Le futur Conseil national des imams va élargir sa composition

Les imams suivent des cours de français et une éducation civique et citoyenne. (Photo, AFP/Archives)
Les imams suivent des cours de français et une éducation civique et citoyenne. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Jeudi 18 février 2021

Le futur Conseil national des imams va élargir sa composition

  • Le futur Conseil national des imams (CNI) va s'ouvrir à des personnalités non affiliées au Conseil français du culte musulman (CFCM)
  • Plusieurs imams ou théologiens avaient regretté ne pas avoir été consultés, en dénonçant le rôle jugé trop important accordé au CFCM,

PARIS : Le futur Conseil national des imams (CNI), qui sera chargé de « labelliser » les imams exerçant en France, va s'ouvrir à des personnalités non affiliées au Conseil français du culte musulman (CFCM), a affirmé mercredi le président du CFCM, Mohammed Moussaoui.

Cette structure, poussée par l'Elysée dans le cadre de la lutte contre l'islam radical et les « séparatismes » et confiée au CFCM, avait été vivement critiquée en novembre.

Plusieurs imams ou théologiens avaient regretté ne pas avoir été consultés, en dénonçant le rôle jugé trop important accordé au CFCM, une « institution fragile à leur yeux », dans la composition de ce CNI.

Le Conseil national des imams sera « mis en place vers la fin février », a déclaré Mohammed Moussaoui, après une réunion de plusieurs fédérations du CFCM mercredi.

Et son mode de composition sera revu. « Le CNI va (aussi, ndlr) accueillir des imams non affiliés aux fédérations » du CFCM, a précisé M. Moussaoui.

Il sera ainsi « élargi » et comprendra « 25 membres : les responsables des cinq fédérations du CFCM ayant signé la Charte des principes pour l'islam de France, 10 imams désignés par ces fédérations et dix autres imams non affiliés »", a-t-il précisé.

Des personnalités telles que Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, qui avait été très critique sur le projet, ou d'autres imams moins connus « seront approchés », a-t-il dit.

Le CNI devra délivrer un agrément aux imams en fonction de leurs connaissances et de leur engagement à respecter la Charte des principes pour l'islam de France, autre texte poussé par l'Elysée et signé en janvier par cinq des neuf fédérations du CFCM.

Cette Charte, qui réaffirme la « compatibilité » de la foi musulmane avec la République et proscrit « l'ingérence » d'Etats étrangers dans le culte en France, va par ailleurs faire l'objet d'un "argumentaire théologique" pour les cadres religieux et les fidèles, affirment ces cinq fédérations, dont celle de la Mosquée de Paris, dans un communiqué commun.

L'organe de représentation de l'islam de France va être restructuré, via notamment la mise en place de « conseils départementaux du culte musulman », a précisé M. Moussaoui, évoquant une réforme qui lui tient à coeur depuis son élection en janvier 2020.

Les fédérations ayant refusé de signer la Charte ne participaient pas à la rencontre de ce mercredi.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.