Le cas GameStop mobilise contre fonds d’investissement et plateformes de courtage

«Les grandes boîtes de Wall Street ne peuvent pas restreindre l'accès du public au libre marché et ne devraient pas censurer la discussion à ce sujet, surtout si c'est pour leur propre bénéfice», a fustigé Ken Paxton (Photo, AFP).
«Les grandes boîtes de Wall Street ne peuvent pas restreindre l'accès du public au libre marché et ne devraient pas censurer la discussion à ce sujet, surtout si c'est pour leur propre bénéfice», a fustigé Ken Paxton (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 30 janvier 2021

Le cas GameStop mobilise contre fonds d’investissement et plateformes de courtage

  • «Cette coordination vraisemblable entre des hedge funds, des plateformes de courtage et des serveurs internet pour écarter des menaces à leur domination du marché est scandaleusement inédite et injuste»
  • Ces boursicoteurs se sont lancés dans une bataille contre des grands fonds d'investissement, qui avaient parié à la baisse sur le titre afin d'engranger des bénéfices conséquents

NEW YORK: Du procureur général du Texas au régulateur de la Bourse américaine, les attaques ont fusé vendredi contre les grands fonds d'investissement de Wall Street et des plateformes de courtage, soupçonnés d'avoir voulu manipulé le marché boursier en limitant certains échanges.
Dans un communiqué au vitriol, le procureur général du Texas a réclamé à plusieurs entreprises, dont les courtiers Robinhood et TD Ameritrade, des explications sur les limitations qu'ils ont imposées sur les transactions de titres ayant fait l'objet d'achats massifs ces derniers jours.

«Les grandes boîtes de Wall Street ne peuvent pas restreindre l'accès du public au libre marché et ne devraient pas censurer la discussion à ce sujet, surtout si c'est pour leur propre bénéfice», a fustigé Ken Paxton.

«Cette coordination vraisemblable entre des hedge funds, des plateformes de courtage et des serveurs internet pour écarter des menaces à leur domination du marché est scandaleusement inédite et injuste. Cela pue la corruption», a-t-il ajouté.
Le Régulateur de la Bourse, la SEC, avait plus tôt dans la dit «surveiller et évaluer de près de l'extrême la volatilité du prix de certaines actions» après la folle envolée à Wall Street de titres comme GameStop ou la chaîne de cinémas AMC .
La Securities and Exchange Commission a promis d'agir afin de «protéger les petits investisseurs lorsque les faits démontrent une activité boursière abusive ou manipulatrice qui est interdite par les lois fédérales sur les valeurs mobilières».
De la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, qui a organisé jeudi soir une discussion sur le sujet sur la plateforme Twitch, au sénateur républicain Ted Cruz, de nombreux élus ont aussi fait partie de leur indignation.
La présidente du comité des finances de la Chambre des représentants, Maxine Waters, a annoncé jeudi une audition parlementaire, dont la date n'a pas encore été fixée, sur l'attitude prédatrice des hedge funds.

Robinhood tombe en disgrâce

Depuis la fin de la semaine dernière, le titre du revendeur de jeux vidéo GameStop connait une incroyable ascension à Wall Street.
L'action a soudainement augmenté quand une armée d'investisseurs amateurs, utilisant un forum du site Reddit, a décidé d'acheter massivement l'action de cette chaîne de magasins de jeux vidéo, dont la santé financière et les perspectives de croissance laissent pourtant à désirer.
Ces boursicoteurs se sont lancés dans une bataille contre des grands fonds d'investissement, qui avaient parié à la baisse sur le titre afin d'engranger des bénéfices conséquents.
La progression de GameStop, qui s'échange sous le symbole GME au New York Stock Exchange, force en effet ces fonds à racheter au prix fort des actions qu'ils avaient vendues afin de limiter leurs pertes.
D'autres entreprises cotées que les fonds d'investissement voyaient s'effondrer, ont également profité d'un afflux, notamment le fabricant de logiciels d'entreprises BlackBerry.
Ces fluctuations ont poussé plusieurs courtiers, dont la demande populaire Robinhood, prisée des boursicoteurs et dont la devise est de «démocratiser la finance pour tous», à limiter les échanges sur un panier d'actions jugées trop volatiles.
Mais après le péage suscité par cette initiative, la plateforme a annoncé «une reprise limitée des achats de ces titres» à partir de vendredi. De nombreuses restrictions restaient cependant en place.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.