Royal Air Maroc et Air France : un accord pour le rapatriement des ressortissants

Boeing 787-8 de Royal Air Maroc rapatriant des ressortissants marocains de Wuhan après l’éruption de la Covid-19 (Fadel Senna/AFP)
Boeing 787-8 de Royal Air Maroc rapatriant des ressortissants marocains de Wuhan après l’éruption de la Covid-19 (Fadel Senna/AFP)
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Publié le Dimanche 09 août 2020

Royal Air Maroc et Air France : un accord pour le rapatriement des ressortissants

  • La compagnie aérienne Royal Air Maroc a annoncé avoir trouvé un accord avec la compagnie Air France pour le rapatriement des ressortissants vers leurs pays respectifs
  • Après l’accord conclu entre les deux compagnies, les vols du Royaume vers la France seront assurés par les compagnies Air France et Transavia

PARIS: La France a notifié aux compagnies aériennes marocaines Royal Air Maroc (RAM) et Air Arabia, compagnie low cost, une nouvelle restriction de voyage. Elle consiste dans la suspension des vols avec passagers vers la France du 4 au 10 août courant. Les  autorités françaises ont indiqué que, durant cette période, les vols spéciaux des deux compagnies marocaines devraient servir au rapatriement des Marocains et des étrangers résidents bloqués à l’étranger.

Une information confirmée par la compagnie nationale marocaine dans un communiqué publié le 29 juillet dernier. « À la suite des instructions des autorités françaises, Royal Air Maroc suspend ses vols spéciaux au départ du Maroc vers la France. [] Les vols de la RAM au départ du Maroc vers la France partiront vides ; seuls les vols dans le sens France-Maroc sont maintenus », précise le communiqué.

Accord entre les deux compagnies

Le 1er août, la RAM a annoncé avoir trouvé un accord avec la compagnie française Air France pour le rapatriement des ressortissants vers leurs pays respectifs. La compagnie précise via un communiqué qu’elle maintient « ses engagements de transporter [ses] concitoyens et clients » depuis la France vers les aéroports marocains.

« Les départs de la France vers le Maroc sont tous maintenus », confirme de son côté Laila Mechbal, directrice générale de la compagnie Air Arabia sur son compte Twitter.

Après l’accord conclu entre les deux compagnies, les vols du Royaume vers la France seront assurés par les compagnies Air France et Transavia. « Les clients de la compagnie nationale pourront modifier leurs billets sans frais afin d’accéder aux vols de notre partenaire », confirme le communiqué publié par la Royal Air Maroc. Ainsi, des vols seront assurés au départ de Marrakech, Casablanca, Rabat, Oujda, Agadir, Fès et Nador vers Paris, Nantes et Lyon.

À l’image des pertes de recettes enregistrées par les compagnies aériennes internationales en raison de la pandémie mondiale de Covid-19, la RAM a indiqué avoir perdu 109,1 millions de dollars chaque mois depuis l’application des restrictions de voyage, exception faite des vols spéciaux réservés aux rapatriements, qui ont démarré le 15 juillet dernier.

Enfin, à ce jour, en raison de la progression des cas de Covid-19 dans le pays, aucune date n’a été fixée pour la reprise des activités touristiques.

Le Maroc a accueilli plus de 2,9 millions de Marocains résidant à l’étranger en 2019.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.