Une vision partagée pour Qiddiya, futur hub mondial de divertissement

Qiddiya est l’un des plus grands investissements dans l’avenir du divertissement au Moyen-Orient. (Photo fournie: QIC)
Qiddiya est l’un des plus grands investissements dans l’avenir du divertissement au Moyen-Orient. (Photo fournie: QIC)
Photo prise le 25 avril 2019 montrant l’entrée de la ville de Qiddiya, au sud de la capitale Riyad. (AFP/Photo d’archives)
Photo prise le 25 avril 2019 montrant l’entrée de la ville de Qiddiya, au sud de la capitale Riyad. (AFP/Photo d’archives)
L’un des objectifs du projet Qiddiya est de créer un hub pour générer des possibilités d’emploi grâce à des infrastructures de divertissement, de sport et d’art. (Photo AN/Khaled Al-Khamees/Photo d’archives)
L’un des objectifs du projet Qiddiya est de créer un hub pour générer des possibilités d’emploi grâce à des infrastructures de divertissement, de sport et d’art. (Photo AN/Khaled Al-Khamees/Photo d’archives)
La ville — qui couvrira plus de 300 km2 — comprendra un circuit de course Formule 1, un parc d’attractions Six Flags, un parc aquatique, des infrastructures sportives, telles que des terrains de football, et des infrastructures de développement pour les jeunes athlètes saoudiens, et une vaste gamme d’activités culturelles, créatives et artistiques. (Photo fournie : Qiddiya)
La ville — qui couvrira plus de 300 km2 — comprendra un circuit de course Formule 1, un parc d’attractions Six Flags, un parc aquatique, des infrastructures sportives, telles que des terrains de football, et des infrastructures de développement pour les jeunes athlètes saoudiens, et une vaste gamme d’activités culturelles, créatives et artistiques. (Photo fournie : Qiddiya)
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Publié le Dimanche 31 janvier 2021

Une vision partagée pour Qiddiya, futur hub mondial de divertissement

  • Qiddiya comprendra des parcs d’attractions, un circuit de course Formule 1, des stades sportifs et une pléthore d’activités culturelles et artistiques
  • Un ancien directeur responsable à Disney a déclaré qu’il souhaitait diriger le projet Qiddiya afin de jouer un rôle dans la Vision 2030 du Royaume

RIYAD : L’un des principaux avantages que possède l’équipe derrière l’ambitieuse volonté de l’Arabie saoudite de créer un hub mondial de divertissement est le fait que toutes les personnes impliquées partagent la même vision du projet, a déclaré le responsable du développement de Qiddiya à l’agence de presse sœur d’Arab News, Asharq news.

« La beauté d’un projet comme celui de Qiddiya est qu’on ne passe pas beaucoup de temps à expliquer aux gens pourquoi ils sont là — ils le savent déjà », a dit Philippe Gas, PDG du projet Qiddiya, à Ashar news.

Qiddiya en Bref

Superficie totale : 334 km2

Superficie aménagée prévue : 103 km2

« Ils visitent le site, ils voient cette belle falaise, et ils savent ce qu’il faudra faire. Tout le monde est donc fier de ne pas avoir à expliquer — tout est clair. C’est une force que nous avons », a affirmé M. Gas.

Qiddiya est l’un des plus grands investissements dans l’avenir du divertissement au Moyen-Orient.

Ayant pour but de devenir un hub de divertissement, de culture et de sport aux niveaux mondial et régional, cette ville ne sera pas comme les autres, a indiqué M. Gas.

« L’ambition de Qiddiya est de devenir la capitale mondiale du divertissement, du sport et de l’art », a-t-il lancé.

La ville — qui couvrira plus de 300 km2 — comprendra un circuit de course Formule 1, un parc d’attractions Six Flags, un parc aquatique, des infrastructures sportives, telles que des terrains de football, et des infrastructures de développement pour les jeunes athlètes saoudiens, et une vaste gamme d’activités culturelles, créatives et artistiques.

Mais pour M. Gas, qui a passé une grande partie de sa carrière à la tête de la société derrière le fameux parc d’attractions Disneyland Paris, c’est l’alignement de Qiddiya avec la Vision 2030 de l’Arabie saoudite qui l’y a d’abord attiré — il voulait faire partie de l’histoire du Royaume.

« La raison principale (de mon travail sur Qiddiya) est en fait la façon dont le projet est lié à la Vision 2030 et à la transformation globale du Royaume d’Arabie saoudite », a-t-il confié.

Dirigée par le prince héritier Mohammed ben Salman, la Vision 2030 de l’Arabie saoudite est une stratégie nationale ambitieuse visant à garantir que le Royaume est une société dynamique et  progressiste, avec une économie prospère, d’ici la fin de la décennie.

Qiddiya, avec sa promesse d’une expérience touristique inégalée, est l’un des nombreux « giga-projets » qui constituent une partie essentielle de la transition économique du Royaume vers une économie moins dépendante du pétrole.

« On n’a pas beaucoup d’opportunités dans notre vie, dans notre vie professionnelle, pour influencer un projet aussi incroyable. C’est ce qui m’a le plus séduit », a affirmé M. Gas

.Selon lui, l’importance du divertissement et des relations humaines que le projet facilite est de plus en plus comprise et mise en valeur dans le monde, et c’est pour cette raison que Qiddiya est une partie si importante de la Vision 2030.

« Le divertissement revêt de plus en plus d’importance partout. Le monde entier est conscient que le temps passe très vite et que les gens ont besoin de passer du temps en des faisant des activités ensemble — pas seulement travailler, dormir et travailler encore ».

« Partout dans le monde, nous avons vu l’importance de passer du temps avec les amis, avec la famille et en couple — pour mieux se connaître et pour mieux communiquer ensemble », a-t-il ajouté.

« C’est pour cela que le secteur du divertissement gagne en importance, et nous pouvons le voir, en fait, avec la Vision 2030 en Arabie saoudite ».

La stratégie met l’accent sur « le bien-être des gens, en apportant plus de bonheur dans la vie des familles, et pour cela, nous devons partager du temps ensemble et profiter des moments en commun que nous avons ».

La technologie, et sa capacité à créer des expériences immersives, sera un outil essentiel utilisé pour créer ces moments partagés entre les visiteurs de Qiddiya.

« Les gens veulent de moins en moins être spectateurs d’une activité ; ils veulent en faire partie. C’est là que la technologie entre en scène », a souligné M. Gas.

« La réalité augmentée, la réalité virtuelle et beaucoup d'effets avec lesquels nous pouvons jouer et que nous pouvons utiliser, vont attirer les gens dans l’expérience : ils deviendront un acteur de l’expérience. Les gens veulent vivre ces expériences ».

Cette révolution dans le secteur du divertissement est ce qui rend le projet Qiddiya si passionnant non seulement pour le peuple d’Arabie saoudite, mais aussi pour le monde entier, a poursuivi M. Gas.

« Qiddiya est absolument unique. Je travaille dans le secteur du divertissement depuis plusieurs années déjà, mais je n’ai jamais vu une telle proposition qui intègre des éléments tels que le divertissement, le sport, l’art, le spectacle, mais aussi la créativité ».

Qiddiya « est un projet qui n’a jamais été proposé, et c’est ce qui rend cet endroit si unique », a-t-il ajouté.

Les travaux de construction ont déjà commencé à Qiddiya, qui se situe seulement à 40 minutes de Riyad, et le site ouvrira ses portes en 2023.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


L'Iran doit «conclure un accord» avec les Etats-Unis, estime un ex-chef de la diplomatie iranienne

L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
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  • L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit"
  • Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui"

PARIS: L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

L'ex-ministre des Affaires étrangères entre 2013 et 2021, un des architectes de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, n'a plus de rôle officiel au sein du gouvernement, mais c'est la première fois depuis le déclenchement de la guerre par l'offensive militaire américano-israélienne le 28 février qu'une figure de haut rang en Iran se positionne publiquement en faveur d'un accord de paix.

L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit et empêche qu'un nouveau ne survienne", a écrit le diplomate dans une tribune publiée jeudi soir par la revue américaine Foreign Affairs.

Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui", a-t-il écrit.

"L'Iran devrait également être prêt à accepter un pacte de non-agression avec les Etats-Unis, par lequel les deux pays s'engageraient à ne plus s'attaquer à l'avenir", a encore proposé Mohammad Javad Zarif. Il a aussi évoqué des "échanges économiques" entre les deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis plus de quatre décennies.

Cette tribune a été publiée dans la revue américaine quelques heures après que Donald Trump a menacé mercredi d'intensifier ses frappes et de renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre".

"En tant qu'Iranien, indigné par l'agression irresponsable et les insultes grossières de Donald Trump (...) je suis partagé quant à la publication de ce plan de paix dans Foreign Affairs. Je suis néanmoins convaincu que la guerre doit prendre fin à des conditions compatibles avec les intérêts nationaux iraniens", s'est justifié vendredi sur le réseau social X l'ancien chef de la diplomatie.


Le Royaume-Uni déploie un système anti-drones au Koweït

Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
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  • "Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique
  • Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement

LONDRES: Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne.

"Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique.

Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement.

"Le Premier ministre a commencé par condamner l'attaque de drone nocturne irresponsable contre une raffinerie de pétrole koweïtienne", a indiqué Downing Street dans un compte rendu de l'entretien téléphonique entre M. Starmer et le prince héritier du Koweït.

"Ils ont discuté du déploiement du système de défense aérienne britannique Rapid Sentry au Koweït, qui protégera le personnel et les intérêts koweïtiens et britanniques dans la région, tout en évitant une escalade du conflit", a ajouté le communiqué de Downing Street.

Les pays du Golfe, dont le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont été entraînés dans la guerre au Moyen-Orient, visés par des frappes iraniennes en représailles aux attaques lancées par les États-Unis et Israël le 28 février.


Les églises de Dubaï passent les messes de Pâques en ligne pour des raisons de sécurité

Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
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  • Les églises de Dubaï annoncent un passage en ligne des messes pendant le week-end de Pâques pour des raisons de sécurité

DUBAÏ : Les églises aux Émirats arabes unis ont annoncé une fermeture temporaire pendant Pâques en raison de préoccupations liées à la sécurité dans un contexte de tensions régionales.

Les églises, dont l’église catholique St. Mary, l’église catholique St. Francis of Assisi et la cathédrale orthodoxe St. Thomas, ont indiqué qu’elles resteraient fermées suite à une directive du gouvernement et que les offices du Vendredi saint seraient diffusés en ligne via leurs chaînes officielles.

« Les paroissiens sont priés de ne pas se rendre dans les locaux de l’église, dans l’intérêt de la sécurité et du bien-être de la communauté », indique l’annonce.

Cette décision représente un changement majeur pour les communautés chrétiennes, particulièrement pendant l’une des périodes les plus sacrées de l’année.

Traditionnellement, la Semaine Sainte est remplie de prières communautaires, de grandes réunions familiales et de célébrations religieuses menant à Pâques.

Sandra Sabbagh, résidente de Dubaï, a déclaré que la Semaine Sainte est l’un des moments les plus attendus de l’année.

« Nous jeûnons pendant presque cinq semaines, et cette semaine est considérée comme très importante pendant notre période de jeûne. Donc oui, c’est décevant. Nous l’attendons depuis le tout début du Carême », a-t-elle expliqué, ajoutant que cette période est habituellement consacrée à se rassembler à l’église avec d’autres.

« Bien sûr, nous sommes attristés, mais en même temps, le gouvernement n’aurait pas pris une telle décision si ce n’était pas pour le bien des gens et leur sécurité. Et bien sûr, nous soutenons ces décisions. Je prie pour que la paix revienne bientôt, que nous puissions traverser cette situation, et que les gens puissent revenir à une vie sûre et paisible, comme nous en avons l’habitude dans ce pays », a-t-elle ajouté.

Bien que les messes diffusées en direct permettent aux fidèles de maintenir un lien spirituel depuis chez eux, beaucoup estiment que l’absence de participation physique rend les célébrations incomplètes, mais ils comprennent l’importance de respecter les règles gouvernementales.

Rachel Henry, résidente de Dubaï, a déclaré que, même si ne pas pouvoir se rendre à l’église est décevant, elle est reconnaissante que la technologie permette à la communauté de se rassembler virtuellement pour le culte.

« Grâce à la technologie et tout, nous pouvons assister en ligne. Donc, le même sentiment de participation est là, mais la perte de ne pas être physiquement présente à l’église se fait toujours ressentir », a-t-elle dit.

« Nous réalisons que tout cela est pour notre sécurité et notre bien-être, et nous souhaitons respecter les règles », a-t-elle ajouté.

Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis sont sous attaque de missiles et drones iraniens. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com