Covid-19: un juge ordonne au ministère libanais de la Santé de vacciner un homme de 80 ans

Un juge a ordonné au ministère libanais de la Santé de vacciner un homme de 80 ans contre le COVID-19 après avoir constaté que des membres du Parlement avaient reçu le vaccin en priorité sans raison valable. (Reuters)
Un juge a ordonné au ministère libanais de la Santé de vacciner un homme de 80 ans contre le COVID-19 après avoir constaté que des membres du Parlement avaient reçu le vaccin en priorité sans raison valable. (Reuters)
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Publié le Vendredi 05 mars 2021

Covid-19: un juge ordonne au ministère libanais de la Santé de vacciner un homme de 80 ans

  • À la demande des autorités sanitaires du Liban, Joseph al-Hajj s'était inscrit au mois de janvier dernier pour se faire vacciner avec d'autres personnes âgées libanaises
  • Au même moment éclate un scandale à propos de députés vaccinés avant les autres citoyens libanais

BEYROUTH: Un juge a ordonné au ministère libanais de la Santé de vacciner un homme de 80 ans contre le coronavirus (Covid-19) après avoir constaté que des membres du Parlement avaient reçu le vaccin en priorité sans raison valable.

À la demande des autorités sanitaires du Liban, Joseph al-Hajj s’est inscrit au mois de janvier dernier pour se faire vacciner avec d'autres personnes âgées libanaises. Il attend alors plus d’un mois. Au même moment éclate un scandale à propos de députés vaccinés avant les autres citoyens libanais. Un événement qui contrarie fortement Al-Hajj.

Mercredi dernier, le juge des affaires urgentes, Carla Chawwah, a rendu une décision au tribunal civil de Beyrouth obligeant le ministère de la Santé de faire vacciner Joseph al-Hajj d'ici à vendredi prochain.

Cette décision, à laquelle Arab News a eu accès, présente des instructions pour qu'Al-Hajj reçoive un vaccin contre la Covid-19 dans les quarante-huit heures, sans quoi une amende de 10 millions de livres libanaises (6 618 dollars, soit 5 547 euros) serait infligée pour chaque jour de retard.

Carla Chawwah a fourni au ministère de la Justice une copie de sa décision. Lors du procès, l'avocat d'Al-Hajj a fait valoir que son client attendait d'être contacté par le ministère de la Santé au sujet de sa nomination pour la vaccination lorsque, le 23 février, il est apparu que seize députés et certains fonctionnaires avaient été vaccinés au Parlement libanais.

L’avocat précise que l’état de santé de son client aurait dû être une «priorité absolue». En effet, cet homme âgé souffrait d'une artère obstruée à la jambe gauche et a besoin en permanence de médicaments.

L’avocat d’Al-Hajj ajoute que le fait d’avoir vacciner des députés et des fonctionnaires avant son client constitue une violation des conditions et des mécanismes fixés pour les procédures d’inoculation.

La décision de Carla Chawwah précise également que le fait de vacciner les députés et les fonctionnaires avant de nombreux citoyens vulnérables est une violation des droits de l’homme et de la santé.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.