Virus: un nouveau vaccin autorisé aux Etats-Unis, Biden appelle à ne pas «baisser la garde»

Johnson & Johnson s'est engagé à acheminer 100 millions de doses aux Etats-Unis avant la fin du mois de juin (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 28 février 2021

Virus: un nouveau vaccin autorisé aux Etats-Unis, Biden appelle à ne pas «baisser la garde»

  • Ce vaccin unidose, qui peut être stocké à des températures de réfrigérateur, rejoint ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna dans l'immense campagne de vaccination aux Etats-Unis
  • «C'est une nouvelle formidable pour tous les Américains, et un pas encourageant dans nos efforts pour mettre fin à la crise», a affirmé Biden dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont accordé samedi une autorisation en urgence au vaccin de Johnson & Johnson contre la Covid-19, une nouvelle saluée par le président Joe Biden qui a cependant appelé à ne pas « baisser la garde » face à l'épidémie.

Ce vaccin unidose, qui peut être stocké à des températures de réfrigérateur, rejoint ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna dans l'immense campagne de vaccination aux Etats-Unis, où la pandémie a fait plus de 500 000 morts.

Après avoir étudié en détail les données des essais cliniques, conduits sur plus de 43 000 personnes, un comité d'experts avait recommandé vendredi la mise sur le marché du vaccin de l'entreprise américaine.

Au moins trois millions de doses du produit sont prêtes à être distribuées dès la semaine prochaine, selon le gouvernement américain. Johnson & Johnson s'est engagé à acheminer 100 millions de doses aux Etats-Unis avant la fin du mois de juin.

« C'est une nouvelle formidable pour tous les Américains, et un pas encourageant dans nos efforts pour mettre fin à la crise », a affirmé Biden dans un communiqué. « Mais nous ne pouvons pas baisser la garde ni tenir pour acquis que la victoire est inévitable », a-t-il ajouté.

Avec 600 millions de doses commandées au total à Pfizer et Moderna, les Etats-Unis disposeront, d'ici la fin juillet, d'assez de vaccins pour immuniser la quasi-totalité de la population. L'ajout de celles de Johnson & Johnson pourrait encore accélérer la campagne de vaccination.

« Rendez-moi mon vaccin »

L'Afrique du Sud, pays le plus touché par le virus en Afrique, a reçu samedi une deuxième livraison du vaccins Johnson & Johnson, alors qu'elle s'efforce d'accélérer sa campagne d'immunisation.

Quelque 80 000 vaccins sont arrivés de Bruxelles par avion, selon les médias locaux.

Selon le ministère, plus de 63 600 personnels de santé du secteur public et privé ont été vaccinés depuis le lancement de la campagne nationale de vaccination il y a 11 jours.

En Argentine, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans différentes villes pour protester contre les « vaccinations VIP » contre la Covid-19, un scandale qui a coûté son poste au ministre de la Santé. 

« Cessez de gaspiller notre argent », « Rendez-moi mon vaccin », lisaient les pancartes des manifestants.

Le scandale avait éclaté la semaine dernière lorsqu'un journaliste a déclaré à la radio avoir été vacciné grâce à son amitié avec le ministre de la Santé, Ginés Gonzalez Garcia.

Le ministère de la Santé a publié lundi une liste de 70 personnes, comprenant le ministre de l'Economie de 38 ans ou l'ancien président Eduardo Duhalde, son épouse et leurs enfants, ayant reçu le vaccin en dehors de la campagne officielle lancée fin décembre.

Reconfinements

Au Royaume-Uni, où près de 35% de la population adulte a déjà reçu au moins une dose de vaccin, le prince William et son épouse Catherine ont publié samedi une vidéo appelant les Britanniques à ne pas croire les fausses rumeurs circulant sur les réseaux sociaux à propos des vaccins. Jeudi, la reine Elizabeth II, 94 ans, avait encouragé ses compatriotes à se faire vacciner, expliquant que la piqûre ne lui « avait pas fait mal du tout » et qu'il fallait « penser aux autres ».

La pandémie a fait plus de 2,5 millions de morts dans le monde depuis décembre 2019, selon un bilan établi samedi. Plus de 113 374 410 cas d'infection ont été diagnostiqués.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 510 467 morts, devant le Brésil (252 835), le Mexique (184 474), l'Inde (156 938) et le Royaume-Uni (122 415).

La France, qui surveille de près la situation dans une vingtaine des 101 départements français, reconfine ce week-end et le suivant une partie de la Côte d'Azur (Sud-Est) et l'agglomération de Dunkerque.

Ailleurs en Europe, la République tchèque se confine partiellement à partir de lundi, le taux de contamination par habitant du pays étant le plus élevé du monde. Il sera interdit de se déplacer hors du département de son lieu de résidence et le masque sera obligatoire à l'extérieur dans les zones habitées et sur les lieux de travail.

En Océanie, la Nouvelle-Zélande reconfine pour au moins sept jours à partir de dimanche sa principale ville, Auckland (1,7 million d'habitants), après de nouveaux cas de Covid-19. La prestigieuse Coupe America de voile doit y débuter le 6 mars et ses organisateurs ont indiqué samedi qu'ils « étudiaient la situation ».


Instagram teste l'option de masquer les « likes » pour faire baisser la pression sociale

Les logos d'Instagram et de Facebook. (Photo, AFP)
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  • Après plusieurs tests où certaines personnes ne voyaient plus le nombre de « likes » (« j'aime ») recueillis par les contenus, Instagram a annoncé mercredi une nouvelle expérimentation
  • Les utilisateurs décideront eux-mêmes ce qui « fonctionne le mieux » pour eux

SAN FRANCISCO : Like ou pas like? Instagram n'a toujours pas tranché l'épineuse question de l'affichage des « likes » sous les photos et vidéos, liée aux effets potentiellement délétères de la quête de validation des utilisateurs sur les réseaux.

Après plusieurs tests où certaines personnes ne voyaient plus le nombre de « likes » (« j'aime ») recueillis par les contenus, la populaire application de Facebook a annoncé mercredi une nouvelle expérimentation, où les utilisateurs décideront eux-mêmes ce qui « fonctionne le mieux » pour eux.

Ils « pourront ainsi décider d’activer l’option qui leur convient davantage, qu'il s'agisse de choisir de ne pas voir le nombre de likes sur les publications d'autrui, de désactiver les likes sur ses propres publications ou encore de conserver l’expérience originale », détaille un communiqué.

En 2019, Instagram a caché les « likes » pour un petit groupe de personnes, mais les résultats ont été mitigés: certains cobayes ont dit ressentir moins de pression, mais l'indicateur a manqué à d'autres, soucieux de savoir quels contenus marchent bien et d'identifier les tendances populaires.

Les utilisateurs concernés ne pouvaient plus voir combien de « likes » recevaient les posts des autres. Ils avaient toujours accès au nombre de « likes" sur leurs propres posts, mais en cliquant sur une page différente.

« Nous faisons cette expérience parce que nous souhaitons que nos utilisateurs se concentrent sur les photos et les vidéos partagées, pas sur le nombre de likes qu'ils recueillent », avait déclaré un porte-parole d'Instagram en juillet 2019. « Nous ne voulons pas qu'Instagram donne l'impression d'être une compétition. »

Une étude conduite en 2018 aux Etats-Unis par le Pew Research Center a montré que 72% des adolescents du pays utilisaient Intagram et que près de 40% d'entre eux se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé beaucoup de « likes » ou de commentaires.

La quête effrénée de « likes » « enferme les ados dans une fausse bulle de perfection » qui leur renvoie l'image qu'ils ne sont « pas à la hauteur », a expliqué Michaël Stora, psychologue et président de l'Observatoire français des mondes numériques, en octobre dernier.

Ce nouveau test, mené au niveau mondial, doit permettre de « comprendre si le fait de donner davantage de contrôle à chaque utilisateur, pour construire l'expérience qui lui convient, aide à réduire la pression d'une manière pertinente », conclut Instagram.


Le Canada accorde la résidence permanente pour 90 000 étudiants et travailleurs étrangers

Une vue de la ville de Vancouver, Canada. (Photo, AFP)
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  • La mesure doit permettre au Canada d'atteindre son objectif d'accueillir plus de 400 000 immigrants en 2021
  • « La pandémie a mis en lumière l'incroyable contribution des nouveaux arrivants », affirme le ministre de l'Immigration

OTTAWA : Le Canada va accorder le statut de résident permanent à 90 000 étudiants et travailleurs étrangers présents sur son territoire et qui ont notamment aidé à soigner des malades pendant la pandémie, a annoncé mercredi le ministre de l'Immigration.

Le programme, en vigueur à partir du 6 mai, s'adresse aux travailleurs ayant au moins un an d'expérience au Canada dans le domaine de la santé ou une profession jugée essentielle, ainsi qu'aux étudiants étrangers y ayant obtenu un diplôme d'études supérieures ces quatre dernières années, a dit le ministre Marco Mendicino lors d'une conférence de presse.

La mesure doit permettre au Canada d'atteindre son objectif d'accueillir plus de 400 000 immigrants en 2021 et de compenser la chute du nombre de personnes accueillies en 2020, en raison de la pandémie et de la fermeture des frontières.

« La pandémie a mis en lumière l'incroyable contribution des nouveaux arrivants. Ces nouvelles politiques permettront à ceux qui ont un statut temporaire de planifier leur avenir au Canada, de jouer un rôle clé dans notre reprise économique et de nous aider à mieux reconstruire », a déclaré M. Mendicino.

 


Covid-19: le renseignement américain n'écarte pas l'hypothèse du labo chinois

La thèse de la fuite de l'Institut de virologie de Wuhan avait été défendue avec force par l'administration américaine sous la présidence de Donald Trump. (Photo, AFP)
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  • « La communauté du renseignement ne sait pas exactement où, quand, ni comment le virus de la Covid-19 a été transmis initialement »
  • « Ce qui est clair pour nous et nos experts, c'est que les dirigeants chinois n'ont pas été complètement francs ou transparents dans leur coopération » avec l'OMS

WASHINGTON : Les services de renseignement américains n'écartent toujours pas l'hypothèse de l'accident de laboratoire pour expliquer l'apparition à Wuhan, en Chine, de la pandémie de Covid-19, ont indiqué mercredi leurs responsables.

« La communauté du renseignement ne sait pas exactement où, quand, ni comment le virus de la Covid-19 a été transmis initialement », a déclaré la directrice du renseignement, Avril Haines, devant une commission du Sénat.

Elle a mentionné les « deux théories » expliquant l'origine du coronavirus: un contact humain avec des animaux infectés ou l'accident de laboratoire.

« Nous en sommes là », a-t-elle ajouté. « Mais nous continuons à travailler sur cette question, nous rassemblons des informations et nous faisons tout notre possible pour vous donner le plus de confiance possible » dans les explications sur l'origine de la pandémie.

« Nous faisons tout ce que nous pouvons et nous utilisons toutes les ressources à notre disposition pour faire toute la lumière là-dessus », a renchéri le directeur de la CIA, William Burns.

Mais « ce qui est clair pour nous et nos experts, c'est que les dirigeants chinois n'ont pas été complètement francs ou transparents dans leur coopération » avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l'origine du coronavirus, a-t-il ajouté.

Les services de renseignement coopèrent avec d'autres agences gouvernementales et les universités pour tenter de déterminer la provenance exacte du virus, a précisé le général Paul Nakasone, chef de l'agence de renseignement militaire, la NSA.

Dans leur rapport publié fin mars, les experts internationaux de l'OMS avaient jugé « extrêmement improbable » la théorie selon laquelle le coronavirus aurait pu s'échapper de l'Institut de virologie de Wuhan, la ville du centre de la Chine où la Covid-19 a fait son apparition fin 2019. 

Mais le directeur de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a demandé quelques jours plus tard à poursuivre l'enquête sur cette hypothèse, notant que les experts internationaux lui « avaient fait part de leurs difficultés à accéder aux données brutes » pendant leur séjour en Chine.

La thèse de la fuite de l'Institut de virologie de Wuhan avait été défendue avec force par l'administration américaine sous la présidence de Donald Trump, se fondant sur les informations des services de renseignement. La Chine a toujours nié cette possibilité.