Des start-up françaises attaquent Apple pour non-respect de la législation sur la publicité ciblée

Apple communique largement sur son attachement au respect de la vie privée de ses utilisateurs (Photo, AFP).
Apple communique largement sur son attachement au respect de la vie privée de ses utilisateurs (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 09 mars 2021

Des start-up françaises attaquent Apple pour non-respect de la législation sur la publicité ciblée

  • Dans la plainte, France Digitale relève que l'option «publicités personnalisées», ajoutée via une mise à jour aux appareils Apple, est activée par défaut
  • «L’approbation par défaut et présumée par Apple du consentement de l’utilisateur ne saurait être déclarée conforme aux normes européennes en la matière», dénonce France Digitale

PARIS: L'organisation France Digitale, qui fédère plus de 2 000 start-up, a porté plainte mardi auprès de la Cnil contre Apple, accusé de ne pas demander le consentement de ses utilisateurs pour afficher de la publicité ciblée au sein de ses propres applications.

Dans la plainte, France Digitale relève que l'option « publicités personnalisées », ajoutée via une mise à jour des paramètres des iPhones et des ordinateurs Mac d'Apple, est activée par défaut.

Cette option permet la diffusion de publicités ciblées au sein des applications d'Apple, comme le magasin d'applications App Store, Apple News, ou Bourse. Selon sa propre documentation, la firme de Cupertino (Californie) utilise des informations personnelles et techniques, la géolocalisation ou des historiques de recherches et de navigation.

Apple, qui communique largement sur son attachement au respect de la vie privée de ses utilisateurs, affirme ne pas transmettre ces données à des parties tierces, mais les agrège dans des « segments » de quelques milliers de personnes.

« Nous sommes tenus de communiquer des données non personnelles à des partenaires stratégiques travaillant avec Apple », par exemple pour l'aider à vendre des publicités, explique l'entreprise dans ses documents techniques.

« L’approbation par défaut et présumée par Apple du consentement de l’utilisateur ne saurait être déclarée conforme aux normes européennes en la matière », dénonce France Digitale dans sa plainte auprès du régulateur français des données personnelles.

L'organisation note aussi que l'utilisateur n'est pas suffisamment informé du traitement appliqué à ses données personnelles.

« Si les faits sont avérés, cela voudrait dire qu'Apple se permet sur ses applications des choses qu’il n'autorise pas pour les développeurs d’applications tierces », a précisé le directeur général de France Digitale, Nicolas Brien.

« Les allégations de la plainte sont manifestement fausses et seront considérées pour ce qu'elles sont : une piètre tentative de ceux qui traquent les utilisateurs pour détourner l'attention de leurs propres actions et tromper les régulateurs et les décideurs politiques », a répondu Apple dans une déclaration.

L'entreprise assure qu'elle ne piste pas ses utilisateurs et qu'elle s'applique à elle-même des règles identiques à celles appliquées aux autres développeurs.

La marque à la pomme déploie depuis plusieurs mois une série de changements annoncés à l'occasion de la sortie de son nouveau système d'exploitation mobile iOS 14.

Elle compte notamment demander systématiquement l'autorisation de l'utilisateur pour laisser les développeurs d'applications utiliser l'identifiant publicitaire de l'appareil (IDFA).

Ces annonces ont provoqué l'émoi du monde de la publicité numérique, très dépendant de l'utilisation des données personnelles, provoquant même une brouille d'Apple avec le géant des réseaux sociaux Facebook.

En octobre, plusieurs professionnels du marketing avaient déposé une plainte devant l'Autorité de la concurrence en France, lui demandant des « mesures provisoires » pour empêcher Apple de causer avec sa mise à jour « un préjudice grave au secteur de la publicité mobile ».

A l'inverse, l'ONG autrichienne NOYB avait porté plainte contre Apple en Allemagne et en Espagne pour avoir laissé jusqu'ici les applications utiliser l'IDFA sans un consentement spécifique.


Ventes de yearlings records à Deauville à plus de 51 millions d'euros

Un dresseur mène un cheval dit Mont, vendu 675 000 euros (Photo, AFP).
Un dresseur mène un cheval dit Mont, vendu 675 000 euros (Photo, AFP).
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  • Le précédent record pour ces enchères remontait à 2019 avec un chiffre d'affaires qui avait atteint 43 millions d'euros
  • 84% des chevaux ont trouvé preneurs

DEAUVILLE: Les plus prestigieuses enchères de yearlings (pur-sang anglais de 18 mois) en France, les ventes de Deauville, ont enregistré un chiffre d'affaires inédit de plus de 51 millions d'euros, ont annoncé mardi les organisateurs.

Le chiffre d’affaires total a bondi de 18% toujours par rapport à 2019 pour atteindre 51.071.000 euros, précise dans un communiqué l'agence de vente Arqana.

"Face à un tel résultat, nous sommes plus que satisfaits, la saison des ventes de yearlings démarre de la meilleure des façons", se félicitent Éric Hoyeau, président d’Arqana et Freddy Powell, directeur exécutif, cité dans le communiqué.

Le précédent record pour ces enchères remontait à 2019 avec un chiffre d'affaires qui avait atteint 43 millions d'euros. En 2021, le total de la vente s'était établi à 40,2 millions d'euros.

Le prix le plus élevé de cette édition a été atteint dimanche pour la vente du frère de Sottsass (lauréat du Prix de l'Arc de Triomphe), adjugé 2,1 millions d'euros au maître entraîneur japonais Yoshito Yahagi. Ce poulain, présenté par l'Écurie des Monceaux, est le fils de Siyouni et Starlet's Sister.

Lundi, le fils de Dubawi et de la lauréate du Prix Minerve Golden Valentine, présenté également par l'Ecurie des Monceaux, a été acquis pour 2 millions d'euros par Godolphin, l'écurie de l'émir de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum.

Godolphin, plus gros acheteur à l'issue des trois jours de ventes, s'est adjugé 6 yearlings achetés pour un volume d’enchères de 5,55 millions d'euros.

Le record à Deauville pour la vente d'un seul cheval a été établi à 2,6 millions d'euros en 2015.

Le prix moyen des yearlings (pur-sang anglais d'un an révolu) vendus cette année a atteint 210.025 euros pour 285 chevaux présentés, indique Arqana. 84% des chevaux ont trouvé preneurs.

L'agence de vente Arqana, deuxième agence de vente de yearlings après Tattersalls en Angleterre, a lancé ces ventes en 2000 et organisait l'événement qui compte parmi les plus prestigieuses enchères de yearlings en France.


La reprise mondiale des voyages d'affaires est plus lente que prévu

Elles avaient chuté de plus de moitié en 2020, sous l'effet de la pandémie (Photo, AFP).
Elles avaient chuté de plus de moitié en 2020, sous l'effet de la pandémie (Photo, AFP).
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  • «La reprise a rencontré des difficultés repoussant les prévisions d'une reprise complète à 2026 au lieu de 2024»
  • En 2019, les dépenses mondiales liées aux voyages d'affaires s'étaient élevées à 1.400 milliards de dollars

WASHINGTON: La reprise s'annonce plus longue que prévu pour les voyages d'affaires, qui ne devraient retrouver leur niveau pré-pandémique qu'en 2026, et non en 2024, a averti lundi l'association mondiale du tourisme d'affaires (GBTA) dans son rapport annuel 2022.

"La reprise a rencontré des difficultés (...) repoussant les prévisions d'une reprise complète à 2026 au lieu de 2024 comme prévu précédemment", indique cette association basée aux États-Unis dans un communiqué.

La GBTA souligne ainsi qu'"alors que de nombreuses conditions de reprise liées à la Covid se sont améliorées, de nombreuses conditions macroéconomiques se sont détériorées rapidement au début de 2022".

En 2019, les dépenses mondiales liées aux voyages d'affaires s'étaient élevées à 1.400 milliards de dollars.

Elles avaient chuté de plus de moitié en 2020, sous l'effet de la pandémie, à 661 milliards de dollars, et étaient peu remontées en 2021, à 697 milliards de dollars.

Elles devraient atteindre 933 milliards en 2022 (+33,8%), avec cependant de fortes différences selon les régions, détaille la GBTA.

L'Amérique du Nord a mené la reprise en 2021, tandis que l'Europe de l'Ouest a été la seule région à avoir enregistré une baisse des dépenses l'année dernière, à cause des conséquences de la Covid. "Les deux régions devraient connaître les reprises les plus fortes", précise l'organisation.

L'Asie-Pacifique avait connu en 2021 une forte reprise, tirée par la Chine, mais "cela s'est inversé en 2022", en raison de la politique "zéro Covid", et alors que "d'autres pays de la région ne se sont ouverts que lentement", tandis que le rythme plus lent des vaccinations en Amérique latine y a ralenti la reprise.


Nama Ventures conduit une série de financement de lancement pour la startup bahreïnie Faceki

Fondée en 2020, la plate-forme utilise des solutions cloud et de vérification d'identité numérique (Photo fournie).
Fondée en 2020, la plate-forme utilise des solutions cloud et de vérification d'identité numérique (Photo fournie).
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  • Cette série a également été témoin de la participation de la société de capital-risque Vision Ventures, ainsi que d'autres investisseurs providentiels
  • Fondée en 2020, la plate-forme utilise des solutions cloud et de vérification d'identité numérique alimentées par l'apprentissage automatique

RIYAD: La société de capital-risque basée en Arabie saoudite, Nama Ventures, a conduit une série de financements de lancement pour un montant non divulgué pour la plate-forme de protection contre la fraude et de vérification d'identité basée à Bahreïn, ayant été primée, Faceki.

«Nous prévoyons d'accroître notre présence mondiale, de continuer à innover et de fournir des solutions de vérification d'identité conformes, sécurisées et d’utilisation simple», a affirmé Hamza Al-Ghatam, co-fondateur et PDG de Faceki, dans un communiqué.

Cette série a également été témoin de la participation de la société de capital-risque Vision Ventures, ainsi que d'autres investisseurs providentiels.

Fondée en 2020, la plate-forme utilise des solutions cloud et de vérification d'identité numérique alimentées par l'apprentissage automatique pour servir sa clientèle dans plus de 175 pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com