Syrie: l'Unicef appelle au renvoi chez eux des enfants déplacés dans le Nord-Est

Tenu par les forces kurdes, le camp d'Al-Hol accueille près de 62 000 personnes, dont une très grande majorité de femmes et d'enfants (Photo, AFP)
Tenu par les forces kurdes, le camp d'Al-Hol accueille près de 62 000 personnes, dont une très grande majorité de femmes et d'enfants (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 28 février 2021

Syrie: l'Unicef appelle au renvoi chez eux des enfants déplacés dans le Nord-Est

  • L'appel de l'Unicef a été lancé au lendemain d'un incendie provoqué par un poêle au cours duquel quatre Syriens, trois enfants et une femme, ont péri dans le camp d'Al-Hol 
  • Plusieurs ONG ont tiré la sonnette d'alarme sur les conditions de vie et le manque de soins médicaux dans le camp d'Al-Hol

BEYROUTH: L'agence des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a appelé dimanche à ce que tous les enfants syriens et étrangers détenus dans des camps de déplacés ou des prisons dans le nord-est de la Syrie soient autorisés à rentrer chez eux. 

L'appel de l'Unicef a été lancé au lendemain d'un incendie provoqué par un poêle au cours duquel quatre Syriens, trois enfants et une femme, ont péri dans le camp d'Al-Hol dans le nord-est du pays en guerre, selon un responsable local. 

Tenu par les forces kurdes, le plus grand camp de Syrie --devenu une véritable cité de tentes-- accueille près de 62 000 personnes, dont une très grande majorité de femmes et d'enfants selon l'ONU. 

Il abrite principalement des Syriens et des Irakiens, mais également des milliers d'étrangères, originaires notamment d'Europe ou d'Asie, et leurs enfants, qui sont des proches de jihadistes du groupe Etat islamique (EI). 

« Dans le nord-est de la Syrie, il y a plus de 22 000 enfants étrangers d'au moins 60 nationalités qui croupissent dans les camps et les prisons, en plus de plusieurs milliers d'enfants syriens », a déploré le directeur régional de l'Unicef, Ted Chaiban, sans fournir de chiffre précis sur les enfants détenus en prison.  

« Les autorités locales du nord-est de la Syrie et les Etats membres de l'ONU devraient faire tout leur possible pour ramener chez eux les enfants actuellement » dans cette région, a-t-il déclaré dans un communiqué. 

Ils devraient le faire « en intégrant les enfants syriens dans leurs communautés locales et en rapatriant les enfants étrangers ». 

Plusieurs ONG ont tiré la sonnette d'alarme sur les conditions de vie et le manque de soins médicaux dans le camp d'Al-Hol. 

Début février le bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) a réitéré son inquiétude, rappelant que le camp accueille plus de 31 000 enfants âgés de moins de 12 ans. 

Même avec les aides internationales « les conditions humanitaires à Al-Hol demeurent indéniablement difficiles », a estimé Ocha, pointant du doigt une augmentation des violences qui font que le camp « n'est pas un endroit où un enfant doit grandir ». 

Al-Hol a connu ces derniers mois plusieurs incidents impliquant parfois des partisans de l'EI, dont des tentatives d'évasion et des attaques contre des gardes ou des employés d'ONG. 

Au moins 14 meurtres, dont trois décapitations, ont été enregistrés parmi les déplacés depuis début janvier. 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.