Harry et Meghan relancent le débat sur le racisme au Royaume-Uni

Les révélations de Meghan Markle et du prince Harry ont eu un effet retentissant (Photo, AFP).
Les révélations de Meghan Markle et du prince Harry ont eu un effet retentissant (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 10 mars 2021

Harry et Meghan relancent le débat sur le racisme au Royaume-Uni

  • Le prince Harry a touché une corde sensible en affirmant que le racisme avait joué une «grande part» dans sa décision de quitter le Royaume-Uni avec Meghan
  • Depuis les Etats-Unis, il a appelé les tabloïds britanniques qu'il a accusé à maintes reprises de racisme envers Meghan, à évoluer eux aussi

LONDRES: Le sujet était déjà électrique après les manifestations Black Lives Matter. En pleine introspection sur le passé colonial britannique, le prince Harry a touché une corde sensible en affirmant que le racisme avait joué une « grande part » dans sa décision de quitter le Royaume-Uni avec Meghan.

Le chemin parcouru est considérable pour le second fils de Charles et Diana, qui avait fait scandale dans sa jeunesse en arborant le symbole nazi dans une soirée et en traitant un de ses camarades de « Paki ». Face à Oprah Winfrey dimanche soir, il a expliqué que sa femme métisse lui avait fait prendre conscience de ce qu'était le racisme.

 

Profils du prince britannique Harry et de son épouse Meghan Markle (Graphique, AFP).

« J'ai passé de nombreuses années (...) à faire mon propre apprentissage », a déclaré le duc de Sussex, 36 ans, soulignant qu'ayant grandi dans un milieu ultra-privilégié, il n'était « pas au courant ».

« Mais mon Dieu, ça ne prend pas très longtemps pour s'en rendre compte », a-t-il poursuivi.

Depuis les Etats-Unis, il a appelé les tabloïds britanniques qu'il a accusé à maintes reprises de racisme envers Meghan, à évoluer eux aussi.

« L'Amérique a une histoire longue et profondément tragique en matière de racisme. Mais elle le reconnait », explique Lola Adesioye, experte britannique sur les questions raciales basée à New York. « J'ai toujours le sentiment que le Royaume-Uni se fait des illusions (...) avec cette idée que le racisme n'est pas vraiment un problème au Royaume-Uni et que c'est un problème américain ». 

« Donc, quand vous entendez quelqu'un comme Meghan Markle qui est clairement une femme moderne parler des problèmes de racisme auxquels elle a été confrontée dans la famille royale (...) c'est quelque chose qui est très difficile à comprendre pour les Américains », estime-t-elle. 

Débat franc

Pour l'historien David Olusoga, auteur du livre « Black and British: A Forgotten History », les accusations lancées par le couple princier devraient conduire à « un franc débat national » sur le racisme. Mais « je crains qu'il y ait une nouvelle diabolisation de Meghan et Harry », a-t-il écrit dans le journal The Guardian. 

Il estime qu'une partie de la société britannique reste plongée dans le « déni » et incapable de s'interroger sur elle-même. 

La reine entre conciliation et fermeté, selon la presse britannique

« Branche d'olivier » ou riposte polie ? La presse britannique voit mercredi la réaction d'Elizabeth II à l'interview retentissante de son petit-fils Harry et de Meghan comme un geste de conciliation, mais aussi pour certains comme une réponse ferme marquant ses désaccords.

Plus de 36 heures après l'entretien du couple princier avec Oprah Winfrey, la reine a réagi mardi soir via un court communiqué du palais de Buckingham.

« Attristée d'apprendre à quel point ces dernières années ont été difficiles pour Harry et Meghan », la reine a affirmé prendre « très au sérieux » les accusations de racisme lancées par Meghan, une Américaine métisse, et Harry. Sa Majesté s'est engagée à les traiter « en privé » tout en soulignant que les « souvenirs peuvent varier ».

Le choix des mots retenus par la reine, « suggère que la famille n'est pas d'accord avec tout ce qu'ont affirmé les Sussex », relève mercredi le journal conservateur The Telegraph. 

Ce débat creuse un profond fossé entre ceux qui croient Meghan et d'autres qui l'accusent de vouloir se faire de la publicité.

Le Premier ministre Boris Johnson refuse de s'impliquer, sauf pour saluer le « rôle unificateur » d'Elizabeth II qui règne sur le Royaume-Uni et le Commonwealth, association de 54 pays héritée de l'empire colonial britannique dont la plupart des 2,4 milliards d'habitants ne sont pas blancs. 

Mais son gouvernement a proposé mardi une loi aggravant de trois mois à 10 ans les peines encourues pour dégradations d'un mémorial, un changement qui fait suite aux déboulonnages ou tags de statues ayant marqué les manifestations liées au mouvement Black Lives Matter l'été dernier.

A Londres, une statue de l'ancien Premier ministre Winston Churchill avait été taguée du mot « raciste », une ligne rouge pour le camp conservateur de Boris Johnson. La majorité s'est également outrée d'initiatives de la BBC ou du National Trust, qui gère plus de 500 demeures et châteaux au Royaume-Uni, visant à informer davantage le public sur le passé colonial et esclavagiste du pays.

La presse se défend

Dans le camp pro-Meghan, on dénonce un deux poids deux mesures, comparant le traitement que lui ont réservé les médias britanniques à celui accordé à sa belle-soeur Kate, épouse du prince William.

Le prince Harry a accusé de « sectarisme » la presse, en particulier les tabloïds, ce qui a provoqué une levée de boucliers de la Society of Editors, représentant les journalistes dont certains ont été poursuivis en justice par le couple princier. 

« Si les questions posées sont parfois gênantes et embarrassantes, c'est ainsi, mais la presse n'est certainement pas raciste » s'est défendue la fédération.

Un point de vue pas forcément partagé par certains dirigeants de rédactions, qui ont confié sur les réseaux sociaux avoir vu ce sectarisme à l'œuvre et ont souligné le manque de diversité raciale dans les médias. 

« Dire que la presse n'est pas raciste, c'est comme dire que la société n'est pas raciste », estime Marcus Ryder, professeur en diversité des médias à la Birmingham City University, jugeant « naïve l'idée que l’ethnie ne joue pas un rôle dans la couverture médiatique de Meghan ».


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.


Le secrétaire américain à l'Armée de terre démissionne après des mois de tension

Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
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  • Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll
  • "Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré

WASHINGTON: Le secrétaire américain à l'Armée de terre Dan Driscoll a remis sa démission, après des mois de tensions avec le ministre de la Défense Pete Hegseth, a confirmé lundi la Maison Blanche à l'AFP.

S'il est accepté, ce départ constituera le dernier bouleversement en date à la tête de l'institution, déjà secouée ces derniers mois par plusieurs mises à l'écart dont celle au printemps de son chef d'état-major, le général Randy George.

Dan Driscoll était le plus haut responsable civil de l'armée de terre depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025.

Sa démission a été révélée dans un premier temps par le Wall Street Journal en fin de journée lundi, puis reprise par plusieurs médias américains.

"Le secrétaire Driscoll s'est montré extrêmement efficace pour promouvoir le programme du président Trump (...) apportant un leadership remarquable lors d'opérations militaires historiques", a salué la Maison Blanche dans un communiqué.

Elle a jugé l'armée américaine "plus forte que jamais grâce à son travail aux côtés" de Donald Trump et du ministre de la Défense, Pete Hegseth.

Dan Driscoll a notamment été impliqué dans des négociations concernant la guerre en Ukraine, aux côtés des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

Il est un ami proche du vice-président JD Vance, dont il a été camarade de promotion à la faculté de droit de la prestigieuse université de Yale.

Ses relations avec Pete Hegseth étaient en revanche notoirement mauvaises, selon les médias américains qui bruissaient de rumeurs sur son départ depuis plusieurs mois.

Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll.

"Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré.

Ancien militaire ayant servi en Irak, Dan Driscoll s’est présenté sans succès au Congrès en 2020. Il a ensuite été conseiller dans l'équipe de campagne pour la réélection de Donald Trump en 2024.

Sa démission intervient cinq mois après l'éviction du chef d’état-major de l’Armée de terre, le général Randy George, limogé début avril.

Elle menace de facto de laisser l'armée de terre américaine sans direction civile ni militaire permanente.

Depuis l'éviction du général George, le poste de chef d'état-major de l'armée de terre est occupé par son ancien bras droit, le général Christopher LaNeve, vétéran des guerres d'Irak et d'Afghanistan désigné par Pete Hegseth pour assurer l'intérim.


Trump menace de bombarder «fort» l'Iran après de premiers échanges de frappes en un mois

Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. (AFP)
Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. (AFP)
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  • "Il y aura une réponse" et "nous allons les frapper fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News
  • Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord"

WASHINGTON: Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse.

Pour la première fois depuis fin juillet, les forces américaines ont annoncé des bombardements contre "deux lanceurs iraniens (de roquettes) sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Alors que le conflit est entré dans son septième mois et que les négociations sont au point mort, ce regain des hostilités a semé l'inquiétude sur les marchés: les cours du pétrole sont repartis en hausse, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars.

"Il y aura une réponse" et "nous allons les frapper fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News.

Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord".

En déplacement au Kirghizstan pour participer à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), il a rencontré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dont le pays joue le rôle de médiateur. Sont également attendus à ce rendez-vous les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine.

"Escalade dangereuse" 

Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), l'attaque contre Larak a été lancée après que les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de l'Iran, ont été "observés en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines" à Ormuz.

Les médias iraniens ont fait état de trois morts et sept blessés dans ces frappes.

Visée par les représailles iraniennes, la Jordanie a dit avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien. Les Emirats ont eux détecté un drone au-dessus de ses eaux territoriales, dénonçant "une escalade dangereuse".

Mais les forces armées iraniennes ont mis en garde leurs voisins régionaux contre une "riposte bien plus forte" si toute nouvelle "agression" de Washington était lancée depuis leur territoire.

Les Gardiens ont par ailleurs affirmé avoir abattu deux drones américains au-dessus du détroit d'Ormuz.

Un tanker a également été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il franchissait le détroit dans le sens de la sortie, a affirmé lundi dans la soirée l'agence maritime britannique, UKMTO.

Ces dernières semaines avaient été marquées par une accalmie dans la région, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans le secteur du détroit d'Ormuz.

Ce passage maritime par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux est au coeur du conflit, Téhéran verrouillant son passage quasi en continu depuis le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

"Protéger la circulation" 

En réponse, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens et se disent prêts "à protéger la libre circulation des échanges commerciaux", le Centcom affirmant avoir "achevé le déminage des voies de navigation internationales".

Mais lundi, la marine des Gardiens de la Révolution a affirmé qu'un "superpétrolier voyou" avait heurté deux mines navales lors d'une tentative "illégale" de franchir le détroit, ce que le Centcom a nié, dénonçant de la "désinformation".

Les négociations pour mettre fin au conflit sont dans l'impasse, alors qu'un protocole d'accord conclu mi-juin a volé en éclats le mois d'après.

Pour le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, "la solution est claire et simple: les Etats-Unis doivent respecter leurs engagements et s'en tenir" à ce qui a été signé. "Tout rentrera alors dans l'ordre".

Face à ce conflit impopulaire et à l'approche des élections de mi-mandat, l'administration Trump mise sur la "guerre économique" contre l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales.

"On va continuer à faire pression" sur Téhéran, a insisté lundi le ministre des Finances, Scott Bessent, à l'occasion d'une série de réunions aux Etats-Unis avec ses homologues des pays du G20.