Virus: l'Iran a officiellement dépassé le seuil des 60 000 décès

La République islamique avait officiellement enregistré moins de 7 000 contaminations quotidiennes depuis fin décembre, mais ce seuil a de nouveau été franchi début février (Photo, AFP).
La République islamique avait officiellement enregistré moins de 7 000 contaminations quotidiennes depuis fin décembre, mais ce seuil a de nouveau été franchi début février (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 28 février 2021

Virus: l'Iran a officiellement dépassé le seuil des 60 000 décès

  • Plusieurs hauts responsables iraniens, notamment le président Hassan Rohani, avaient mis en garde ces dernières semaines contre une «quatrième vague» de Covid-19
  • Aliréza Zali, chargé de la coordination contre l'épidémie dans la capitale, a confirmé jeudi la circulation du virus anglais a Téhéran, jugeant la situation «très fragile»

TEHERAN: L’Iran, pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de coronavirus, a franchi officiellement la barre des 60 000 morts, a annoncé dimanche le ministère de la Santé. 

Plusieurs hauts responsables iraniens, notamment le président Hassan Rohani, avaient mis en garde ces dernières semaines contre une «quatrième vague» de Covid-19, après une hausse du nombre des cas dans certaines régions du pays.

«Malheureusement, 93 personnes ont perdu la vie à cause de la Covid-19 au cours des dernières 24 heures», portant le bilan officiel de la maladie à 60 073 décès en Iran, a annoncé dimanche à la télévision d'Etat Sima Sadat Lari, la porte-parole du ministère de la Santé.

La République islamique a en outre enregistré 8 010 contaminations quotidiennes au virus au cours des dernières 24H, ce qui porte le nombre total des infections à 1 631 169 en Iran, selon la même source.

Plusieurs responsables iraniens reconnaissent néanmoins que ces bilans sont largement inférieurs à la réalité.

Le gouvernement a affiché son inquiétude à plusieurs reprises après la détection début janvier du premier cas du variant britannique en Iran.

«Nous avons identifié 112 personnes touchées par le variant britannique du coronavirus dans le pays, dont 8 sont décédées», a regretté vendredi Aliréza Raïssi, vice-ministre de la Santé, selon le site du ministère.

Aliréza Zali, chargé de la coordination contre l'épidémie dans la capitale, a confirmé jeudi la circulation du virus anglais a Téhéran, jugeant la situation «très fragile».

La République islamique avait officiellement enregistré moins de 7 000 contaminations quotidiennes depuis fin décembre, mais ce seuil a de nouveau été franchi début février.

Le nombre de décès par jour reste inférieur à 100, niveau le plus bas depuis juin.

La campagne de vaccination a été lancée le 9 février, moins d'une semaine après la livraison du premier lot du vaccin russe Spoutnik V.

L'Iran a par ailleurs commencé en décembre les essais cliniques de son propre vaccin.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.