Heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Athènes: trois policiers blessés

La police utilise un canon à eau lors d'affrontements avec des manifestants lors d'une manifestation contre les violences policières dans une banlieue d'Athènes le 9 mars 2021.(AFP)
La police utilise un canon à eau lors d'affrontements avec des manifestants lors d'une manifestation contre les violences policières dans une banlieue d'Athènes le 9 mars 2021.(AFP)
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Publié le Mardi 09 mars 2021

Heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Athènes: trois policiers blessés

  • Les casseurs ont lancé des pierres et des cocktails molotov contre le commissariat et les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau
  • Dimanche après-midi sur la place de Nea Smyrni, à cinq kilomètres du centre-ville d'Athènes, les images d'un jeune homme à terre frappé à coups de matraque par un policier, en présence d'au moins trois autres agents, sont devenues virales

ATHENES:  Trois policiers grecs ont été blessés mardi soir, lors de heurts qui ont éclaté dans une banlieue d'Athènes en marge d'une manifestation de 5 000 personnes contre les «dérives policières», a annoncé la police.

Selon une photographe de l'AFP, les échauffourées ont débuté lorsqu'un groupe d'environ 200 personnes cagoulées s'est dirigé vers le commissariat de Nea Smyrni, une banlieue réputée calme d'Athènes, où un jeune homme a été frappé à coups de matraque dimanche par un policier lors d'un contrôle des mesures de confinement. 

Les casseurs ont lancé des pierres et des cocktails molotov contre le commissariat et les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Le feu a été mis à une dizaine de poubelles obligeant les pompiers à intervenir, a constaté l'AFP.

Un policier à moto, grièvement blessé à la tête, a dû être transporté à l'hôpital, selon la police. Selon les images d'ANT1 TV, des manifestants ont fait tomber le policier de sa moto et l'ont frappé.

Les journalistes et photographes sur place ont également été pris à partie par les manifestants cagoulés, a-t-on constaté. 

Dimanche après-midi sur la place de Nea Smyrni, à cinq kilomètres du centre-ville d'Athènes, les images d'un jeune homme à terre frappé à coups de matraque par un policier, en présence d'au moins trois autres agents, sont devenues virales. On entend le jeune homme crier: «j'ai mal», tandis que des passants s'indignent du comportement des policiers.

En protestation, près de 5.000 personnes, selon la police, ont défilé contre les «dérives policières» mardi soir, brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Les flics hors de nos quartiers» ou «Les parcs sont faits pour rire et non pour entendre: j'ai mal». 

La police a dit avoir arrêté des manifestants en possession de cocktails molotov et de barres de fer, avant que les heurts ne débutent.

Le principal parti d'opposition, Syriza, a condamné «sans équivoque ceux qui, par la force, ont choisi de ternir une manifestation pacifique de milliers d'habitants, d'étudiants, de travailleurs et de commerçants de Nea Smyrni».

Le parquet a ordonné une enquête préliminaire «pour examiner les actes criminels éventuels perpétrés par des policiers» dimanche à Nea Smyrni, selon une source judiciaire. La police a également ouvert une enquête interne.

Selon la police, cet incident a commencé quand les forces de l'ordre ont été attaquées par «trente personnes qui ont causé des blessures à deux de ses agents», ce que de nombreux habitants de Nea Smyrni ont démenti. 

Onze personnes interpellées dimanche ont été poursuivies pour «coups et blessures, insultes et violations des mesures pour endiguer l'épidémie de Covid-19», a-t-on appris mardi de source judiciaire. 

Dans une interview publiée mardi dans le Journal des Rédacteurs (Efsyn), le jeune homme de 29 ans explique que la police voulait infliger des amendes de 300 euros à des familles qui étaient assises sur la place, et qu'il a voulu raisonner les agents. 

«Un policier s'est alors avancé vers moi et m'a pris pour cible. Il m'a poussé avant que les autres policiers ne me donnent des coups de pied sur tout le corps», explique-t-il.

Les médias et les avocats ont dénoncé une multiplication des agressions policières ces derniers mois lors de manifestations étudiantes ou de groupes de gauche. 


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
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  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.