Mikhaïl Gorbatchev fête ses 90 ans « en quarantaine »

L'ancien chef de l'URSS Mikhail Gorbatchev fête ses 90 ans. Sur cette photo d'archive, il prend la parole lors de la présentation de son livre "Je reste un optimiste" dans une librairie de Moscou le 10 octobre 2017. Vasily MAXIMOV / AFP
L'ancien chef de l'URSS Mikhail Gorbatchev fête ses 90 ans. Sur cette photo d'archive, il prend la parole lors de la présentation de son livre "Je reste un optimiste" dans une librairie de Moscou le 10 octobre 2017. Vasily MAXIMOV / AFP
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Publié le Mardi 02 mars 2021

Mikhaïl Gorbatchev fête ses 90 ans « en quarantaine »

  • Mikhaïl Gorbatchev, le dernier dirigeant de l'URSS et l'un des artisans de la fin de la guerre froide, fêtait mardi ses 90 ans en quarantaine, "fatigué" comme tout le monde des restrictions liées au coronavirus
  • Pour son anniversaire, M. Gorbatchev a reçu un "tas" de messages de félicitations

MOSCOU : Mikhaïl Gorbatchev, le dernier dirigeant de l'URSS et l'un des artisans de la fin de la guerre froide, a fêté mardi ses 90 ans en quarantaine, "fatigué" des restrictions dues au coronavirus.

A cette occasion, il a reçu des messages de félicitations de personnalités du monde entier, du président russe Vladimir Poutine mais aussi de son homologue américain Joe Biden ou encore de la chancelière allemande Angela Merkel.

L'ancien dirigeant soviétique célèbre ses 90 printemps dans un hôpital russe où il se trouve "pour la durée de la pandémie", a affirmé Vladimir Poliakov, le porte-parole de la Fondation Gorbatchev, soulignant que l’intéressé "est fatigué de tout cela, comme nous tous".

Il est prévu que M. Gorbatchev, né dans le sud-ouest de la Russie en 1931, retrouve dans la journée des amis et des proches en respectant les mesures de distanciation, ou par visioconférence, selon la même source. 

Et il a déjà reçu son lot de compliments. "Vous appartenez à juste titre à une pléiade de personnes extraordinaires et d'hommes d'Etat remarquables de l'époque contemporaine qui ont influencé de manière significative le cours de l'histoire nationale et mondiale", a déclaré M. Poutine, dans un message adressé à l'ancien dirigeant. L'actuel président russe a également fait l'éloge de "l'énergie et du potentiel créatif" de Mikhaïl Gorbatchev qui reste impliqué dans un nombre de projets éducatifs et humanitaires.

"Nous n'étions pas prêts"

Lors de son passage au pouvoir entre 1985 et 1991, Mikhaïl Gorbtachev a mené d'importantes réformes démocratiques connues sous les noms de "perestroïka" (restructuration) et de "glasnost" (transparence) qui lui ont valu une immense popularité en Occident.

En 1990, il avait ainsi obtenu le prix Nobel de la paix pour "avoir mis fin pacifiquement à la guerre froide". Mais pour beaucoup de Russes, il est in fine le responsable de l'éclatement de l'URSS, survenu en 1991 après un putsch manqué des conservateurs soviétiques contre sa politique d'ouverture.

Vladimir Poutine, arrivé au sommet de l'Etat en 2000, a qualifié cet événement de "plus grande catastrophe géopolitique" du XXe siècle et prône une politique de retour de la puissance russe sur la scène internationale. Pendant des années, ses relations ont donc été complexes avec Mikhaïl Gorbatchev, qui a critiqué à plusieurs reprises M. Poutine, tout en disant voir en lui une chance pour un développement stable de la Russie.

Dans un message de félicitations, la chancelière allemande Angela Merkel a pour sa part remercié M. Gorbatchev pour son "engagement personnel en faveur du dépassement pacifique de la guerre froide et de l'accomplissement de l'unité allemande". "Votre importante contribution à la réunification dans la liberté restera aussi inoubliable en Allemagne que votre engagement personnel constant en faveur des relations amicales entre nos deux pays", a assuré Mme Merkel.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré que le peuple britannique et lui-même restaient "admiratifs du courage et de l’intégrité" dont M. Gorbatchev avait fait preuve pour "mener la guerre froide à une fin pacifique".

Signe d'une possible évolution des mentalités, le quotidien officiel russe Rossiïskaïa Gazeta a lui suggéré mardi que le démembrement de l'Union soviétique n'était peut-être, finalement, pas de la seule faute de Mikhaïl Gorbatchev. "Gorbatchev est venu trop tard car il était très difficile d'empêcher l'effondrement", a estimé le journal. Mais Gorbatchev est aussi "venu trop tôt car nous n'étions alors pas prêts à comprendre et à concrétiser ce qui venait d'être conçu".


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."