Déclarations américaines sur Khashoggi: l’administration Biden accusée d’un deux poids deux mesures

Des personnes se rassemblent pour dénoncer l’assassinat du célèbre activiste et intellectuel libanais Lokman Slim, sur la place de la Sorbonne à Paris, au cœur de la capitale française, le 11 février 2021 (Photo, AFP)
Des personnes se rassemblent pour dénoncer l’assassinat du célèbre activiste et intellectuel libanais Lokman Slim, sur la place de la Sorbonne à Paris, au cœur de la capitale française, le 11 février 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 01 mars 2021

Déclarations américaines sur Khashoggi: l’administration Biden accusée d’un deux poids deux mesures

  • Après les déclarations américaines sur Khashoggi, des voix de plus en plus nombreuses s’interrogent sur la politique de l’administration américaine concernant les assassinats d’autres journalistes et les violences dans la région
  • Alors que les États-Unis continuent de calmer l'Iran afin de le faire revenir à la table des négociations sur le nucléaire, ses représentants pourraient s'en tirer à bon compte en faisant taire encore davantage de journalistes et de critiques

LONDRES: Après les dispositions prises par le président américain, Joe Biden, pour sanctionner les responsables saoudiens qui ont participé au meurtre en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, plusieurs experts du Moyen-Orient dénoncent une politique américaine du deux poids deux mesures. 

L’attachée de presse de la Maison Blanche, Jen Psaki, ainsi que plusieurs responsables du département d'État américain, ont déclaré à plusieurs reprises que Washington ne tolérerait plus que des journalistes et des opposants soient ciblés. Le cas de Jamal Khashoggi a été au cœur de ces déclarations. 

Cependant, des voix de plus en plus nombreuses s’interrogent sur la politique de l’administration américaine concernant les assassinats d’autres journalistes et les violences dans la région. 

 «Quel est le but de la publication de ce rapport? Il est très clair que relancer le cas Jamal Khashoggi deux ans après sa mort vise à faire pression sur l'Arabie saoudite», affirme à Arab News le Dr Dania Koleilat Khatib, experte en affaires américano-arabes. 

Le journaliste Hussain Abdel-Hussain a réagi sur Twitter à la décision américaine. «Maintenant que nous en avons terminé avec l'affaire Khashoggi, les États-Unis peuvent-ils prêter attention à l'assassinat d'Hisham al-Hashemi et de Lokman Slim? Ou n'y a-t-il aucun lobby derrière eux pour exiger la divulgation du nom de leurs assassins?» 

En effet, alors que le meurtre le mois dernier de l’éditeur libanais et critique du Hezbollah Lokman Slim, a été condamné par le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, les États-Unis ne sont pas allés plus loin, et sa déclaration a même évité de nommer le coupable connu, le Hezbollah. 

Un autre chercheur, Hisham al-Hashimi, de nationalité irakienne, a été abattu par balles l’année dernière devant son domicile à Bagdad, meurtre dont les responsables présumés sont depuis longtemps les Kata’ib Hezbollah, soutenus par l’Iran. 

«On peut également s’interroger sur le timing choisi, alors que les États-Unis cherchent à revenir à l'accord sur le nucléaire. Cela pourrait être un moyen d’exercer des pressions sur l'Arabie saoudite pour qu'elle accepte les décisions des États-Unis concernant l'Iran, et pour contraindre le Royaume à faire des concessions», estime Khatib, pour qui «les États-Unis  ne veulent pas perturber leurs réseaux de communication avec l'Iran». 

L’experte précise en outre que «même si les États-Unis sont attachés aux droits humains, leur intransigeance et leur détermination à prendre position doivent être interprétées dans un contexte politique bien précis». 

Alors que de plus en plus de voix critiques de l'Iran, de ses représentants et de ses alliés dans la région sont tués par des «groupes inconnus», les États-Unis préfèrent manifestement se concentrer sur ce qui leur profite politiquement. La tentative du président Biden de faire de l’Arabie saoudite un paria, comme il l’a précédemment affirmé,  se fait au détriment de la justice pour les meurtres commis par l’Iran et à ses groupes armés dans la région.  

Les journalistes libanais Samir Kassir et Gebran Tueini avaient ouvertement fait entendre leur voix. Tous deux ont été assassinés pour leurs critiques virulentes, et justice ne leur pas encore été rendue. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


L’Arabie saoudite fournit plus de 142 milliards de dollars d’aide à 173 pays

Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
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  • Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient considérablement intensifiés

LONDRES : Le Dr Abdullah Al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, a souligné le rôle de premier plan joué par l'Arabie saoudite dans l'action humanitaire mondiale.

Lors d’une conférence sur l’humanité en médecine au Zayed Centre for Research into Rare Disease in Children, au Great Ormond Street Hospital de Londres, Al-Rabeeah a indiqué que le Royaume avait réalisé 8 406 projets humanitaires, de secours, de développement et caritatifs, pour une valeur de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays.

Cela le classe au premier rang du monde arabe et en fait l’un des principaux donateurs au niveau international.

Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient fortement développés.

Depuis sa création en 2015, KSrelief a à lui seul mis en œuvre 3 881 projets d’une valeur de plus de 8,25 milliards de dollars dans 109 pays, couvrant des secteurs clés tels que la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation et l’eau.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les forces israéliennes tuent 13 personnes lors d'une opération dans le sud de la Syrie

Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
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  • Des troupes israéliennes ont arrêté des membres présumés de ce que l’armée a appelé l’organisation Jemaah islamique lors d’une opération nocturne dans le village syrien de Beit Jinn
  • Au moins 10 personnes auraient été tuées lors du raid, selon la télévision d’État syrienne.

DUBAÏ : Au moins 13 personnes ont été tuées et 24 blessées par les forces israéliennes lors d’un raid nocturne sur le village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, selon l’agence syrienne SANA.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné l’opération comme un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « enflammer la région ».

« Nous dormions quand nous avons été réveillés à trois heures du matin par des tirs », a raconté le blessé Iyad Taher à l’AFP depuis l’hôpital Al-Mouwassat à Damas.

« Nous sommes sortis pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’armée israélienne dans le village, des soldats et des chars. Puis ils se sont retirés, l’aviation est arrivée et les obus ont commencé à tomber. J’ai été touché au cou par des éclats. »

Un responsable local a indiqué à l’AFP que les forces israéliennes avaient fait irruption dans le village pour capturer trois hommes, déclenchant des affrontements.

« Après les affrontements, les forces d’occupation israéliennes ont bombardé la zone à l’artillerie et aux drones », a déclaré le responsable du village, Abdul Rahman Al-Hamrawi.

À l’hôpital, Ahmad Kamal a raconté à l’AFP que lui et d’autres « avaient ouvert le feu sur la patrouille israélienne pour se défendre et les empêcher de nous emmener. Mon frère a été tué et j’ai été blessé. »

Les troupes israéliennes affirment avoir arrêté des membres présumés de la Jamaa Islamiya, groupe basé au Liban et allié au Hamas palestinien, lors de l’opération nocturne.

Selon l’armée israélienne, les soldats ont essuyé des tirs et ont riposté avec un soutien aérien, faisant six blessés dans leurs rangs.

L’armée affirme que toutes les cibles recherchées ont été arrêtées et que plusieurs combattants ont été tués, ajoutant que des troupes restent déployées dans la zone.

Israël a mené de nombreuses frappes en Syrie en 2025, visant des secteurs autour de Damas et dans le sud du pays, affirmant vouloir contrer des menaces et protéger la communauté druze proche de la frontière.

Israël dit agir contre des groupes qu’il considère comme hostiles, tandis que les autorités syriennes affirment que les frappes ont tué des soldats.

Depuis la chute du président syrien Bachar Al-Assad en décembre 2024 et l’arrivée d’un nouveau leadership à Damas, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie.

Israël a également envoyé des troupes dans la zone tampon patrouillée par l’ONU, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan depuis 1974.

Israël occupe le Golan syrien depuis 1967 et l’a annexé en 1981, une décision non reconnue par la communauté internationale.

Dans une résolution adoptée le 6 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a réaffirmé son ferme soutien à la « souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité nationale » de la Syrie.

Au cours de l’été, des contacts de haut niveau ont eu lieu entre responsables israéliens et syriens, avec l’aide de Paris et Washington.

L'envoyée spéciale adjointe de l’ONU pour la Syrie, Najat Rochdi, a condamné l’attaque israélienne, la qualifiant de « violation grave et inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le métro de Riyad bat le record Guinness du plus long réseau sans conducteur

Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
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  • Le métro de Riyad comprend six lignes intégrées et 85 stations, et intègre des technologies de pointe
  • Le système de transports publics de Riyad, incluant le métro et les bus, soutient le trafic, l’économie, le développement urbain et la vie sociale de la ville

LONDRES : Le Guinness World Records a officiellement certifié le métro de Riyad comme le plus long réseau de métro sans conducteur au monde, avec 176 kilomètres, mettant en lumière les avancées rapides de l’Arabie saoudite dans le domaine des transports modernes.

Le métro de Riyad constitue un élément essentiel de l’initiative de transport public dans la capitale saoudienne. Il comporte six lignes intégrées, 85 stations, et fait appel à des technologies de pointe.

Le système fonctionne selon un modèle automatisé sans conducteur, géré par des salles de contrôle avancées garantissant des niveaux élevés de précision, de sécurité et de qualité, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

L'ouvrage de référence annuel indique que le métro de Riyad a été « conçu pour améliorer la mobilité urbaine, réduire les embouteillages et promouvoir la durabilité grâce à des solutions de transport respectueuses de l'environnement ».

Le réseau de transports publics de Riyad, incluant métro et bus, soutient le trafic de la ville, son économie, son développement urbain et sa vie sociale.

Cette réalisation met en avant les efforts de la Commission royale pour la ville de Riyad visant à adopter des concepts de transport urbain innovants et durables, démontrant son engagement en faveur d’infrastructures modernes qui améliorent la qualité de vie et soutiennent la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, ajoute la SPA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com