Washington appelle les Houthis à cesser toutes leurs opérations militaires

Les forces de la coalition arabe repoussent une offensive de la milice houthie contre Marib, ville riche en pétrole, à environ 120 kilomètres à l’est de la capitale Sanaa, le 14 février 2021 (AFP)
Les forces de la coalition arabe repoussent une offensive de la milice houthie contre Marib, ville riche en pétrole, à environ 120 kilomètres à l’est de la capitale Sanaa, le 14 février 2021 (AFP)
Les forces de la coalition arabe se mettent en position lors d'affrontements avec la milice houthie soutenue par l'Iran dans la région d'Al-Jadaan, à environ 50 kilomètres au nord-ouest de Marib, dans le centre du Yémen, le 11 février 2021 (AFP)
Les forces de la coalition arabe se mettent en position lors d'affrontements avec la milice houthie soutenue par l'Iran dans la région d'Al-Jadaan, à environ 50 kilomètres au nord-ouest de Marib, dans le centre du Yémen, le 11 février 2021 (AFP)
Une fille est assise pendant que d'autres enfants jouent sur des balançoires dans un camp pour personnes déplacées à Marib, au Yémen, le 16 février 2021 (Reuters)
Une fille est assise pendant que d'autres enfants jouent sur des balançoires dans un camp pour personnes déplacées à Marib, au Yémen, le 16 février 2021 (Reuters)
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Publié le Mercredi 17 février 2021

Washington appelle les Houthis à cesser toutes leurs opérations militaires

  • Les Houthis soutenus par l’Iran ont repris une offensive au début du mois pour s’emparer de la ville stratégique de Marib, riche en pétrole
  • L'ONU s’est dite «très préoccupée» par l'offensive des Houthis, affirmant qu'elle pourrait mettre en danger des millions de civils

LONDRES: Mardi 16 février, les États-Unis ont exhorté les Houthis à mettre fin à leur offensive sur la ville de Marib, sous contrôle gouvernemental, et à participer aux efforts internationaux pour trouver une solution politique à la violence dans le pays.

Selon le département d’État américain, «l’attaque des Houthis contre Marib montre que ce groupe n’est pas engagé en faveur de la paix ni dans une action pour mettre fin à la guerre dont souffre le peuple yéménite».

Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Unocha) estime qu'environ un million de Yéménites se sont réfugiés à Marib depuis le début de la guerre il y a six ans, pour échapper à la violence des Houthis.

Au début du mois, la milice terroriste, soutenue par l'Iran, a repris une offensive pour s'emparer de Marib, une ville riche en pétrole située à 120 kilomètres à l'est de la capitale Sanaa, dont les Houthis se sont emparés en 2014.

«Cette attaque ne fera qu’augmenter le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays et aggraver la crise humanitaire au Yémen, où se déroule déjà la pire catastrophe humanitaire du monde», a déclaré le département d’État dans un communiqué.

Si les Houthis recherchent sérieusement une solution politique négociée au conflit, «ils doivent cesser toute progression militaire et s'abstenir de toute autre action qui pourrait causer la mort de civils et déstabiliser le pays, notamment au moyen d’attaques transfrontalières contre l'Arabie saoudite», ajoute le communiqué.

La milice a en effet mené en février une série d'attaques de drones et de missiles visant l'Arabie saoudite, en particulier une attaque contre l'aéroport d'Abha qui a endommagé un avion commercial.

Mardi 16 février, le secrétaire général adjoint de l’ONU, Mark Lowcock, a déclaré que l'offensive des Houthis risquait d’entraîner le déplacement de centaines de milliers de personnes et compliquait la nouvelle dynamique diplomatique visant à mettre fin à la guerre. «Une offensive contre Marib mettrait en danger deux millions de civils, et des centaines de milliers pourraient être contraints de fuir, ce qui entraînerait des conséquences humanitaires inimaginables», a-t-il assuré.

L'envoyé spécial des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths, a pour sa part déclaré que la reprise des hostilités des Houthis près de Marib était extrêmement préoccupante, au moment où une dynamique diplomatique se met en place.

 (Avec Reuters)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com

 

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Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.