Virus: près de 500 000 morts aux Etats-Unis, déconfinement en vue en Angleterre

Le président américain Joe Biden avec Albert Bourla, PDG de Pfizer, visite le site de fabrication de Pfizer Kalamazoo le 19 février 2021 à Portage, Michigan (Photo, AFP).
Le président américain Joe Biden avec Albert Bourla, PDG de Pfizer, visite le site de fabrication de Pfizer Kalamazoo le 19 février 2021 à Portage, Michigan (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 22 février 2021

Virus: près de 500 000 morts aux Etats-Unis, déconfinement en vue en Angleterre

  • Joe Biden a souligné combien le rythme actuel des vaccinations était porteur d'espoir: «Je crois que nous allons nous rapprocher de la normalité d'ici la fin de cette année»
  • Quelque 20 000 doses de vaccins Spoutnik V sont par ailleurs arrivées dimanche dans l'enclave palestinienne de Gaza en provenance des Emirats arabes unis

WASHINGTON: Les Etats-Unis frôlent lundi la triste barre du demi-million de morts du coronavirus au moment où le rythme des vaccinations offre une lueur d'espoir, comme en Angleterre où Boris Johnson présente un plan de déconfinement «progressif».

Un an après l'annonce, le 29 février 2020, du premier mort du Covid-19 aux Etats-Unis, le pays s'apprête à franchir le seuil des 500 000 personnes ayant succombé à la maladie, avec 498 879 décès décomptés lundi par l'université Johns Hopkins, dont les chiffres font référence.

«C'est terrible», «nous n'avons rien connu de tel depuis plus de 100 ans, depuis la pandémie de 1918», a réagi dimanche l'immunologue Anthony Fauci, conseiller du président américain Joe Biden, à l'évocation de ce palier macabre. «C'est quelque chose qui restera dans l'histoire».

Le seuil des 400 000 décès avait été dépassé en janvier, à la veille de l'investiture de Joe Biden, qui a fait de la lutte contre l'épidémie la priorité absolue de son début de mandat.

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«500 000! C'est près de 70 000 de plus que tous les Américains morts pendant la Seconde Guerre mondiale», a déploré l'immunologue Anthony Fauci (Photo, AFP).

«500 000! C'est près de 70 000 de plus que tous les Américains morts pendant la Seconde Guerre mondiale», a-t-il déploré vendredi. 

Mais lors de son allocution dans une usine de vaccins Pfizer, à Kalamazoo (Michigan), le 46e président des Etats-Unis a aussi souligné combien le rythme actuel des vaccinations était porteur d'espoir. «Je crois que nous allons nous rapprocher de la normalité d'ici la fin de cette année», a-t-il lancé.

STI: intimé d'accorder la priorité à l'Inde

Le plus grand fabricant de vaccins au monde Serum Institute of India a appelé les pays en attente d'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19 à être «patients», ayant reçu l'ordre d'accorder la priorité aux «énormes besoins» de l'Inde. 

L'objectif de l'Inde de vacciner 300 millions de personnes d'ici juillet a pris beaucoup de retard avec juste un peu plus de 11 millions de doses administrées jusqu'à présent. Toutefois, le manque de candidats à la vaccination en Inde semble davantage le problème que celui de l'approvisionnement en vaccins.

STI produit des centaines de millions de doses du vaccin AstraZeneca sur son vaste site de Pune, dans l'ouest de l'Inde. Nombre de pays, en particulier les plus pauvres, dépendent considérablement de l'entreprise indienne pour accéder aux vaccins. Et déjà, des millions de doses ont été expédiées à l'étranger. 

600 millions de doses 

Avec une moyenne de 1,7 million d'injections quotidiennes, qui devrait augmenter ces prochaines semaines, il s'est dit confiant dans la capacité d'atteindre 600 millions de doses (de quoi vacciner l'ensemble de la population) disponibles d'ici fin juillet.

La vague de froid sur le pays a néanmoins ralenti la campagne: la distribution de 6 millions de doses a été retardée et les 50 Etats américains sont impactés, selon Andy Slavitt, conseiller de la Maison Blanche. 

Plus de 61 millions de personnes ont à ce stade reçu l'un des deux vaccins autorisés aux Etats-Unis (Pfizer/BioNTech et Moderna), dont 18 millions ont bénéficié des deux injections requises.

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Plus de 61 millions de personnes ont à ce stade reçu l'un des deux vaccins autorisés aux Etats-Unis (Pfizer/BioNTech et Moderna), dont 18 millions ont bénéficié des deux injections requises, Los Angeles, Californie (Photo, AFP) 

Autre signe encourageant: après un pic de l'épidémie en janvier, la moyenne hebdomadaire des morts et celle des nouveaux cas sont nettement en baisse, selon les données du Covid Tracking Project.

Dans le monde, la pandémie a fait plus de 2,46 millions de morts depuis fin décembre. 

L'Australie  vaccine

L'Australie a donné lundi le véritable coup d'envoi de sa campagne de vaccinations: quelque 60 000 doses sont prêtes à être injectées cette semaine, auprès des personnels soignants, des policiers, employés d'hôtels de quarantaine ou résidents de maisons de retraite. 

Ce lancement a toutefois été assombri par les manifestations anti-vaccins dans certaines grandes villes et par les réactions hostiles exprimées par certains spectateurs de la finale hommes de l'Open de tennis dimanche

«Prudent»

Reconfinée début janvier, l'Angleterre entrevoit le bout du tunnel: les effets du «lockdown» et de la campagne de vaccination, qui bat son plein, se font sentir, avec une baisse du nombre de contaminations, d'hospitalisations et de morts.

A tel point que le Premier ministre britannique Boris Johnson va esquisser lundi devant le Parlement un plan de déconfinement qu'il veut «prudent» et «progressif», afin «de ne pas annuler les progrès» accomplis et les «sacrifices» consentis. En ligne de mire, la réouverture prochaine des écoles, peut-être à partir du 8 mars.

Au Royaume-Uni, l'un des pays européens les plus touchés avec plus de 120 000 morts du virus, chacune des quatre nations du pays décide de sa stratégie en matière de déconfinement. En Ecosse et au Pays de Galles, les écoles rouvrent progressivement à partir de lundi.

En Italie, ce sont les variants et les attroupements du week-end, favorisés par un temps particulièrement ensoleillé, qui suscitent des craintes. 

«Je suis inquiet évidemment. Le regain des contagions est dû en grande partie au variant anglais», a estimé Massimo Galli, un éminent virologue italien, dans un entretien publié dimanche par le quotidien Il Messaggero. «Toutes les données vont dans la direction de l'augmentation des nouveaux cas».

Ailleurs dans le monde, où plus de 205 millions de doses de vaccins anti-Covid ont été administrées, les gouvernements continuent de miser sur les injections pour tenter de venir à bout de la pandémie.

Quelque 20 000 doses de vaccins Spoutnik V - destinées aux équipes médicales - sont par ailleurs arrivées dimanche dans l'enclave palestinienne de Gaza en provenance des Emirats arabes unis et via la frontière égyptienne.

En Israël, où 48% de la population a reçu au moins une dose de vaccin, les centres commerciaux et les commerces de rue ont été rouverts dimanche, dans le cadre du troisième déconfinement depuis le début de la pandémie.


Affaire Epstein: démission d'une diplomate norvégienne de renom

Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein. (AFP)
Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein. (AFP)
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  • "C'est une décision correcte et nécéssaire ... Les contacts de Juul avec l'auteur de crimes sexuels condamné Epstein ont montré une grave erreur de jugement"
  • Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les documents

OSLO: L'ambassadrice norvégienne en Jordanie Mona Juul, qui avait joué un rôle important pour tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien, a démissionné, a annoncé dimanche le ministère norvégien des Affaires étrangères, après le lancement d'une enquête sur ses liens présumés avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.

"C'est une décision correcte et nécéssaire ... Les contacts de Juul avec l'auteur de crimes sexuels condamné Epstein ont montré une grave erreur de jugement", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide, soulignant que cette décision avait été prise après des discussions avec le ministère des Affaires étrangères.

Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein diffusés par la justice américaine.

Elle a été provisoirement relevée lundi de ses fonctions, le temps d'enquêter sur ses liens supposés avec Epstein.

Selon les medias norvégiens, Jeffrey Epstein, qui s'est suicidé en prison en 2019, a légué une somme de 10 millions de dollars aux deux enfants de Mme Juul et de son mari, le diplomate Terje Rod-Larsen, qui avait lui aussi participé aux négociations des accords d'Oslo.

Selon M. Eide, le ministère continuera à avoir des discussions avec Mme Juul dans le cadre d'une enquête en cours devant déterminer l'étendue de leurs transactions.

S'exprimant au nom de sa cliente, l'avocat Thomas Skjelbred a déclaré dans un communiqué que Mme Juul avait démissionné "car la situation dans laquelle elle se trouve l'empêche d'exercer ses fonctions de manière responsable", et constitue une "énorme source de stress pour elle et sa famille".

Les milieux politiques et royaux norvégiens ont été plongés dans la tourmente Epstein, notamment le PDG du Forum économique mondial, Borge Brende, et l'ancien Premier ministre Thorbjorn Jagland (1996-1997) qui fait l'objet d'une enquête pour "corruption aggravée".

La princesse héritière Mette-Marit, qui apparaît à de multiples reprises dans les millions de pages diffusées par le ministère américain de la Justice, a déclaré vendredi "regretter profondément" son "amitié" avec le criminel sexuel américain.


Bissau: le principal opposant convoqué par un tribunal militaire, soupçonné de tentatives de coup d'Etat

 Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire. (AFP)
Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire. (AFP)
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  • La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre - veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives - par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus
  • Leader du PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974 et aujourd'hui dans l'opposition, Domingos Simoes Pereira avait été fait prisonnier le jour du coup d'Etat qui a porté le général Horta N'Tam au pouvoir

BISSAU: Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire.

La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre - veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives - par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral.

Leader du PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974 et aujourd'hui dans l'opposition, Domingos Simoes Pereira avait été fait prisonnier le jour du coup d'Etat qui a porté le général Horta N'Tam au pouvoir.

Il a été libéré le 31 janvier, tout comme les autres opposants arrêtés le jour du putsch, mais placé sous résidence surveillée car il est poursuivi par la justice pour délits économiques présumés.

"Domingos Simoes Pereira sera entendu le 13 février dans un tribunal militaire pour son implication présumée dans une tentative de coup d'Etat", a indiqué à l'AFP une source proche du tribunal militaire s'exprimant sous couvert d'anonymat pour sa sécurité.

"Il y a beaucoup de soupçons sur sa tête concernant son implication présumée dans plusieurs actions subversives", a renchéri un officier supérieur de l'état-major contacté par l'AFP.

Selon cette même source, M. Pereira est soupçonné d'être impliqué dans au moins deux tentatives de coup d'Etat fin 2023 et en octobre 2025.

Le 31 octobre dernier, l'armée bissau-guinéenne avait annoncé avoir déjoué une "tentative de subversion de l'ordre constitutionnel" et l'arrestation de plusieurs officiers supérieurs, à quelques heures de l'ouverture de la campagne des élections générales du 23 novembre.

Des militaires arrêtés lors de ce que les autorités avaient présenté comme une tentative de coup d'Etat en décembre 2023, ont accusé M. Pereira de les avoir financés, selon l'officier de l'état-major.

La Guinée-Bissau, pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait, avant le coup d'État du 26 novembre dernier, déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal.

M. Pereira avait été écarté de la présidentielle pour avoir déposé son dossier de candidature trop tardivement. Il avait ensuite soutenu le candidat Fernando Dias, principal adversaire au président Embalo à la présidentielle du 23 novembre qui revendiquait la victoire.


Le chef de cabinet de Starmer démissionne, emporté par le scandale des liens entre Mandelson et Epstein

La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson.  Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson. (AFP)
La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson. Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson. (AFP)
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  • Keir Starmer avait nommé en décembre 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, un poste hautement stratégique avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche
  • Mais il l'a démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le pédocriminel, mort en 2019

LONDRES: Le chef de cabinet du Premier ministre britannique Keir Starmer a démissionné dimanche, emporté par le scandale qui ébranle Downing Street sur les liens entre l'ex-ambassadeur du Royaume-Uni à Washington Peter Mandelson et le criminel sexuel Jeffrey Epstein.

Beaucoup dans l'opposition comme dans la majorité travailliste réclamaient depuis plusieurs jours son départ, dans le contexte de la crise sans précédent où est plongé le gouvernement de Keir Starmer en raison de récentes révélations issues de la publication de documents du dossier Epstein par le ministère américain de la Justice.

Keir Starmer avait nommé en décembre 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, un poste hautement stratégique avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Mais il l'a démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le pédocriminel, mort en 2019.

De nouveaux documents récemment rendus publics ont relancé la polémique, semblant montrer que M. Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d'influer sur les marchés, notamment lorsqu'il était ministre entre 2008 et 2010.

La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson.

Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson.

"Après mûre réflexion, j'ai décidé de démissionner du gouvernement", a-t-il finalement annoncé dimanche, dans une déclaration transmise aux médias britanniques.

"La nomination de Peter Mandelson était une erreur. (...) Sollicité, j'ai conseillé au Premier ministre de procéder à cette nomination et j'assume l'entière responsabilité de ce conseil", a-t-il ajouté.

A Downing Street, Morgan McSweeney était le stratège et bras droit de Keir Starmer, avec qui il avait recentré le Labour après le départ du très à gauche Jeremy Corbyn. Ce qui lui a valu de se faire des ennemis parmi les travaillistes.

Cet homme de 48 ans très discret avait été nommé chef de cabinet en octobre 2024, quelques mois après le retour au pouvoir du Labour, dont il a dirigé la campagne pour les législatives.

Il était proche de Peter Mandelson, pour qui il avait travaillé dans les années 2000.

Keir Starmer a exprimé dimanche sa "profonde gratitude" à Morgan McSweeney et salué son "engagement envers le parti travailliste et (le) pays".

Indemnité de départ 

Mais cette démission suffira-t-elle, alors que plusieurs élus travaillistes appellent au départ de M. Starmer?

Cette semaine, le Premier ministre a tenté d'éteindre le scandale. Il a d'abord affirmé regretter d'avoir nommé Peter Mandelson. Puis, il a présenté ses excuses auprès des victimes de Jeffrey Epstein, se disant "désolé d'avoir cru aux mensonges de (Peter) Mandelson et de l'avoir nommé", mais a assuré vouloir rester à Downing Street.

"Keir Starmer doit assumer la responsabilité de ses propres décisions désastreuses", a lancé dimanche la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch sur X, tandis que la numéro 2 des Libéraux-démocrates Daisy Cooper a estimé que "le Premier ministre peut changer de conseillers à sa guise, mais la responsabilité finale lui incombe".

"Je parie que Starmer ne tardera pas à suivre" son chef de cabinet, a pour sa part réagi le chef de Reform UK, Nigel Farage.

Plusieurs ténors travaillistes sont toutefois montés au créneau pour le défendre.

Le ministre du Travail Pat McFadden a appelé les membres du Labour à lui "rester fidèles", alors qu'aucun prétendant à sa succession ne se dégage vraiment à trois mois d'élections locales cruciales.

La veille, l'ex-Premier ministre travailliste Gordon Brown avait assuré que Keir Starmer était un "homme intègre".

Le ministère des Affaires étrangères a aussi annoncé dimanche avoir ouvert une enquête sur le paiement d'une indemnité de plusieurs dizaines de milliers de livres à Peter Mandelson.

L'ex-ambassadeur quant à lui, n'a pas réagi aux dernières accusations portées contre lui.

Contacté dimanche par l'AFP, son porte-parole a simplement réaffirmé qu'il regrettait "et regrettera jusqu'à son dernier souffle, d'avoir cru aux mensonges d'Epstein concernant ses actes criminels".

"Il n'a découvert la vérité sur Epstein qu'après sa mort en 2019. Il est profondément désolé que des femmes et des filles sans défense et vulnérables n'aient pas bénéficié de la protection qu'elles méritaient", a-t-il ajouté.