Vies qui «déraillent»: des jeunes empêtrés en France dans la crise sanitaire

Des bénévoles de l'association «Les Restos du Coeur» distribuent de la nourriture dans un centre de l'association à Toulouse, dans le sud de la France, le 24 novembre 2020. Les Restos du Cœur s'attendent à recevoir un million de bénéficiaires cette année. (Lionel Bonaventure / AFP)
Des bénévoles de l'association «Les Restos du Coeur» distribuent de la nourriture dans un centre de l'association à Toulouse, dans le sud de la France, le 24 novembre 2020. Les Restos du Cœur s'attendent à recevoir un million de bénéficiaires cette année. (Lionel Bonaventure / AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 26 février 2021

Vies qui «déraillent»: des jeunes empêtrés en France dans la crise sanitaire

  • La France a déjà été confinée à deux reprises, du 17 mars au 11 mai 2020, puis du 30 octobre au 15 décembre; un couvre-feu est actuellement en vigueur, de 18h00 à 06h00
  • Plusieurs jeunes vivant en France ont raconté  leurs vies "en pause" ou "bouleversées" par le Covid-19, parfois jusqu'au "déraillement"

VILLENEUVE-D'ASCP: "A chaque rebond épidémique, on reperd tout": étudiants "privés de job", diplômés en quête "désespérée" de stages ou travailleurs plongés dans la précarité, plusieurs jeunes vivant en France ont raconté  leurs vies "en pause" ou "bouleversées" par le Covid-19, parfois jusqu'au "déraillement".

"J'ai tenu six mois mais ça y est, je paye plus mon loyer", lâche nerveusement Boukhalfa, 28 ans, dans la file d'attente du centre d'une association délivrant une aide alimentaire, les Restos du cœur, installé dans sa résidence universitaire, à Villeneuve d'Ascq, dans le Nord de la France.

Arrivé d'Algérie "plein d'espoir" en septembre pour suivre des études de chimie, il a désormais "la boule au ventre".

Comme la quasi-totalité des résidents de cet immeuble jauni, souvent originaires d'Afrique, Boukhalfa a quitté son pays "avec une petite somme, pour tenir le temps de trouver un job". Mais avec l'épidémie, "les petits boulots sont introuvables" et ses économies épuisées.

"J'ai déposé des dizaines de CV, partout !", soupire Loundja. Avec un loyer de 207 euros et sans bourse, "on mange uniquement grâce aux Restos", soupire-t-elle, "voulant s'accrocher" pour poursuivre ses études et devenir ingénieur.

Si l'association œuvre ici depuis 2017, "il y a maintenant 590 inscrits et beaucoup plus de désespoir", souligne la responsable Corinne Philippo. "Au deuxième confinement, certains ont craqué, sont repartis à l'étranger".

"Non essentiel" 

La France a déjà été confinée à deux reprises, du 17 mars au 11 mai 2020, puis du 30 octobre au 15 décembre. Un couvre-feu est actuellement en vigueur, de 18h00 à 06h00.

Beaucoup s'écroulent psychologiquement. "Diagnostiquée dépressive" avant l'épidémie, Pauline, 19 ans et en lettres classiques, s'est retrouvée "complètement perdue au premier confinement. L'ordinateur, l'isolement, j'ai pas tenu", raconte-t-elle.

Elle "décroche" et demande le redoublement. "Mais six mois après, (...) on ne voit toujours pas le bout du tunnel. Au centre médico-psychologique, il y a un an d'attente pour voir un psychologue", ajoute-t-elle, n'ayant pu consulter "qu'une psychiatre, 30 minutes tous les deux mois".

Lara, 20 ans, bataille depuis un an pour s'orienter dans la petite enfance, via une formation en alternance. "Mais en mars, crèches et écoles ont fermé. Depuis, aucune ne prend de stagiaire ici".

Même constat pour Emeline, 23 ans, jeune "vendeuse-conseil" diplômée, qui rêvait d'allier "travail et passion pour les livres, BD, la musique", des produits "malheureusement considérés comme non essentiels" et aux commerces fermés une partie de l'année.

Après un mois chez un primeur, un stage décroché en novembre est annulé "à cause du confinement". Un deuxième, dans une droguerie, "tombe à l'eau" cet hiver. "Depuis, j'ai travaillé un mois en librairie, j'ai adoré. Mais à chaque rebond épidémique, on reperd tout".

"Certains sont laissés à l'abandon", critique Lucile, 26 ans. Serveuse depuis six ans dans le centre du pays, elle enchaînait "de grosses saisons de huit mois" en hôtellerie-restauration et "des remplacements l'hiver", dans des cliniques notamment, en CDD.

"Les études, c'est mort"

"Cette année la saison n'a duré que quatre mois, depuis on n'a rien", explique la jeune femme, vivant avec 958 euros de chômage.

Alors Lucile "se restreint (...), chanceuse d'avoir une mère qui fait des courses. Moralement c'est dur".

"Du jour au lendemain, tout a déraillé. Je suis passée de 1.300 euros à zéro", témoigne Olympe, 21 ans. Serveuse en discothèque dans l'Ouest, la jeune femme avait avant l'épidémie "une situation", après une adolescence en foyer et famille d'accueil. Elle entendait "reprendre les études, devenir psychologue-criminologue".

"Comme 80% des barmans, j'étais en extra. Je me suis retrouvée sans rien, sans logement, dans une précarité telle que je mangeais tous les deux jours. Je dormais chez des amis, sans eux j'étais à la rue", raconte-t-elle.

A l'été, elle travaille dans un bar-café. "Puis tout a refermé. J'ai perdu la motivation. Après quelques heures de mannequinat, je viens de récupérer le chômage, je souffle un peu. Mais je crois que les études, c'est mort", s'étrangle-t-elle.

"Je suis vraiment dans l'entre-deux: pas de perspectives, pas d'aides d'urgence. Mise en pause", résume Olympe. "Sauf qu'à côté, le temps continue de passer".


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.