Une organisation saoudienne accréditée pour aider l'ONU à concevoir des politiques de vie durable

Après une évaluation et un examen minutieux des engagements et des responsabilités du Saudi Green Building Forum (SGBF), l'organisation à but non lucratif a obtenu l'accréditation en tant qu'observateur auprès de l'organe directeur du Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE)
Après une évaluation et un examen minutieux des engagements et des responsabilités du Saudi Green Building Forum (SGBF), l'organisation à but non lucratif a obtenu l'accréditation en tant qu'observateur auprès de l'organe directeur du Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE)
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Publié le Jeudi 13 août 2020

Une organisation saoudienne accréditée pour aider l'ONU à concevoir des politiques de vie durable

  • Saudi Green Building Forum est accrédité en tant qu'observateur auprès de l'organe directeur du Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE)
  • Cette accréditation est une étape importante dans le renforcement du rôle des institutions de la société civile saoudienne, tant au niveau local qu’international

RIYAD : Une association professionnelle d'Arabie saoudite jouera un rôle clé dans l'élaboration des politiques au sein d'un organe directeur des Nations unies traitant de l'importance des besoins environnementaux.

Après une évaluation et un examen minutieux des engagements et des responsabilités du Saudi Green Building Forum (SGBF), l'organisation à but non lucratif a obtenu l'accréditation en tant qu'observateur auprès de l'organe directeur du Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE). Le SGBF jouera un rôle d'observateur à toutes les réunions et sessions publiques du PNUE et de ses organes subsidiaires.

S'adressant à Arab News, Faisal al-Fadl, fondateur de l'organisation à but non lucratif, a déclaré que la mission du forum se développe depuis dix ans et que cette accréditation est considérée comme une étape importante dans le renforcement du rôle des institutions de la société civile saoudienne, tant au niveau local qu’international. Conformément à la Vision 2030, qui non seulement a joué un rôle essentiel dans la mission de l’ONG mais a également ouvert la voie à la population du Royaume pour qu'elle fasse un effort supplémentaire afin d’établir une société avancée et résiliente.

Le SGBF a été lancé en 2010 et établi en 2014. En 2017, il est devenu le premier organisme professionnel d'Arabie saoudite doté du statut consultatif auprès de l'ONU.

« Le Forum saoudien était un groupe de défense avec une voix honnête pour combler le fossé ; à travers le PNUE, nous avons désormais les outils pour devenir les décideurs », a déclaré Al-Fadl. Selon le fondateur du groupe, ce défi sera relevé en fournissant aux communautés les outils appropriés pour mettre en œuvre les engagements.

En tant qu’organe observateur du cadre environnemental au PNUE, le rôle du SGBF consistera à promouvoir ses concepts et ses objectifs afin qu’ils soient reflétés au sein de la « communauté du changement ». Pour que ce dernier se produise, les membres d'une communauté qui se sont engagés à préserver des codes de conduite moraux sont essentiels pour changer les mentalités et les comportements afin de garantir un avenir aux générations futures, a déclaré Al-Fadl.

« En tant que plate-forme ouverte, notre rôle est d'être la voix honnête qui vient combler le fossé. Les progrès économiques et sociaux accompagnés de dégradation de l'environnement et de pandémies mettent en danger les systèmes dont dépendent notre développement futur et notre survie », a-t-il annoncé.

Le SGBF représente le Royaume et son appel aux communautés, aux parties prenantes et aux décideurs politiques à s'appuyer sur les principes du volontariat, de défense et du développement durable.

Pour l'ONG, la prochaine étape consiste à accroître l'engagement de la société civile, à trouver des solutions au problème de l'intégration des volontaires dans les sociétés, ainsi qu’à prioriser et à relever les défis sociaux pour les femmes, les jeunes et les personnes âgées, appelant les États membres à accroître leur rôle dans la construction et le développement des pratiques qui minimisent l'impact négatif sur la planète.

Al-Fadl a ajouté que protéger la planète et renforcer la résilience n’est certes pas facile. Sans renforcer l'action locale, y compris les volontaires pour en accélérer la mise en œuvre, il faudra beaucoup de temps avant que les objectifs ne soient atteints et que les résultats visibles, a-t-il déclaré.

« Les pays membres de l'ONU ont la responsabilité de faire face à la crise humaine, aux proportions inestimables, qui impose ses plus lourdes conséquences sur la chaîne d'approvisionnement pour les personnes marginalisées et les plus vulnérables dans les villes et les communautés du monde entier », a conclu Al-Fadl.


L'Iran doit «conclure un accord» avec les Etats-Unis, estime un ex-chef de la diplomatie iranienne

L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
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  • L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit"
  • Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui"

PARIS: L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

L'ex-ministre des Affaires étrangères entre 2013 et 2021, un des architectes de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, n'a plus de rôle officiel au sein du gouvernement, mais c'est la première fois depuis le déclenchement de la guerre par l'offensive militaire américano-israélienne le 28 février qu'une figure de haut rang en Iran se positionne publiquement en faveur d'un accord de paix.

L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit et empêche qu'un nouveau ne survienne", a écrit le diplomate dans une tribune publiée jeudi soir par la revue américaine Foreign Affairs.

Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui", a-t-il écrit.

"L'Iran devrait également être prêt à accepter un pacte de non-agression avec les Etats-Unis, par lequel les deux pays s'engageraient à ne plus s'attaquer à l'avenir", a encore proposé Mohammad Javad Zarif. Il a aussi évoqué des "échanges économiques" entre les deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis plus de quatre décennies.

Cette tribune a été publiée dans la revue américaine quelques heures après que Donald Trump a menacé mercredi d'intensifier ses frappes et de renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre".

"En tant qu'Iranien, indigné par l'agression irresponsable et les insultes grossières de Donald Trump (...) je suis partagé quant à la publication de ce plan de paix dans Foreign Affairs. Je suis néanmoins convaincu que la guerre doit prendre fin à des conditions compatibles avec les intérêts nationaux iraniens", s'est justifié vendredi sur le réseau social X l'ancien chef de la diplomatie.


Le Royaume-Uni déploie un système anti-drones au Koweït

Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
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  • "Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique
  • Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement

LONDRES: Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne.

"Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique.

Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement.

"Le Premier ministre a commencé par condamner l'attaque de drone nocturne irresponsable contre une raffinerie de pétrole koweïtienne", a indiqué Downing Street dans un compte rendu de l'entretien téléphonique entre M. Starmer et le prince héritier du Koweït.

"Ils ont discuté du déploiement du système de défense aérienne britannique Rapid Sentry au Koweït, qui protégera le personnel et les intérêts koweïtiens et britanniques dans la région, tout en évitant une escalade du conflit", a ajouté le communiqué de Downing Street.

Les pays du Golfe, dont le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont été entraînés dans la guerre au Moyen-Orient, visés par des frappes iraniennes en représailles aux attaques lancées par les États-Unis et Israël le 28 février.


Les églises de Dubaï passent les messes de Pâques en ligne pour des raisons de sécurité

Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
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  • Les églises de Dubaï annoncent un passage en ligne des messes pendant le week-end de Pâques pour des raisons de sécurité

DUBAÏ : Les églises aux Émirats arabes unis ont annoncé une fermeture temporaire pendant Pâques en raison de préoccupations liées à la sécurité dans un contexte de tensions régionales.

Les églises, dont l’église catholique St. Mary, l’église catholique St. Francis of Assisi et la cathédrale orthodoxe St. Thomas, ont indiqué qu’elles resteraient fermées suite à une directive du gouvernement et que les offices du Vendredi saint seraient diffusés en ligne via leurs chaînes officielles.

« Les paroissiens sont priés de ne pas se rendre dans les locaux de l’église, dans l’intérêt de la sécurité et du bien-être de la communauté », indique l’annonce.

Cette décision représente un changement majeur pour les communautés chrétiennes, particulièrement pendant l’une des périodes les plus sacrées de l’année.

Traditionnellement, la Semaine Sainte est remplie de prières communautaires, de grandes réunions familiales et de célébrations religieuses menant à Pâques.

Sandra Sabbagh, résidente de Dubaï, a déclaré que la Semaine Sainte est l’un des moments les plus attendus de l’année.

« Nous jeûnons pendant presque cinq semaines, et cette semaine est considérée comme très importante pendant notre période de jeûne. Donc oui, c’est décevant. Nous l’attendons depuis le tout début du Carême », a-t-elle expliqué, ajoutant que cette période est habituellement consacrée à se rassembler à l’église avec d’autres.

« Bien sûr, nous sommes attristés, mais en même temps, le gouvernement n’aurait pas pris une telle décision si ce n’était pas pour le bien des gens et leur sécurité. Et bien sûr, nous soutenons ces décisions. Je prie pour que la paix revienne bientôt, que nous puissions traverser cette situation, et que les gens puissent revenir à une vie sûre et paisible, comme nous en avons l’habitude dans ce pays », a-t-elle ajouté.

Bien que les messes diffusées en direct permettent aux fidèles de maintenir un lien spirituel depuis chez eux, beaucoup estiment que l’absence de participation physique rend les célébrations incomplètes, mais ils comprennent l’importance de respecter les règles gouvernementales.

Rachel Henry, résidente de Dubaï, a déclaré que, même si ne pas pouvoir se rendre à l’église est décevant, elle est reconnaissante que la technologie permette à la communauté de se rassembler virtuellement pour le culte.

« Grâce à la technologie et tout, nous pouvons assister en ligne. Donc, le même sentiment de participation est là, mais la perte de ne pas être physiquement présente à l’église se fait toujours ressentir », a-t-elle dit.

« Nous réalisons que tout cela est pour notre sécurité et notre bien-être, et nous souhaitons respecter les règles », a-t-elle ajouté.

Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis sont sous attaque de missiles et drones iraniens. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com