Rupture d'un glacier en Inde: les sauveteurs bataillent pour tenter de retrouver des survivants

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Publié le Mardi 09 février 2021

Rupture d'un glacier en Inde: les sauveteurs bataillent pour tenter de retrouver des survivants

  • La plupart des disparus étaient des travailleurs de deux centrales électriques à Tapovan, dont plus d'une trentaine étaient encore coincés mardi dans un tunnel en U long de 2,7 kilomètres
  • Des centaines d'ouvriers se sont efforcés de dégager le tunnel durant toute la nuit de lundi jusque dans a matinée de mardi

TAPOVAN: Les opérations de sauvetage dans le nord de l'Inde se poursuivaient mardi pour tenter de sauver 34 personnes bloquées dans un tunnel bouché par des tonnes de décombres après une crue dévastatrice, attribuée à la rupture d'un glacier himalayen, qui a fait au moins 31 morts et plus de 170 disparus. 

Deux jours après la catastrophe, imputée à la rupture d'un glacier due au réchauffement climatique, les recherches de survivants battaient leur plein dans cette vallée sinistrée de l'État d'Uttarakhan, situé à la frontière indo-tibétaine. 

Ponts, routes, et deux centrales hydroélectriques ont été emportés.

La construction de barrages et le dragage du lit des rivières pour en extraire le sable destiné à l'industrie de la construction sont parmi les autres hypothèses retenues pour expliquer le drame.  

La plupart des disparus étaient des travailleurs de deux centrales électriques à Tapovan, dont plus d'une trentaine étaient encore coincés mardi dans un tunnel en U long de 2,7 kilomètres, désormais rempli de boue et de décombres charriés par la crue dévastatrice de 20 mètres de haut. 

Douze personnes ont été sauvées à un bout du tunnel dimanche, mais 34 autres restaient encore bloqués à l'autre extrémité, a déclaré, Banudutt Nair, officier de police, responsable de l'opération de sauvetage. 

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Douze personnes ont été sauvées à un bout du tunnel dimanche, mais 34 autres restaient encore bloqués à l'autre extrémité (Photo, AFP).

Des centaines d'ouvriers se sont efforcés de dégager le tunnel durant toute la nuit de lundi jusque dans a matinée de mardi. Ils sont parvenus à déblayer 120 mètres de tunnel. Les sauveteurs "se préparent à pénétrer dans le tunnel dès que tout mouvement à l'intérieur sera praticable", a tweeté le gouvernement local.

“Partez, partez, partez!"

"Le travail durera jour et nuit. Il n'y aura pas de pause", a promis le responsable local des ponts et chaussées, AS Rathod.

Selon Banudutt Nair, les sauveteurs ont l'espoir que des poches d'air se soient formées à l'intérieur du tunnel, où les travailleurs pourraient s'être réfugiés, toujours en vie. 

A la tombée de la nuit lundi, de gigantesques projecteurs éclairaient l'entrée pendant qu'une énorme pelleteuse se frayait péniblement un accès dans la boue. Les sauveteurs passaient à sa suite tout le site au crible à la recherche de survivants ou de corps. 

Non loin de là, des ouvriers à l'aide d'une autre pelleteuse tentaient de dégager des rochers bloquant l'accès à la centrale électrique de Rishi Ganga. Totalement détruite, il ne reste d'elle qu'un terrain vague couvert de boue brune et grise. Tout près de là, un pont en béton a été entièrement emporté. 

Ramesh Negi, un commerçant, profitait d'une grand soleil matinal dimanche quand il a entendu un grondement assourdissant accompagnant un immense mur d'eau, qui est allé s'écraser sur un pont aussitôt rayé de la carte. 

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Des dizaines d'ouvriers qui construisaient un barrage dans le lit de la rivière (Photo, AFP).

Des dizaines d'ouvriers qui construisaient un barrage dans le lit de la rivière, ainsi que des bergers avec leur bétail sur les flancs de la montagne, ont été engloutis par le déluge, se souvient-il. 

"De toutes parts, ce n'était que poussière et cris", raconte cet homme de 36 ans. "Nous avons essayé d'alerter les éleveurs mais ils ont été soufflés par la force du vent, avant d'être submergés par de l'eau et de la neige fondue. On ne pouvait pas prévoir ce qui s'est passé".

Mangra, un rescapé de 28 ans, se souvient du violent grondement et des hurlements de collègues dans le tunnel: "Partez, partez, partez!". 

Le jeune homme a réussi à s'en échapper en courant de toutes ses forces, mais six de ses amis et voisins de son village sont encore à l'intérieur. Devant le tunnel, des coupures et des éraflures sur les mains et les jambes, il confie: "C'était comme si la montagne s'écrasait et que la Terre bougeait".


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.