Le prince héritier de Bahreïn s’entretient avec Netanyahu sujet du nucléaire iranien

Le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad al-Khalifa. (Fichier photos AFP)
Le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad al-Khalifa. (Fichier photos AFP)
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Publié le Vendredi 26 février 2021

Le prince héritier de Bahreïn s’entretient avec Netanyahu sujet du nucléaire iranien

  • Le prince héritier de Bahreïn a évoqué jeudi avec le Premier ministre israélien le retour aux négociations sur le nucléaire avec l'Iran
  • Les pays du golfe Arabique, ainsi qu’Israël, ont été exclus des dernières négociations sur le nucléaire et restent très sceptiques quant aux intentions de l’Iran

DUBAÏ: Lors d’un entretien jeudi, le prince héritier de Bahreïn a évoqué avec le Premier ministre israélien le retour aux négociations sur le nucléaire avec l'Iran, rapporte l'agence de presse officielle de Bahreïn, alors que l'administration américaine tente de relancer l'accord nucléaire de 2015, qui avait été abandonné.

Le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad al-Khalifa, également Premier ministre du pays, a insisté auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur «l'importance de la participation des pays de la région à toute négociation sur le dossier nucléaire iranien» afin de soutenir «la sécurité et la stabilité dans la région», selon l'agence de presse officielle de Bahreïn.

Cette déclaration est la première réaction d’un dirigeant arabe du Golfe à l’annonce faite au début du mois par le président Joe Biden, selon laquelle ce dernier cherchait à reprendre les négociations sur le nucléaire avec l’Iran. Il y a près de trois ans, l'ancien président Donald Trump avait abandonné l'accord historique et il avait de nouveau imposé des sanctions sévères à l'Iran. Ce retrait avait été bien accueilli par les pays du Golfe et par Israël – les adversaires de l’Iran dans la région qui sont les plus directement menacés –, qui se sont fermement opposés à l’accord.

Les pays du golfe Arabique, ainsi qu’Israël, ont été exclus des dernières négociations sur le nucléaire et restent très sceptiques quant aux intentions de l’Iran. Ils ont indiqué qu’ils ne seraient ouverts à un accord que si ce dernier imposait des limites aux activités non nucléaires de l’Iran, en particulier le développement de missiles ainsi que le soutien aux groupes rebelles et aux milices agissant au Moyen-Orient. L'une des principales raisons invoquées par Donald Trump pour se retirer de l'accord sur le nucléaire était qu'il n’abordait pas ces problèmes.

Lors de l’entretien, le prince héritier de Bahreïn a demandé instamment que toute négociation nucléaire avec l’Iran «englobe des questions plus larges», sans donner de détails.

La déclaration d’Israël ne faisait aucune mention de l’attitude de Washington envers Téhéran. Elle annonçait seulement que le prince héritier avait à nouveau invité Netanyahu à se rendre à Bahreïn une fois que la situation sanitaire liée à la pandémie le permettrait, et que le Royaume était intéressé par un investissement conjoint avec d'autres pays dans une usine de production de vaccins qui serait située en Israël.

Après les Émirats arabes unis, le royaume de Bahreïn a normalisé ses relations avec Israël l'automne dernier, une entente qui s’est forgée sur une hostilité commune envers l'Iran.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com

 


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.