Israël lave de tout soupçon un pétrolier grec après une marée noire

Des volontaires d'associations de jeunes nettoient une plage contaminée dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 27 février 2021, à la suite de la marée noire de la semaine dernière qui a inondé la côte nord d'Israël et atteint des parties des plages libanaises voisines. (Mahmoud Zayyat/AFP)
Des volontaires d'associations de jeunes nettoient une plage contaminée dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 27 février 2021, à la suite de la marée noire de la semaine dernière qui a inondé la côte nord d'Israël et atteint des parties des plages libanaises voisines. (Mahmoud Zayyat/AFP)
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Publié le Dimanche 28 février 2021

Israël lave de tout soupçon un pétrolier grec après une marée noire

  • La chaîne israélienne 12 avait suspecté le Minerva Helen d'être à l'origine du drame écologique en raison de son emplacement en mer avant la tempête
  • Le ministère israélien de l'Environnement a déclaré qu'à la "suite de l'ouverture d'une enquête en Grèce sur le pétrolier Minerva Helen, ce dernier n'est pas impliqué dans la pollution au goudron sur les plages israéliennes"

JÉRUSALEM : Les autorités israéliennes ont affirmé dimanche avoir lavé de tout soupçon un pétrolier grec suspecté d'être responsable d'une importante marée noire sur le littoral méditerranéen israélien.

Des vents puissants et des vagues inhabituellement hautes avaient secoué les côtes israéliennes la semaine dernière, entrainant le déversement de tonnes de goudron sur les plages, depuis Rosh Hanikra, au nord près du Liban, jusqu'à Ashkelon, au sud à la limite de la bande de Gaza.

Le ministère israélien de l'Environnement a déclaré qu'à la "suite de l'ouverture d'une enquête en Grèce sur le pétrolier Minerva Helen, ce dernier n'est pas impliqué dans la pollution au goudron sur les plages israéliennes".

Cette marée noire, une des pires qu'ait connue Israël depuis des décennies, était le fait de déversement de "dizaines à des centaines de tonnes" de bitume d'un navire, selon des premières indications du ministère.

Des équipes de l'armée, des civils et des membres d'ONG avaient parcouru les côtes du pays afin de nettoyer les plages.

La chaîne israélienne 12 avait suspecté le Minerva Helen d'être à l'origine du drame écologique en raison de son emplacement en mer avant la tempête. La compagnie avait nié.

Des inspecteurs du ministère de l'Environnement sont arrivés en Grèce samedi pour mener l'enquête en coopération avec les autorités locales.

L'enquête "a exclu ce navire comme la source de la pollution", selon le ministère.

"Nous nous engageons à déployer tous les efforts nécessaires pour localiser le navire responsable de cette marée noire", a affirmé la ministre de l'Environnement, Gila Gamliel.

"Il y des responsables à cette pollution et nous ne laisserons pas impunie cette criminalité environnementale", a-t-elle ajouté.

Selon le ministère, des dizaines de navires ont été suspectés par des inspecteurs israéliens, aidés par des organismes internationaux. Dix d'entre eux ont depuis été écartés de tout soupçon.

 


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.