Abbas décrète un minimum de sept sièges pour les chrétiens Palestiniens

Des touristes chrétiens visitent l'église de la Nativité dans la ville biblique de Bethléem, en Cisjordanie. (Photo/AFP)
Des touristes chrétiens visitent l'église de la Nativité dans la ville biblique de Bethléem, en Cisjordanie. (Photo/AFP)
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Publié le Lundi 22 février 2021

Abbas décrète un minimum de sept sièges pour les chrétiens Palestiniens

  • Des personnalités influentes saluent la décision d'accorder une plus grande représentation
  • « Nous nous trouvons aujourd’hui à la croisée de différentes voies et nous ne pouvons pas continuer à agir dans l'esprit des années 50, 60 et 70.»

AMMAN : Mahmoud Abbas a signé dimanche un décret présidentiel qui accorde un minimum de sept sièges parlementaires aux Palestiniens de confession chrétienne. Ainsi, les Palestiniens des territoires occupés choisiront 132 députés sur base de la représentation proportionnelle.

Dans un entretien avec Arab News, l'ancienne maire de Bethléem, Vera Baboun, a précisé que le nouveau conseil législatif devrait représenter la diversité de la société palestinienne de manière à englober la pluralité du peuple palestinien. Mme Baboun a ajouté que « le prochain conseil doit refléter la représentation nationale la plus vaste, y compris les femmes et les chrétiens palestiniens ».

De son côté, Ramzi Khoury, chef du Comité présidentiel supérieur pour les affaires des églises, a salué cette décision, précisant que c'est la première fois où un quota non limité est prévu.

« Nous saluons la décision d'instaurer un minimum de sept sièges, dans la mesure où elle permet aux Palestiniens de tous horizons de rivaliser et ouvre la voie à l'élection à plus de personnes que ne le prévoit le quota minimum», explique-t-il à Arab News.

L'archevêque orthodoxe de Jérusalem, Sebastia Atallah Hanna, a confié à Arab News que les Palestiniens se félicitent de cette décision.

« Nous souhaitons que le prochain Conseil législatif palestinien apporte du sang neuf et nous espérons que les candidats seront choisis en fonction de leurs compétences et de leurs capacités ».

Nashat Filmon, directeur de la Société biblique palestinienne, juge utile de disposer d'une représentation qui illustre la présence chrétienne en Palestine, le berceau même du christianisme.

«Je souhaite que les membres du Conseil législatif palestinien se concentrent sur les pierres vivantes que sont les chrétiens de Palestine, et pas uniquement sur les pierres physiques qui incarnent l'histoire du christianisme en Palestine», explique-t-il à Arab News.

Ibrahim Daebes, ancien directeur d'école chrétien et chroniqueur éminent pour le quotidien Al Quds, affirme à Arab News que les nouveaux représentants doivent impérativement agir pour endiguer les discours de haine.

«Les chrétiens palestiniens subissent des persécutions individuelles et religieuses, provenant de toute part. Il est donc primordial que le conseil, qui sera prochainement élu, élabore des lois capables de faire obstacle aux membres radicaux de notre société qui propagent des discours empreints de haine et de sectarisme religieux à l'encontre de leurs concitoyens palestiniens», ajoute-t-il.

Bernard Sabella, ancien membre du Conseil législatif palestinien, a salué la décision du Président. «C'est une décision judicieuse du fait que, d'après expérience, les électeurs palestiniens votent en fonction de la géographie et non de la nationalité», précise-t-il.

Pour M. Sabella, les expériences précédentes n'ont pas été couronnées de succès. «Ceci nous motive à adopter une nouvelle vision et un plan holistique qui tienne compte de nos besoins. Nos députés sont appelés à représenter leur nation et non leur religion».

Il a poursuivi en ajoutant : «Nous nous trouvons aujourd’hui à la croisée de différentes voies et nous ne pouvons pas continuer à agir dans l'esprit des années 50, 60 et 70. Certes, je respecte les idéologies, mais je pense toutefois que nous devons relancer le soutien de la communauté internationale à la cause palestinienne et mettre un terme à la rhétorique qui fait fi de la réalité tant au niveau local qu'international ». Nous devons plutôt renforcer notre détermination sur le terrain et œuvrer pour créer un État qui nous aidera à continuer à vivre sur nos terres».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.