Mohammed ben Salmane: Riyad sera parmi les 10 plus grandes économies urbaines

S'exprimant lors du forum de l'Initiative d'investissement futur, le prince héritier a déclaré qu'il y avait des plans pour améliorer la condition environnementale de Riyad. (FII)
S'exprimant lors du forum de l'Initiative d'investissement futur, le prince héritier a déclaré qu'il y avait des plans pour améliorer la condition environnementale de Riyad. (FII)
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Publié le Vendredi 29 janvier 2021

Mohammed ben Salmane: Riyad sera parmi les 10 plus grandes économies urbaines

  • «Le vrai développement commence dans les villes, que ce soit en termes d'industrie, d'innovation, d'éducation, de services ou d'autres secteurs»
  • «Notre objectif ultime est de faire de Riyad l'une des 10 plus grandes économies urbaines du monde », a aussi affirmé le prince héritier

DUBAÏ: À l’occasion de la Future Investment Initiative (FII) qui se déroule dans la capitale saoudienne, le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a annoncé les plans ambitieux du Royaume. Faire de Riyad l'une des dix villes les plus riches du monde, doubler le nombre d’habitants, développer une ville «plus verte»…  Un programme à la hauteur des ambitions d’un pays qui sait regarder vers l’avenir. 

«Toutes les caractéristiques de Riyad préparent le terrain pour la création d’emplois, la croissance économique, l’investissement et bien d’autres opportunités», a déclaré le prince héritier à Matteo Renzi, ancien Premier ministre italien, lors d’une table ronde sur l’avenir de la capitale.

«Notre objectif ultime est de faire de Riyad l'une des 10 plus grandes économies urbaines du monde. Aujourd'hui, elle se situe au 40e rang, la quarantième plus grande économie urbaine au monde. Nous visons également à augmenter le nombre de ses habitants de 7,5 millions aujourd'hui à environ 15-20 millions en 2030», a-t-il ajouté.

« Les villes représentent 85 % de l'activité économique mondiale et sont le berceau du développement en termes d'industrie, d'innovation, d'éducation, de services ou d'autres secteurs », a déclaré Mohammed ben Salmane qui a également affirmé n’avoir aucun doute concernant le fait que «l’économie mondiale repose beaucoup plus sur des villes que sur des nations».

Riyad représente environ 50 % de l'économie non pétrolière du Royaume et bénéficie d'avantages de coûts par rapport aux autres centres urbains. Le coût de la création d'emplois dans la capitale est 30 % inférieur à celui des autres villes saoudiennes, a révélé le prince héritier.

«Le coût du développement des infrastructures et de l'immobilier est inférieur de 29 % à celui des autres villes, tandis que l'infrastructure de Riyad est déjà très bien établie en raison de la bonne gestion et de la planification rationnelle sur plus de cinquante-cinq ans pensée et mise en œuvre par Son Altesse le Roi Salmane», a-t-il ajouté.

Le prince héritier a également annoncé des projets de long terme pour une ville plus verte et plus durable. «Cela impliquera la plantation de millions d'arbres dans la ville afin de réduire les températures et les niveaux de poussière», a-t-il expliqué. «Il est également prévu d'améliorer les conditions environnementales de Riyad et de la province, ainsi que de soutenir d'autres projets environnementaux dans le Royaume qui seront annoncés à une date ultérieure».

Fahd al-Rasheed, président de la Commission royale pour la ville de Riyad, a pour sa part déclaré à Arab News  que le fait de «construire des installations attirera inévitablement les investisseurs».

Khalid al-Falih, le ministre saoudien des Investissements, a par ailleurs annoncé une série de réformes favorables aux entreprises qui seraient adoptées d'ici mi-2021.

L'événement du FII, qui a attiré plus de 10 000 participants inscrits ainsi que des millions d'autres sur les réseaux sociaux, a également appris que 24 sociétés multinationales s'étaient inscrites pour établir leur siège régional à Riyad, y compris des géants tels que PepsiCo, Schlumberger, Bechtel et Boston Scientific, ainsi que la chaîne de restauration rapide Tim Hortons.

Lors de son intervention, le prince héritier avait également dévoilé qu’Aramco, la plus grande compagnie pétrolière du monde, pourrait organiser une deuxième offre d’actions après son introduction historique en bourse depuis un peu plus d’un an. «Cela produira un flux de trésorerie qui sera transféré au Fonds d'investissement public pour être ensuite réinvesti aux deux niveaux national et international au profit des citoyens saoudiens», a-t-il conclu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.