il envisageait des sanctions légales contre AstraZeneca estimant "inacceptable" la modification d'engagements contractuels. 

Le vaccin AstraZeneca/Oxford présente l'avantage d'être moins cher à produire que celui de ses rivaux. Il est également plus facile à stocker et transporter, en particulier que celui de Pfizer/BioNTech qui doit être conservé à de très basses températures (-70°C).

La pandémie a fait près de 700.000 morts dans la région Europe (52 pays selon la définition AFP), où près de 32 millions de personnes ont été infectées.

Pour les seuls 27 pays de l'UE, près de 18,5 millions de cas ont été recensés et 443.231 décès.

                                               

 

 


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.