Virus: ruée sur les vaccins à Dubaï face à une hausse des cas

Un homme s'est inscrit avant de recevoir une dose de vaccin contre le coronavirus dans un centre de vaccination installé au Dubai International Financial Centre dans l'émirat du Golfe de Dubaï. (AFP)
Un homme s'est inscrit avant de recevoir une dose de vaccin contre le coronavirus dans un centre de vaccination installé au Dubai International Financial Centre dans l'émirat du Golfe de Dubaï. (AFP)
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Publié le Mercredi 03 février 2021

Virus: ruée sur les vaccins à Dubaï face à une hausse des cas

  • La campagne de vaccination a suscité l'adhésion dans l'émirat de Dubaï, un des sept de la fédération, plus pauvre en pétrole que ses voisins et qui dépend surtout du tourisme et des services
  • Avec une population de 3,3 millions d'habitants constituée à 70% d'expatriés, Dubaï s'était vanté d'être une destination sûre, ensoleillée et sans quarantaine, avant qu'une hausse des cas n'oblige les autorités à sévir pour éviter de devoir fermer

DUBAI : Les centres de vaccination de Dubaï ont été pris d'assaut ces derniers jours après une hausse des nouveaux cas de coronavirus aux Emirats arabes unis qui a balayé les hésitations de certains face au vaccin.

La campagne de vaccination a suscité l'adhésion dans l'émirat de Dubaï, un des sept de la fédération, plus pauvre en pétrole que ses voisins et qui dépend surtout du tourisme et des services.

Avec une population de 3,3 millions d'habitants constituée à 70% d'expatriés, Dubaï s'était vanté d'être une destination sûre, ensoleillée et sans quarantaine, avant qu'une hausse des cas n'oblige les autorités à sévir pour éviter de devoir à nouveau fermer la ville. 

«Notre but au début était de donner (...) un nombre spécifique de doses», mais ce nombre a doublé face à la demande, affirme Hassen Nigim, chef d'un centre de vaccination dans le centre-ville.

«Notre but est maintenant d'établir une immunité collective (...) Nous devons avoir un bon environnement sanitaire pour attirer les gens», ajoute-t-il.

Quelque 3,4 millions de doses ont été administrées aux Emirats qui comptent 10 millions d'habitants, soit le deuxième meilleur taux de vaccination au monde après Israël.

Mais mercredi, le pays a enregistré 3 977 nouveaux cas, un record depuis le début de la pandémie qui couronne une nette hausse en pleine saison touristique. 

Le Royaume-Uni a interdit l'arrivée de personnes en provenance des Emirats, ressortissants britanniques exceptés, tout comme l'Arabie saoudite voisine.

Restaurants et centres commerciaux restent ouverts mais des restrictions (horaires d'ouverture, fermeture des bars à Dubaï) ont été mises en place, tout comme la suspension des opérations chirurgicales non essentielles.

«Vaccinez-vous le plus vite possible, sauvez tout le monde, sauvez l'économie», plaide Tarek Jaber, un expatrié travaillant dans l'immobilier tout juste vacciné.

«Nous devons retourner à la vie normale. Nous ne pouvons pas juste continuer à mettre des masques», argue Tania el-Moubader, qui travaille aux Emirats depuis 20 ans, après avoir reçu la première dose du vaccin AstraZeneca.

Le vaccin Pfizer/BioNTech est aussi accessible, en quantité limitée, tandis que le chinois Sinopharm est plus répandu. 

Certains quartiers ont organisé des campagnes locales qui ont connu un large succès avec des centaines d'inscriptions en quelques heures. 

Des files de voitures se sont formées devant un centre en périphérie de la ville, selon une vidéo relayée largement sur les réseaux sociaux.

 

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Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.