Sahara: le Maroc dénonce la «guerre médiatique» du Polisario

Le chef de gouvernement marocain Saad-Eddine El Othmani. (Photo, AFP/Archives)
Le chef de gouvernement marocain Saad-Eddine El Othmani. (Photo, AFP/Archives)
Short Url
Publié le Vendredi 12 février 2021

Sahara: le Maroc dénonce la «guerre médiatique» du Polisario

  • Le chef du gouvernement marocain dénonce des « victoires imaginaires » du Front Polisario
  • Le mouvement sahraoui avait affirmé lundi avoir tué trois militaires marocains dans le sud du pays

RABAT : Le chef du gouvernement marocain a dénoncé une « guerre médiatique » et des « victoires imaginaires » du Front Polisario, qui a affirmé lundi avoir tué trois militaires marocains dans le sud du pays, près du territoire disputé du Sahara Occidental.

« C'est un nouvel exemple de la guerre médiatique, appuyée de +fausses informations+ que mène le front des séparatistes pour faire croire à des victoires imaginaires », a twitté mercredi le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, commentant la récente attaque revendiquée par le Polisario

Le mouvement indépendantiste soutenu par l'Algérie a fait état lundi d'une « opération contre une garnison (...) des forces marocaines stationnée à Ouarkziz, à l'intérieur du Maroc » dans la région d'Akka (sud), selon un communiqué relayé par l'agence sahraouie SPS. 

L'opération, qui a permis « de saisir des armes, des munitions et des documents, a fait trois morts dans les rangs marocains », selon la même source.

Ces assertions n'ont pas pu être confirmées de sources indépendantes et il n'avait été possible, depuis, d'obtenir un commentaire officiel de Rabat.

Le forum militaire FAR-Maroc, une page non-officielle des forces armées royales sur Facebook qualifie pour sa part l'opération du Polisario de « rumeur malveillante des ennemis de la nation marocaine ».

« Il n'y a pas moyen d'attaquer Akka sauf à travers le sol algérien et sous les yeux de l'armée algérienne, ce qui signifie une déclaration explicite de guerre de l'Algérie envers le royaume », affichait mercredi soir la page Facebook.

Le Polisario se dit « en état de guerre de légitime défense » depuis que le Maroc a envoyé mi-novembre des troupes dans la zone tampon de Guerguerat, dans l'extrême sud du Sahara occidental, pour chasser un groupe de militants sahraouis qui bloquaient la seule route vers la Mauritanie voisine.

Le Maroc, qui affirme respecter le cessez-le-feu, contrôle plus des deux tiers du territoire disputé. Le royaume propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté, tandis que le Polisario demande un référendum d'autodétermination.

Les négociations menées par les Nations unies et impliquant le Maroc et le Polisario, avec l'Algérie et la Mauritanie en tant qu'observateurs, sont suspendues depuis 2019.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé en octobre à la reprise des discussions "en vue de parvenir à une solution politique juste" pour « l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.