« C’est notre devoir » : les Saoudiens tendent la main aux Libanais touchés par l’explosion

Un membre du personnel du Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salman est aperçu à côté de l'aide humanitaire qui a été déchargée à l'aéroport international de Beyrouth, le 7 août 2020. (APS via REUTERS)
Un membre du personnel du Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salman est aperçu à côté de l'aide humanitaire qui a été déchargée à l'aéroport international de Beyrouth, le 7 août 2020. (APS via REUTERS)
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Publié le Mardi 11 août 2020

« C’est notre devoir » : les Saoudiens tendent la main aux Libanais touchés par l’explosion

  • Le programme « Helping Hand » de KS Relief a recueilli plus de 400 000 euros pour les victimes de l'explosion à Beyrouth
  • « Ce sont nos frères et sœurs arabes, nous sommes à leurs côtés et nous les aiderons autant que possible »

DJEDDAH: Pendant des années, les habitants du Royaume ont collecté des fonds, offert des biens et aidé des organisations caritatives à fournir une aide d'urgence aux pays et aux personnes confrontés à des guerres, à la famine et à des catastrophes.

Cette fois, ce n'est pas différent. Choqués par les événements dévastateurs de Beyrouth, les Saoudiens font encore une fois preuve de leur générosité en faisant des dons pour aider le peuple libanais à retrouver le réconfort et la paix, et à reconstruire sa capitale ruinée.

Lorsque la nouvelle de l'explosion meurtrière du port de Beyrouth est parvenue dans le Royaume il y a une semaine, des milliers de Saoudiens ont exprimé leur effroi sur les réseaux sociaux, tout en renouvelant leur solidarité avec leurs frères et sœurs libanais. Beaucoup ont offert des dons pour aider près de 300 000 sans-abris touchés par la puissante déflagration.

En moins d'une semaine, des entreprises privées et différents donateurs, notamment des fondations et des organisations philanthropiques, ont fait des dons de plus de 1,8 million de riyals saoudiens (environ 400 000 euros) au programme « Giving a helping hand to the brothers in Lebanon » organisé par le Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salman (KS Relief).

KS Relief, le seul organisme autorisé à recevoir des dons caritatifs ou humanitaires de l'intérieur du Royaume, a été à l'avant-garde des efforts d'aide internationale à Beyrouth. Les entreprises ont également offert une partie de leurs bénéfices au profit du programme d’assistance de KS Relief.

Tarek, Farah et Haneen Khaled Naaman, propriétaires de Siblings Brunch and Coffee à Djeddah, ont consacré le produit d'une journée de travail à aider les Libanais durement touchés – alors même que leur entreprise est en activité depuis seulement huit mois.

« Nous avons une petite entreprise et pourtant mes frères et moi ne pouvions pas ne pas aider quand nous avons vu cette tragédie dévastatrice. Le produit d’une journée, c’est le minimum que nous pouvons faire pour Beyrouth. »

« Ma famille est d'origine libanaise, mais nous sommes nés et avons grandi ici. Le Liban a toujours été une deuxième maison pour nous », raconte Tarek Naaman à Arab News. Donner est un acte humain de bonté et les Libanais ont vécu tellement de malheurs depuis si longtemps. Il est de notre devoir de les aider. Si je peux faire plus, je n'hésiterai pas. »

L’entrepreneur a également appelé d’autres entreprises saoudiennes à apporter leur aide aux Libanais, les exhortant à « faire le calcul, à se concentrer sur le maintien de leur entreprise à flot, tout en trouvant les moyens de redonner ». Il leur a dit : « Si Dieu vous donne, vous devriez donner à ceux qui sont moins fortunés. Dieu triplera vos gains. »

De toutes parts, des Saoudiens ont montré leur solidarité avec le Liban. « Ce sont nos frères et sœurs arabes, nous sommes à leurs côtés et nous les aiderons autant que possible, assure Amani A.A., une femme d’affaires. Quelle que soit la valeur d’un don, je sais que c’est pour une bonne cause. Vous ne devez pas rester seul pendant que vous souffrez. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

 

 


Le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu tout juste entré en vigueur

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  • Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.

Des images de l'AFPTV ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a dit à l'AFP à Beyrouth Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, saluant l'accord de trêve.

Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l'AFP ont vu des embouteillages monstres se former au nord du Litani, motocyclistes et automobilistes patientant pendant des heures pour pouvoir franchir le dernier pont, lourdement endommagé par un bombardement israélien, reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.

Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.