Conflit israélo-palestinien: les pays arabes soutiennent la solution à deux Etats

Bâtiments détruits lors des combats entre les militants du Hamas et Israël dans le quartier d'Al-Shaas, au nord de la bande de Gaza. (AFP)
Bâtiments détruits lors des combats entre les militants du Hamas et Israël dans le quartier d'Al-Shaas, au nord de la bande de Gaza. (AFP)
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Publié le Mardi 09 février 2021

Conflit israélo-palestinien: les pays arabes soutiennent la solution à deux Etats

  • Dans un texte commun, les ministres des pays de la Ligue arabe ont souligné «l'adhésion des pays arabes au principe de la terre contre la paix»
  • Ils ont en outre souligné «le rejet par les Arabes de tout projet ou mesure unilatérale israélienne qui viole les droits du peuple palestinien»

LE CAIRE : Les ministres arabes des Affaires étrangères ont réaffirmé lundi leur soutien à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, lors d'une réunion d'urgence au Caire pour soutenir la cause des Palestiniens.

Dans un texte commun, les ministres des pays de la Ligue arabe ont souligné «l'adhésion des pays arabes à la solution à deux Etats, qui incarne l'Etat palestinien indépendant (...) et le principe de la terre contre la paix».

Ils ont en outre souligné «le rejet par les Arabes de tout projet ou mesure unilatérale israélienne qui viole les droits du peuple palestinien, viole le droit international et mine la solution à deux Etats, pour laquelle il n'y a pas d'alternative».

Les responsables politiques arabes ont aussi affirmé leur soutien pour «les droits légitimes et inaliénables du peuple palestinien, parmi lesquels figurent au premier chef le droit à l'autodétermination, le droit au retour et à l'établissement d'un Etat indépendant et pleinement souverain».

«Le consensus mondial sur la solution à deux Etats doit se concrétiser en une action qui consiste à protéger cette solution des attaques continuelles des Israéliens visant à la saper», a dit Ahmed Aboul Gheit le secrétaire général de la Ligue arabe.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry a pour sa part réfuté que «l'établissement d'un Etat palestinien indépendant et souverain sur les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale», avait été abandonné.

Les pourparlers entre Israël et les Palestiniens sont au point mort depuis 2014.

Cette réunion d'urgence intervient après plusieurs annonces, depuis août, d'accord de normalisation des relations entre des pays arabes et Israël. Les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont convenu de normaliser leurs relations sous l'impulsion de l'administration américaine sortante du président Donald Trump.

Les Palestiniens, des islamistes du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza au Fatah laïc du président Mahmoud Abbas, qui siège en Cisjordanie occupée, ne cessent de dénoncer ces accords estimant que la normalisation entre Israël et le monde arabe ne doit être envisagée qu'après, et non avant, une résolution du conflit israélo-palestinien.

Parallèlement se tenaient au Caire des pourparlers entre les factions palestiniennes, dont les rivaux du Hamas islamiste et du Fatah, en vue des premières élections depuis 15 ans.

Des élections palestiniennes sont en effet prévues cette année, des législatives le 22 mai et une présidentielle le 31 juillet.

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.