Le monde condamne les frappes contre les installations d’énergie saoudiennes

Le port de Ras Tanura de Saudi Aramco a été visé par un drone en provenance de la mer. (Photo, Aramco/Fichier)
Le port de Ras Tanura de Saudi Aramco a été visé par un drone en provenance de la mer. (Photo, Aramco/Fichier)
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Publié le Lundi 08 mars 2021

Le monde condamne les frappes contre les installations d’énergie saoudiennes

  • Le secrétaire général du CCG Nayef Al-Hajraf affirme que ces «attaques terroristes (…) ciblent aussi le centre névralgique de l'économie mondiale»
  • À Washington, Bill Hagerty, un sénateur républicain qui siège au Comité sénatorial des relations étrangères, pense que l'approche du président Joe Biden vis-à-vis de l'Iran a enhardi le régime

RIYADH: Les frappes sur des installations pétrolières dans l'est de l'Arabie saoudite ont suscité dimanche une série de condamnations locales et régionales.

Le Royaume a déclaré que l'attaque de drone sur le port de Ras Tanura, ainsi que la tentative de frappe de missiles à l’encontre d’un quartier résidentiel d'Aramco, ciblaient les approvisionnements énergétiques mondiaux. Ras Tanura est l’un des plus grands ports de transport de pétrole du monde, et le complexe Aramco à Dhahran sert de demeure pour les travailleurs, locaux et expatriés, et leurs familles.

Le secrétaire général du CCG Nayef Al-Hajraf affirme que ces «attaques terroristes ne visent pas que la sécurité et les capacités économiques du Royaume. Elles ciblent aussi le centre névralgique de l'économie mondiale et de l’approvisionnements en pétrole, ainsi que la sécurité énergétique globale».

Le secrétaire affirme par ailleurs que les États du Golfe soutiennent le Royaume, et que le bloc appuierait l'Arabie saoudite dans toutes les mesures qu'elle estime nécessaires afin de protéger ses capacités nationales.

Bahreïn a pour sa part fermement condamné les attaques, et assuré qu'elles constituent une violation des lois internationales.

À Washington, Bill Hagerty, un sénateur républicain qui siège au Comité sénatorial des relations étrangères, pense que l'approche du président Joe Biden vis-à-vis de l'Iran a enhardi le régime. C’est pour cette raison que Téhéran lance davantage d'attaques contre l'Arabie saoudite par le biais de ses mandataires.

«Une nouvelle frappe de missile contre l'Arabie saoudite aujourd'hui porte tous les signes d'une attaque soutenue par l'Iran», déclare le sénateur. «Il semblerait que le désir du (président) Biden d'accorder un allégement des sanctions à Téhéran encourage les mollahs à intensifier leur agression contre nous et nos alliés», poursuit-il dans un tweet.

Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh a exprimé sa solidarité avec le Royaume.

Il a de plus appelé la communauté internationale à mettre un terme au terrorisme qui menace la sécurité et la stabilité internationales.

Le président du Parlement arabe Adel ben Abdulrahman Al-Asoumi a lancé un appel à la communauté internationale, enjoignant à mettre un terme à ces attaques menaçant la sécurité et la stabilité de la région, en plus d’affecter l’économie mondiale.

Le Secrétaire général de l’Organisation de Coopération Islamique, le Dr Yousef Al-Othaimeen a également expliqué que l’attaque mettaient en danger la vie de milliers d’employés de Saudi Aramco aux nationalités multiples et de leurs familles.

Selon le ministre qatari du Pétrole, viser de telles installations cruciales représente un acte de sabotage violant les lois internationales, affectant la production énergétique mondiale. L’autorité palestinienne a émis un communiqué semblable.

En Egypte, le ministre des Affaires étrangères a déclaré soutenir le Royaume et les mesures employées pour répondre à ces actes d’agression. Son homologue koweïti a quant à lui dénoncé ces crimes extrémistes, preuves de l’insistance de la milice à poursuivre le conflit et leur mépris des efforts internationaux visant à trouver une solution politique.

La présidence palestinienne a également condamné l'attaque, affirmant que les actions extrémistes des Houthis contre l'Arabie saoudite constituent une violation flagrante du droit international. 

Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a affirmé que ces crimes extrémistes portent atteinte à la sécurité du Royaume, sapent la stabilité de la région, et qu’ils sont la preuve d’une volonté de poursuivre la guerre en ignorant les efforts internationaux en cours pour parvenir à une solution politique. 

Joseph McMonigle, secrétaire général du Forum international de l’énergie, la plus grande organisation internationale de ministres de l’énergie au monde, s’est également fait l’écho de la condamnation mondiale de la tentative d’attaque contre le port de Ras Tanura en Arabie saoudite et d’autres infrastructures énergétiques. 

«Toute attaque contre de telles installations partout dans le monde est une attaque contre les consommateurs d'énergie dans leur ensemble», a-t-il déclaré. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: un Casque bleu français tué dans une embuscade attribuée au Hezbollah

Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
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  • Un soldat français a été tué et trois blessés au sud-Liban lors d’une embuscade contre des Casques bleus, attribuée au Hezbollah, marquant une nouvelle escalade dans le conflit régional
  • La France appelle le Liban à agir contre les responsables, tandis que les tensions persistent malgré les cessez-le-feu et les efforts diplomatiques en cours

PARIS: Deuxième soldat français tué depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février, un militaire français a été tué et trois autres soldats français blessés samedi au sud-Liban, lors d'une embuscade contre des Casques bleus attribuée au Hezbollah.

"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah", a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X.

Le sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, dans le sud-ouest de la France, a été tué "par un tir direct à l'arme légère", dans la région de Deir-Kifa, a précisé la ministre française des Armées Catherine Vautrin sur X.

"La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul", a ajouté M. Macron.

Le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi l'attaque contre les Casques bleus français. Il a promis de poursuivre les responsables.

La Force d'interposition de l'ONU au Liban (Finul) a dénoncé une attaque "délibérée", estimant que les auteurs de l'embuscade étaient vraisemblablement le Hezbollah, groupe militaire islamiste chiite allié de l'Iran, installé au Liban où il exerce une énorme influence et est en guerre contre Israël.

- "Garantir la sécurité" -

M. Macron s'est entretenu samedi avec M. Aoun et le Premier ministre libanais Nawaf Salam, leur demandant de "garantir la sécurité des soldats de la Finul", déployée au Liban depuis 1978, composée de plus de 7.000 militaires, dont plus de 600 Français.

Le sergent-chef Montorio "était en mission d'ouverture d'itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance", a détaillé Mme Vautrin, soulignant que ce "sous-officier expérimenté" avait déjà été "déployé plusieurs fois en opération".

"La Nation s'incline devant la mémoire d'un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d'armes", a ajouté la ministre.

La gravité des blessures des trois autres militaires n'a pas été précisée.

C'est le deuxième militaire français tué par des alliés de Téhéran depuis le début de la guerre amorcée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, qui a embrasé toute la région.

Le 12 mars, l'adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, a été tué dans une attaque de drone attribuée à une milice pro-iranienne. Il était déployé dans une base dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, où il participait à une mission de formation à la lutte antijihadiste.

Un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran est en vigueur depuis le 8 mars, et un intense ballet diplomatique est en cours pour tenter de le consolider.

Une trêve est aussi à l’œuvre au Liban, qu'Israël a attaqué en riposte aux attaques du Hezbollah. Des préparatifs de négociations sont en cours, mais le Hezbollah se dit "non concerné" par ces négociations libanaises avec Israël.


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.