L'Iran menace de cibler des villes israéliennes en cas d'attaque sur son territoire

Le président iranien Hassan Rohani épaulé de son chef de cabinet Mahmoud Vaezi, qui a ainsi accusé Israël (Photo, HO/Iranian Presidency/AFP).
Le président iranien Hassan Rohani épaulé de son chef de cabinet Mahmoud Vaezi, qui a ainsi accusé Israël (Photo, HO/Iranian Presidency/AFP).
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Publié le Jeudi 28 janvier 2021

L'Iran menace de cibler des villes israéliennes en cas d'attaque sur son territoire

  • Israël accuse l'Iran, son ennemi juré, de chercher à fabriquer l'arme atomique ce que Téhéran dément
  • «Comme l'avait dit le guide suprême dans le passé, nous allons sûrement détruire Haïfa et Tel-Aviv (...) en cas de la moindre erreur du régime sioniste» a averti un général iranien

TEHERAN: L'Iran a averti mercredi Israël qu'il riposterait à toute attaque contre son territoire en ciblant des villes israéliennes et accusé ce pays de mener une « guerre psychologique », après des déclarations de l'armée israélienne évoquant des « plans » contre la République islamique.

Mardi, le chef de l'armée israélienne, le général Aviv Kochavi, a affirmé, dans une rare intervention publique, avoir demandé à ses équipes de travailler sur de nouveaux « plans » pour contrer ce qu'il qualifie de menace nucléaire iranienne en cas de décision politique de cibler l'Iran.

Israël accuse l'Iran, son ennemi juré, de chercher à fabriquer l'arme atomique ce que Téhéran dément.

« Ils sont en train de mener une guerre psychologique, ils n'ont pratiquement aucun plan, aucune capacité », a indiqué le directeur de cabinet du président iranien, Mahmoud Vaezi, en marge du conseil des ministres, en réponse à une question sur les déclarations du chef d'état-major israélien.

« Pour défendre l'Iran, nos forces armées sont entraînées (...) Nous n'avons pas l'intention d'entrer en guerre, mais nous défendons sérieusement le pays », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le porte-parole des forces armées iraniennes a mis en garde contre les « menaces (d'Israël) contre les installations nucléaires iraniennes et les bases de missiles », basées selon lui sur des « illusions ».

« Les déclarations du chef d'état-major sioniste relèvent de la guerre psychologique », a indiqué le général de brigade, Abdolfazl Shékarchi, dans une interview publiée sur Iribnews, le site internet de la télévision d'Etat.

« Comme l'avait dit le guide suprême dans le passé, nous allons sûrement détruire Haïfa et Tel-Aviv (...) en cas de la moindre erreur du régime sioniste contre la République islamique », a-t-il averti.

Cette nouvelle guerre des mots intervient une semaine après l'investiture du président américain, Joe Biden, succédant à Donald Trump qui avait adopté une politique de « pression maximale » vis-à-vis de Téhéran et s'est retiré unilatéralement en 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien, conclu trois ans auparavant avec les grandes puissances.

Jugeant que la politique iranienne de son prédécesseur était un échec, Biden a fait part de son intention de ramener les Etats-Unis dans le giron de l'accord nucléaire mais il a conditionné cela à un retour préalable de l'Iran au respect strict de ses engagements.

L'Iran lui demande une levée « sans conditions » des sanctions.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.