Les avions britanniques détruisent les cellules de Daech en Irak

Deux FGR4 Typhoon de la RAF ont utilisé des bombes à guidage laser pour frapper des militants de Daech (Wikimedia Commons)
Deux FGR4 Typhoon de la RAF ont utilisé des bombes à guidage laser pour frapper des militants de Daech (Wikimedia Commons)
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Publié le Lundi 01 février 2021

Les avions britanniques détruisent les cellules de Daech en Irak

  • Le ministère de la Défense a déclaré que le bombardement faisait partie des efforts visant à entraver les tentatives du groupe terroriste de se regrouper
  • Une centaine de soldats britanniques ont été déployés dans le pays depuis 2015

LONDRES: Des avions de combat de la Royal Air Force (RAF) britannique ont détruit deux groupes de combattants de Daech dans le nord de l'Irak, alors que les opérations militaires contre le groupe terroriste s'intensifient en représailles à un attentat-suicide meurtrier à Bagdad. 

Le ministère de la Défense a annoncé que deux Typhoon FGR4 de la RAF avaient utilisé des bombes à guidage laser pour frapper les militants de Daech, réfugiés dans des grottes près de Bayji, une ville à 200 kilomètres au nord de la capitale irakienne. 

Le ministère de la Défense a déclaré que le bombardement – le premier par des avions britanniques contre des cellules de Daech depuis octobre – faisait partie des efforts visant à entraver les tentatives du groupe terroriste de se regrouper dans ses anciens fiefs d'Irak et de Syrie. Le ministère n'a pas fourni d’informations sur les victimes. 

Une frappe aérienne de la coalition militaire dirigée par les États-Unis la semaine dernière a tué Abu Yasir, le plus haut dirigeant de Daech en Irak. La récente augmentation des bombardements intervient après que Bagdad a subi, le 21 janvier, son pire attentat-suicide depuis plusieurs années, avec au moins 32 personnes tuées et plus de 110 autres blessées. Daech a revendiqué l'attaque. 

Le Premier ministre irakien, Mustafa al-Kadhimi, a déclaré que l'attaque constituait une faille dans la sécurité et a limogé plusieurs hauts fonctionnaires. 

La présence de troupes occidentales en Irak a commencé à se réduire ces dernières années malgré la menace persistante de Daech. Une centaine de soldats britanniques ont été déployés dans le pays depuis 2015 pour former et soutenir les forces nationales de sécurité dans le cadre de la coalition internationale de lutte contre Daech. 

La majeure partie des forces de la coalition vient des États-Unis, qui ont réduit le mois dernier de moitié le nombre de soldats en Irak, pour les ramener à 2 500 hommes. 

Philip Ingram, ancien officier supérieur du renseignement militaire britannique, a déclaré à Arab News que la récente résurgence de l'activité militaire des forces de la coalition «montre que Daech n’a pas disparu».  

 «Ils ont en effet utilisé les confinements pour renforcer leurs positions – non seulement sur le terrain en Irak, en Syrie, en Afrique et ailleurs – mais aussi via leur base de soutien en ligne.» 

Philip Ingram ajoute que «la RAF utilise des munitions à guidage de précision, qui sont très ciblées et réduisent massivement le risque de dommages collatéraux. Ce résultat tient à des compétences de vol fantastiques, mais aussi à des renseignements fiables pour cibler des grottes, des bâtiments et des véhicules spécifiques avec une précision extrême.» 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.